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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Nos Infirmières vont-elles re-camper devant le ministère ?

 

Pour cause d'avoir perdue leur Liberté d'installation.


Depuis le 18 avril, les « dames-pique-pique » ont perdu non pas leur honneur, mais le droit d'exercer librement où ça leur chante !

C'est grave, pour cette profession d'abord, mais aussi l'ensemble des professions libérales de santé, au moment où il est question de discussions sur le même thème avec les médecins.

 

Car, une profession « libérale » repose par essence sur certain critères, dont au moins deux sont essentiels : la liberté des honoraires et la liberté d'installation.

La liberté des honoraires, déjà chichement comptée pour les médecins (elle est limitée au secteur II), est de toute façon inexistante pour les infirmières.

Maintenant, c'est leur liberté d'installation qui est remise en cause par un gouvernement et un législateur ouvertement « libéralo-keynésien de droite » vachement débonnaire et démocratique !

 

Tout est parti du débat habituel sur les déséquilibres démographiques et les déserts de santé, qui remettraient en cause l'égalité d'accès aux soins pour tous (le fameux « À chacun selon ses besoins » post marxiste-léniniste).

Plus une lecture comptable absolument technocratique...

L'accord - il s'agit d'un accord, autrement dit d'une perte de liberté conventionnellement acceptée - a été signé il y a six mois et il est désormais en vigueur. Il a été passé entre l'assurance-maladie et les syndicats d'infirmiers libéraux.

Sont-ce t'ils bien représentatifs de leur profession, au juste ?

Tout le monde était-il donc d'accord pour saborder la Liberté de leur profession « libérale et avancée » ?

Vous me direz que ça ne me regarde pas depuis que « minorité fait loi de la majorité » dans le monde syndical revu et corrigé par la LMT...

À moins que cet accord n'ait pu être arraché que contre une « revalorisation » des honoraires de 5,3 % ?


Désormais donc, dans les zones dites « sur-dotées », une infirmière ne pourra s'installer que si une autre professionnelle cesse son activité : donc plafonnement radical du nombre d'actifs dans ces régions.

Et « ticket d'entrée » à venir, comme pour les taxis parisiens (les même qui ont déchiré le rapport Attali en moins de quelques jours qu'il ne faut pour le dire) ?

Et puis la CNAM ne plaisantant pas, il faudra à l'impétrante apporter la preuve formelle qu'elle remplace un départ : en clair, la solution la plus logique sera de racheter la clientèle de la collègue partante !

Une aubaine de rentières...

 

Dans les zones dites très « sous-dotées », il y a désormais des mesures d'incitation à l'installation ou au maintien d'activité : par exemple l'assurance-maladie subventionnera l'équipement du cabinet dans la limite de 3.000 euros par an pendant trois ans avec le pognon des assurés du régime général (mais financé essentiellement à cotisations d'employeur : un peu comme si il y avait un lien direct de « subordination » interposé).

Cela aidera, par exemple, à acheter un véhicule.

Et la générosité de l'assurance-maladie ne s'arrête pas là puisqu'elle prendra aussi en charge une partie des cotisations d'allocations familiales, des fois qu'elles nous fassent des enfants dans le dos.

 

Généreuses, les infirmières ont accepté quelques autres contreparties, comme le fait de s'engager à favoriser la vaccination contre la grippe ou à suivre les patients atteints de maladies chroniques.

Et comme tout cela ne suffisait pas, une nouvelle réévaluation aura lieu en 2011 !

Quid du prix à payer ?


Une perte de liberté d'installation et aussi d'exercice, puisqu'on commence à dire à des professionnels comment ils doivent travailler et quoi faire de leurs heures de boulot, ça vaut bien ça et la promesse d'être mieux que mieux payé plus pour travailler autant, non ?

 

Ce qui est encore plus « kuku-la-praline », c'est que personne ne s'est posé la question de savoir par quel heureux hasard, médecins ou infirmières se sont installés ici plutôt que là ?

Est-ce seulement l'attrait du soleil ?

Si les professionnels y gagnent leur vie, c'est peut-être aussi qu'il y a une demande à satisfaire, sans ça ils auraient changé de métier ou de chalandise, non ?

 

C'est oublier que du point de vue « comptable-technocratique » de la pensée unique, il se trouve que là où il y a forte densité de « pro », ça entrainerait une forte densité des dépenses.

L'effet devenant la cause et non pas l'inverse.

Comme si la demande s'alignait exactement sur l'offre, comme par hasard, n'est-ce pas.

À moins de reconnaître que la demande de soins est artificiellement amplifiée par l'apparence de gratuité...

Dans cette hypothèse, le problème n'est pas l'excès de l'offre de soins, mais de l'illusion de gratuité.

Mais ce serait aller un peu trop loin pour les énarques qui ne sont pas formés à ce genre de « pensée alternative » de bon sens.

 

Pire que ça : La CNAM a-t-elle pensé, au moins une ou deux secondes, qu'avec un tarif national uniforme, on n'était effectivement pas sûr d'avoir l'installation optimale ?

On distingue bien des « plafonds de ressources » différents pour l'aide au logement en fonction de la « zone d'habitation » (idem pour les dispositifs immobiliers du type Borloo, Robien et Cie).

Mais non, on préfère encore et toujours, après avoir empêché durant des décennies les « mécanismes du marché » de fonctionner correctement en matière de soins paramédicaux, les solutions ubuesques de la « technocratie ambiante », toute dans sa logique liberticide qui cherche à singer le « marché »... mais maladroitement !

 

Le plus drôle c'est quand même, dans une zone dite « sur-dotée », le président d'un syndicat d'infirmières de se plaindre d'une concurrence exacerbée, avec parfois des pratiques « qui frisent la publicité ».

Dramatique en effet !

Ainsi, son syndicat « préserve » les libéraux de la publicité, grave atteinte à leur dignité s'il en est, mais abandonnent sans regret la liberté d'installation moyennant quelques peccadilles...

 

Bien entendu, dans les six mois qui ont séparé la signature de l'application du texte, on aura noté une progression sensible du nombre d'installations, pour profiter des derniers instants de liberté... surtout dans les zones dites « sur-dotées ».

Logique de la « rente à constituer ».

 

Un bien bel avenir radieux, car demain (2012) la même règle vaudra pour les toubibs et carabins, qui verra à terme des « soignants » se déconventionner pour maintenir en vie leurs « client-patients » !

Et ouvrir une voie royale à la médecine à « deux vitesses ».

Exactement l'inverse du but recherché.

Mais ce jour, personne n'a campé devant le ministère de la santé...

 

J'en rigole encore...

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Commenter cet article
I
Mais si !Regarde le ras le bol général face à des élections majeures mais intermédiaires...Y'a bien un moment où les institutions vont s'effondrer toutes seules...Et je serai là pour la cave.
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C
Oui mais si c'est pas avant 2017, on n'est pas bien avancé...
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I
Questions de préférence, d'ambition ou vocation, qu'en sais-je !Moi, en tout cas, c'est la cave élyséenne, uniquement.En échange de quoi, je te remets tout le monde au boulot !
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C
Vu comme ils veulent tous en faire partie, c'est que ça doit être plus attrayant que de soigner des vieux et des malades, non ?
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M
Oui, peut-être bien !
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