La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Et ça eut décoiffé !
C'était la semaine dernière, longtemps après que « l'expert et sidatologie » qu'était U Negru di San-Cloud nous l'ait ramené avec ses « sidatorium » (qui devaient parquer les sidaïques dans des « camps » tels les pestiférés) : « C'est une crise de notre mode de vie, et donc de la dégradation écologique ! » dixit le chef sur la deuze, mardi dernier !
« Toute cette agriculture industrielle aujourd'hui produit de plus en plus de folie ! »...
« Ce qu'on mange, c'est ce qu'on donne aussi aux animaux, alors si on leur donne beaucoup d'antibiotiques et tout ça, nous devenons résistants aux antibiotiques, donc c'est une chaîne infernale qui se développe »...
C'est sûr que quand on mange de la vache enragée, c'est à en devenir complètement fou !
La preuve...
Lui-même y fait allusion, d'ailleurs, au rosbif anglais d'antan !
Bon, faut absolument éviter que cet Hoax ambulant ne prospère :
1 - On n'a jamais su soigner un virus aux antibiotiques : c'est un fait avéré !
Souvenez-vous : « les antibiotiques, c'est pas automatique ! »
L'antibiotique, ça agit sur les microbes, pas sur infiniment plus petit, sans ça on aurait déjà tout gagné sur les « trithérapies » antivirales et la grippe n'existerait même plus sur la planète.
2 - On n'a jamais vu non plus un animal gavé d'antibiotique développer un virus virulent !
Fut-il Kon (et fils de Dyte).
3 - Les virus ne cessent de muter sans arrêt. C'est leur façon naturelle de s'adapter à leurs hôtes.
La grippe porcine mexicaine, qui fait fureur à l'occasion dans les hautes-sphères de l'OMS (et dans bien des neurones affaiblies), est le résultat de l'une de ces mutations.
Elle a juste donné à un virus plus dangereux que celui de la grippe avec les mêmes capacités de contamination d'homme à homme que le virus de la grippe par voie aérienne...
Mais faut bien avouer que c'est là une « stratégie » de survit biologiquement suicidaire pour le dit virus : tuer son hôte, c'est disparaître aussi.
4 - Un phénomène, à l'identique, s'était d'ailleurs produit en 1918, avec la mutation d'un autre virus également de type H1N1, ayant tué entre 50 et 100 millions de personnes, loin devant le typhus dans les Dardanelles...
Or, on n'en est pas encore là et à l'époque, faut-il souligner, ni les antibiotiques ni l'élevage industriel n'existaient !
Mais peut-être que du Kon, il se croit issu de la génération spontanée et ignore que l'humanité eût pu exister avant lui !
Logique quand on se prend pour un dieu...
5 - L'alimentation des animaux n'a strictement rien à voir avec les mutations de virus.
Et on ne peut pas choper la grippe porcine en mangeant du porc !
Tout juste peut-on en devenir « cochon » si on le mange avec les doigts...
Mais tout autant en étant végétarien, dans les mêmes conditions, à brouter de l'herbe dans les près à 4 pattes sur les bouses de vaches et les fientes des petits oiseaux !
En bref, la campagne électorale s'est ouverte à grands coups d'ânerie !
J'adore ce genre de délires.
D'abord parce que dans un peu plus d'un mois, on est appelé à remplir les urnes de la République avec nos petits bulletins de vote (de listes bloquées par région, pour un scrutin à la proportionnelle à un seul tour), ensuite parce que comme d'habitude, on va voter « contre » sans savoir pourquoi !
Que j'en fus marri de fréquenter les marchés sans même savoir qui, qui se présente à mon suffrage :
Pour les écolos, je ne sais même pas.
Pour l'UMP, je sais que c'est Barnier et Rachida Mimi...
Par contre, pour le MoDem, je sais que c'est Sarnez et Lehideux.
Avec un programme qui décoiffe sévère : « Construisons une Europe humaine » qu'ils disent !
Comme quoi, celle-là, elle était « bestiale » !
Contre l'argent roi, contre le chacun pour soi, pour un monde plus équitable, pour une Europe plus solidaire...
Marrant : Veulent-ils nous faire une Europe sans argent mais plus équitable et plus solidaire ?
Tous au RSA, c'est quasiment un discours du PCF, ça !
(Mais je n'ai pas son programme en main, ni celui de « Besace-no »...)
Chez les « soces », c'est un peu plus élaboré : ils ont un peu réfléchi au problème :
D'abord il y a Harlem et Pervenche, que ça m'en fait chaud aux doigts, comme d'une brûlure.
Ensuite ils y vont du carrément « Contre » Sarko et Barroso : Injustice, inefficacité, imprévoyance, insécurité, autoritarisme pour l'un, inégalité, insécurité, injustice, imprévoyance et insuffisance pour l'autre !
Dans l'ordre...
Et de rappeler qu'ils veulent immédiatement l'abrogation du bouclier fiscal (typiquement européen), un plan de relance « massif », une revalorisation des allocations logement (typiquement européen), des salaires et du chèque « transport » (typiquement européen), le gel de toute suppression d'emploi public et une loi anti-stock-option (typiquement européen).
Mais ils veulent aussi, avec leurs potes de l'opposition Européenne, une « stratégie européenne de croissance », un « vrai plan de relance », un « pacte de progrès social », une nouvelle réglementation des marchés financiers, une politique de « juste échange » et une harmonisation fiscale...
Blablabla !
Que là j'en rigole très fort : rien que sur la TVA, depuis 1996, on n'est pas encore foutu de se comprendre ni en taux ni en assiette ni en exonération dès qu'on franchit une frontière...
Juste pour faire rire (et rien que pour les taux, parce que les assiettes, je ne vous raconte pas !) :
Pas moins de 4 types de taux : Les super-réduit, les réduits, le normal et le « taux parking ».
Ça donne respectivement pour :
Allemagne : 0, 7, 19 et 0 ;
Autriche : 0, 10, 20 et 12 ;
Belgique : 0, 6 à 12, 21 et 12 ;
Bulgarie : 0, 7, 20 et 0 ;
Danemark : 0,0, 25 et 0 ;
Espagne : 4, 7, 16 et 0 ;
Finlande : 0, 8 à 17, 22 et 0 ;
France : 2,1, 5,5, 19,6 et 0 ;
Grèce : 4,5, 9, 19 et 0 ;
Irlande : 4,8, 13,5, 21,5 et 13,5 ;
Italie : 4, 10, 20 et 0 ;
Luxembourg : 3, 6 à 12, 15 et 12 ;
Pays-Bas : 0, 6, 19 et 0 ;
Portugal : 0, 5 à 12, 20 et 12 ;
Royaume-Uni : 0, 5, 15 et 0 ;
Suède : 0, 6 à 12, 25 et 0 ;
Chypre : 0, 5 à 8, 15 et 0 ;
Estonie : 0, 5, 18 et 0 ;
Hongrie : 0, 5, 20 et 0 ;
Lettonie : 0, 10, 21 et 0 ;
Lituanie : 0, 5 à 9, 19 et 0 ;
Malte : 0, 5, 18 et 0 ;
Pologne : 3, 7, 22 et 0 ;
République slovaque : 0, 10, 19 et 0 ;
République tchèque : 0, 9, 19 et 0 ;
Roumanie : 0, 9, 19 et 0 ;
Slovénie : 0, 8,5, 20 et 0.
Comme quoi, il reste du boulot !...
Alors que la bonne question, en matière d'élection Européenne, ça reste de savoir quels loosers on envoie, qui vont siéger assidûment durant les 15 premiers jours puis, se faire remplacer par le suppléant quand ils n'ont pas besoin de fric à titre personnel (quoiqu'avec la règle des cumuls... enfin passons !).
Pour faire quoi ? Pour élire le Président de l'Assemblée, nommer les quelques vice-présidents et surtout, surtout, élire le prochain président de la Commission qui ira à Bruxelles diriger la petite cité des « eurocrates », pas très loin de l'Atomium et du siège de l'Otan !
Mais là, black-out total sur les impétrants.
Autrement dit, nous voilà à devoir voter « mandat en blanc » !
Pas banal la « Gauloisie des lumières »...