La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Un anonyme m'envoie ce courriel :
Que je n'ai pas pu vérifier... Et pourtant, ça date !
« La nouvelle avait perturbé les ondes.
Un chroniqueur horticole courageux s'insurgeait, sur France Inter, de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du 1er juillet 2006), qui l'empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons.
Interdit de dire que l'eau chaude est un bon désherbant pour les allées.
Interdit de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux.
Interdit de donner la recette séculaire d'un extrait d'ortie, appelé purin !
L'information paraissait si énorme que personne n'y a cru !
L'interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d'en parler, est un délit assorti d'une peine de 2 ans de prison et de 75.000 € d'amende !
Or, le 31 août 2006, les services de la Répression des Fraudes et les services de la Protection des Végétaux (la police des plantes !) seraient intervenus chez Eric Petiot, paysagiste, formateur et coauteur de l'ouvrage « Purin d'Orties et Compagnie ».
Au cours de cette inspection (qui a eu lieu de 10h à 16h sur place), plusieurs documents ont été saisis (papier et numérique).
Éric Petiot s'est alors vu signifier une interdiction d'enseigner les recettes de produits naturels non homologués et même de ramasser des plantes sauvages lors de ses stages de formation.
Je ne sais pas vous, mais moi j'adore quand un technocrate, obéissant et au service du bien-être commun, une main sur la Loi, une autre sur le formulaire de Procès-verbal, laborieux prolétaire du service de l'Intérêt Général, commence à expliquer à un « cul-terreux », porteurs d'une culture et de « savoir-faire » plurimillénaires, comment il doit fertiliser, non pas sa femme - mais ça viendra bientôt j'en suis sûr - mais la Terre nourricière, je me marre !
Perso, j'ai un « cousin » qui en a fini par arracher sa vigne et un autre qui en ferme son restaurant, tous les deux à en prendre le risque de devenir Rmiste dans quelques années, alors qu'ils participaient, l'un et l'autre, à la « Création de valeur » nationale et à rendre si chaleureux ce pays que j'aime tant !
C'est magnifique, les « hommes de papier »...
Faudra quand même songer un jour à réduire la portée de la puissance publique, son domaine de compétences qui enfle, qui enfle, qui enfle jusqu'à la démesure...