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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Ce soir, la démission de « Bling-bling » !

 

Scoop de première minute !

 

On serre les fesses : « Gay-no » vient de m'appeler au téléphone, complètement affolé, avant mâtine : « Sarko 1er » vient de lui coller sa démission !

Il l'annoncera ce soir dans une courte intervention télévisée en « prime time » qui devrait être enregistrée dans la matinée !

 

Et il voulait que j'intervienne : « Pas question d'avoir le pied nickelé de Pédégé du Sénat rue du Faubourg Saint-honoré ! Il pourrait y prendre goût ! »

 

Mais, il est fou ce gars-là, pensai-je dans ma tête à moi !

En plus, on ne se connaît ni des dents ni des lèvres (Pardon : ni d'Adam ni d'Ève), pour n'avoir élevé aucun cochon ensemble ni même avoir gardé le moindre veau tous les deux !

À mon avis, il s'est trompé en composant le numéro de mon portable...

 

Et le voilà qui me livre le contenu du message que je prends à la volée en « sténo perso », une main pour fermer le peignoir sur ma nudité extirpée de dessous la douche chaude, une autre tenant le feutre du « tableau à messages » dans la cuisine, alors que le café coulait dans son filtre !

Il m'en manque des bouts. Excusez, mais le « tableau à messages » n'est pas très grand et j'ai du mal à me relire...


« Françaises, Français, chers compatriotes,

 

Ma deuxième année de mandat va bientôt s'achever.

Et hier soir, j'ai fait le bilan des 684 derniers jours pendant lesquels j'ai été votre Président.

 

Les événements graves qui se sont déroulés durant cette période, qui transforment profondément notre environnement mondial, la crise financière, mais tout autant les décisions que j'ai prises et qui ont transformé durablement notre pays, je les assume pleinement.

Mais je me suis aussi rendu compte que les Français sont d'éternels insatisfaits et que, quoi qu'on fasse pour vous tous, il y a toujours 50 % de mécontents, beaucoup plus actuellement, et que le reste n'est pas non plus satisfait.

J'ai, parfois un peu, dérapé il est vrai, mais j'ai d'abord voulu faire entrer notre pays dans la modernité.

 

Hier soir, n'étant vraiment pas satisfait de vos comportements et remontrances, Carla et moi, avons décidé de vous offrir le plus beau cadeau que vous semblez appeler de tous vos vœux.

Je vous présente ici même, ce soir même, ma démission de Président de la République Française, et j'ai décidé de partir au bout du monde avec Carla et toute ma petite famille recomposée.

Que ça vous déplaise ou non, ce sera avec notre côté « bling-bling » qui vous a fait tellement rigoler, ma Breitling à 58.000 Euros, ma collection de sous-vêtements en soie et griffés, les petits cadeaux reçus ici et ailleurs, ma retraite que vous continuerez d'assumer, et tout le reste...

 

J'ai vendu mon superbe appartement de Neuilly que vous aimeriez tous bien posséder. Carla vend son loft pourtout autant luxueux et confortable d'Auteuil et nous allons vivre le parfait amour à deux, avec l'argent qu'ils nous rapporteront, ses droits d'auteur ainsi que mes retraites que je vais toucher de toutes mes précédentes fonctions en plus des quelques conférences que je donnerai ici ou là.

Nous bronzerons nos beaux corps enviables de nouveaux riches sur les yachts de Vincent [NDA : Bolloré] et d'autres qui me doivent bien ça tellement ils ont pu s'en mettre plein les poches sous mon règne !

Nous irons visiter à nouveau les pyramides, en compagnie de notre ami le roi du Maroc, les pays profonds du continent de mes cousins américains, les îles du Pacifique, Sumatra et l'Océan indien et surtout, surtout vous arrêterez de me faire chier avec vos éternelles jérémiades !

La paix amplement méritée, enfin !

 

Je n'aurai plus à m'occuper de tous ces connards d'étudiants encapuchonnés et toujours prêts à casser du CRS ou du ministre de l'éducation, ni de ces chercheurs qui ne trouvent jamais rien malgré tout le pognon que vous leur versez sans compter depuis tant d'années.

 

Je n'aurai plus à serrer la paluche de tous ces guignols de syndicalistes de merde qui font chier tout le monde avec leurs grèves à répétition, malgré leur seulement 7 % de syndiqués et qui croient, en plus, qu'ils ont la solution à tous les problèmes actuels mais qui refusent pourtant de participer, au nom d'un sectarisme archaïque qui laisse le pays sans le sou, à la rénovation que j'ai voulu entreprendre pour vous.

 

Je ne verrai plus les tronches de cake de socialistes toujours prêts à défendre les sans-abris mais qui, eux, les pauvres-gens, habitent Place des Vosges ou dans les quartiers hors de prix de la capitale et envoient leurs gosses dans les écoles cathos alors qu'ils militent pour la laïcité.

 

Je n'aurai plus à m'emmerder avec des Chinois constipés par leur riz au lait mélaminé, avec les Géorgiens, les Palestiniens et les tribus d'Afrique qui n'en finissent pas de se servir des armes qu'ils ont acheté en contrebande avec l'argent sale de tous les trafics existants pendant que vous fermiez les yeux sur les paradis fiscaux.

 

Fini, de me laisser emmerder par tous ces soi-disant « penseurs » qui veulent vous faire croire que le pays est une dictature, un pays où la police est partout présente et prête à casser de l'immigré un peu basané, mais qui gueulent après l'absence de flics dès qu'on touche à leur bagnole ou au portable de leurs gamins.

 

Fini pour moi, les grèves de la SNCF et de la RATP, déclenchées pour une minute de travail en plus, payée double qui plus est, pour un « crachat de trop », mais dont les salariés voyagent gratuitement sur toutes les lignes à longueur d'année et de vacances, et n'interviennent surtout pas quand des fliquesses se font violer dans leur chariots par des soudards sans vergogne.

 

Terminé, les journalistes qui passent leur temps à critiquer mon train de vie, qui louchent sur la croupe de Carla, qui la mate sous toutes les coutures en s'imaginant la façon dont ils pourraient la grimper à chacun de ses sourires, et qui voudraient bien avoir la même dans leur lit, en plus de mes montres, costumes, cravates et autres chaussures à talonnette qui sied si bien à mon auguste allure, et qui se sentent si heureux que je les emmène se balader aux quatre coins de la planète aux frais du contribuable.

 

Parce que je pars !

Oui je pars, je m'casse !

Et je vous laisse dans la merde que vous avez-vous-même chiée durant des années et dans laquelle vous prenez un malin plaisir à vous y vautrer !

 

Débrouillez vous avec Martine, Olivier, la CGT, la Fédération des parents d'élèves, les heures sup', le chômage, la retraite à 55 ans, le sida, EDF-GDF, la Tepa, le Dalaï-Lama, BHL, Benoît XVI, le port de la kippa ou du tchador et même Fabius, et tant pis pour Nicolas Canteloup et Laurent Ruquier et quelques amis que vous enviez trop parce que vous n'avez pas leurs talents.

 

Arrangez-vous avec la hausse du pétrole qui va vous pourrir la vie cet été quand vous irez polluer les autoroutes et les plages de méditerranée, avec la récession qui est déjà là et que vous ne voyez même pas !

Vous qui avez voulu être plus malins que les autres et cru que vous alliez placer votre argent mieux que votre voisin de palier, et qui aujourd'hui demandez même à l'État de prendre en charge vos pertes en les déduisant de vos impôts, comme si votre propre incurie était de sa faute, vous vous démerdrez désormais sans moi !

 

Demandez plutôt aux socialistes, demandez à Ségolène [NDA : Royal], Madame « je-sais-tout-sur-tout-et-je-vous-offrirais-la-plus-belle-vie-si-vous-votez-pour-moi-bonjour » et ses « Désirs d'Avenir» définitivement embourbée dans un passé sans espoir de retour de vous sortir de là : ce sera sans moi, de toute façon !

 

Demandez-leur de vous faire travailler moins pour gagner plus, histoire de rire !

Demandez-leur de rétablir enfin la démocratie dans notre « infernale » dictature, juste histoire de voir ce qui en sortira !

Demandez-leur de combler vos fins de mois difficiles et qui vont l'être encore plus !

De vous payer vos prochaines vacances en Martinique ou en Guadeloupe (tiens, je les avais oubliés, les « ultra-marins-assistés » auxquels il faut rajouter les dé-mayotés des tropiques), histoire d'aller leur en foutre plein la vue !

Demandez-leur de piquer leur argent aux riches, histoire de vous répartir le butin de vos méfaits pour soi-disant le donner aux pauvres que vous êtes forcément !

Vous voulez devenir « riches », de cette façon-là ? Mais plus pauvre encore que vous, plus assisté encore que vous, plus misérable encore que vous vous le piqueront à leur tour et ainsi de suite !

 

Et quand tout le monde sera pauvre, ruiné par vos lubies et exactions, que vous en serez à vous battre pour quelques morceaux de racines piquées dans les jardins publics, moi je serai loin et je serai H.E.U.R.E.U.X à niquer Carla matin midi et soir, qui ne demande que ça en plus, mais sans vous, sans le téléphone qui sonne à tout bout de champ, provoquant nos coïts interrompus même en pleine nuit, ce qu'elle déteste plus que tout alors-même que je m'échine à lui faire l'enfant qu'elle veut de moi !

Vous qui avez souhaité mon départ avec tant de ferveur, vous l'avez enfin : je pars, je m'casse, loin de vous tous, tête haute, et l'esprit serein du devoir accompli en vous laissant dans vos absurdités de primates primaires, beuglant et aveugles que vous êtes finalement tous.

 

Chers compatriotes, ce soir, après moi le déluge !

Vous l'avez bien cherché ? Eh bien vous l'avez enfin !

Et alors qu'on n'y revienne pas : je ne vous fais pas du Jospin !

Je n'ai aucun regret : ma décision et prise et c'est vous qui le regretterez, vous verrez ! »

 

 

« Bon et alors ? » fis-je à mon interlocuteur « Que voulez-vous que je vous dise ? Un de perdu dix de retrouvés ? »

 

C'est que ça l'a fâché tout rouge, le « Conseiller spécial omnipotent ».

Bien sûr que c'était une catastrophe pour son plan de carrière : même pas eu le temps de se faire bombarder au chaud dans une ambassade oubliée !

Il ne pourra plus payer les quelques flagorneries sonnantes et trébuchantes quotidiennes à sa belle qui demandera certainement le divorce. Il ne pourra plus manger à l'œil, parcourir le monde aux côtés de son maître, se faire livrer des chocolats fins par l'intendance de l'Élysée !

Et horreur, il pourrait même finir comme « Vil-pain », son lointain prédécesseur...

Le drame !

 

J'ai fini par lâcher : « Envoyez-moi un CV et une lettre de motivation ! J'ai un pote qui travaille au FSB. Peut-être qu'en demandant l'asile politique, ça peut passer et ils vous recaseront d'une façon ou d'une autre ! » et j'ai raccroché !

Je commençais à peler de froid tout trempé que j'étais dans mon peignoir, pas essoré de ma douche matinale !

 

Je vous tiens au courant si je vois passer un motard qui m'apporte son CV.
En attendant, tenez-vous prêt pour ce soir à la téloche : vous me raconterez demain ! 

 

 

PS : Merci à Jacques H.

Qui lui-même s'est probablement inspiré de ce post-là !

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I
@ Momo : Je vioudrai bien voir ça !C'est vraiment n'importe quoi ce que tu racontes !
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M
@ Cindy : ne fantasme pas trop !InfrEE ne prend plus l'avion parce qu'on lui fait payer 2 sièges et une surcharge comme pour les bagages !
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C
Mimi ton site, "tailleS-crayon" !Si !
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C
Et bien moi j'ai été bluffée !Superbe, on s'y serait cru !InfrEE en peignoir, nu dégoulinant au téléphone, trop drôle !Dommage que ce fut un poisson d'avril : je croyai_s que tu ne te lavais jamais !Tu l'as dit l'autre fois : on reste crade si ça ne dérange personne !Je l'ai lu !
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L
C'est comme ça qu'il faut l'entendre !
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