Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

Évaluation, le mot qui fait peur


Surtout à l'Éducation nationale.

 

Trois des quatre organisations représentatives (SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT) avait appelé les maîtres à « ne rendre compte que des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée » des tests d'évaluation en français et mathématiques des élèves de CM2 cette année !

Et à « ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés des exercices effectivement passés ».

 

Le ministre Xavier Darcos est alors intervenu en réponse à ces incitations dans le cadre de ses vœux du début d'année : « Je veux dire avec la plus grande fermeté que rien ne justifie que l'on cherche à faire échouer ces évaluations voire, pire encore, que l'on se refuse à les faire passer à ses élèves ou à en communiquer les résultats aux parents. »

 

Certains instituteurs ont tout de même décidé de ne pas faire passer les tests de CM2, de ne pas faire remonter les résultats au ministère de l'Éducation et se déchaînent sur la blogosphère.

La crainte qui motive ce refus serait que ces données puissent servir à une évaluation potentielle des enseignants ou des établissements.

Voire un éventuel classement des établissements en ligne sur internet terrorise les enseignants.

Vers une mise en concurrence des écoles entre elles...

 

Derrière la notion d'évaluation, se profilent pour les pourfendeurs des tests en CM2 les notions honnies de comparaison et de concurrence.

La preuve, voici ce qu'en dit un communiqué du SNUipp-FSU : « Contrairement à ce que le ministre de l'Education nationale avait annoncé, le nouveau système d'évaluation prévoit une mise en concurrence des écoles. » et plus loin : « Cette publication provoquerait en outre une concurrence entre écoles et introduirait une logique de marché dont les conséquences seraient défavorables à l'ensemble des élèves. Elle remettrait en cause un des fondements de l'école publique. »

 

Pas question de donner quelque information que ce soit qui permette ensuite aux parents d'élèves d'être mieux informés sur les résultats des écoles.

Du coup, si en 3ème avec le BEPC, et en Première et Terminale avec le Bac, les résultats dont s'empare régulièrement la presse ne peuvent être camouflés, les écoles primaires ne sont quasiment pas évaluées. D'autant plus que, depuis 20 ans, le ministère de l'Éducation nationale est confronté à une grève administrative larvée des établissements du primaire.

 

Déjà, la suppression de la carte scolaire, très belle avancée vers la liberté de choix pour la scolarité des enfants, allait à l'encontre d'une clientèle captive (monopole oblige) et avait rencontré l'opposition des syndicats.

Le découpage avorté des matières en modules facultatifs en classe de seconde, établi dans le sens de la responsabilisation des élèves et des parents, a aussi déclenché récemment la colère des professeurs.

Ces derniers savent bien que, si leurs enseignements sont réputés comme faibles, leurs cours optionnels seront désertés.

Bien des parents font déjà bien prendre des « options » exotiques à leurs gamins rien que pour leur faire avoir accès à des lycées prestigieux...

 

Derrière ces refus se cache la carence de toute évaluation réelle des professeurs dont la carrière n'évolue toujours qu'à l'ancienneté ou au diplôme et non au mérite.

La dernière rebuffade en date des enseignants et de leurs syndicats contre toute tentative d'évaluation est celle des tests de CM2.

Même si sont avancés par les syndicats d'enseignants des problèmes de façade tels celui du codage des corrections ou celui du manque de temps avant les tests pour revoir l'ensemble des notions impliquées, force est de constater que nombre d'instituteurs sont prêts à amputer leurs revenus de 400 euros de prime plutôt que de risquer d'être évalués !

 

Ce qui s'appelle aller à contre courant de l'histoire car évaluation et concurrence ne manqueront pas de devenir la règle dans les prochaines années car ce sont non seulement des outils essentiels du développement des enseignants et, mais les parents d'élèves en sont de plus demandeurs.

Quel est le parent qui ne soutiendrait pas son gamin qui a du mal dans telle ou telle matière ?

Quitte à manger des « patates » et des « pâtes'beurre » sans le beurre quelques semaines...

 

Ce que tous ces enseignants si précieux à nos chères têtes blondes ne comprendront jamais, c'est que justement la « compétition », si on n'y est pas préparé, de toute façon le jour où elle se présente, elle en devient insurmontable.

S'en souviennent-ils, eux qui ont soi-disant fourni tant d'effort pour intégrer les IUFM ?

N'est-ce pas là la négation de leurs propres motivations premières en abordant ce métier ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Beuh même pas !<br /> Je suis partageur !
Répondre
M
Avec tout ce que tu as en cave ?Faut que tu pilles aussi la cotisation d'autrui ?
Répondre
L
Bé oui, mais de quoi me payer un gorgeons de 25 ans d'âge quand j'y suis : Déjà pas mal non ?
Répondre
M
Nul, ton CA à la gomme !
Répondre
L
Avant fin mars, au plus tard fin avril : faut aussi rendre les comptes et les approuver !Gag : au moins 75 euros, le budget !
Répondre