La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Bachar el-Assad à Paris !
Mais si ! Et pas n'importe quand : à l'occasion d'un sommet de l'UPM (et non pas UMP) Union Pour la Méditerranée, tenu en ville la veille.... à Paris soi-même, la ville de parigots, le 14 juillet 2008, fête nationale unique au monde (puisque j'y étais...) !
Sommet qui n'a même pas accouché d'une souris !
Même pas la trace d'un pet plus de 6 mois plus tard.
On rappelle qu'à l'origine, il s'agit d'une fête populaire, puis de « réjouissances militaires » depuis sous le directoire pour finir par perdre de son importance sous Napoléon (le « cousin », celui qui a réussi).
Il faut attendre le 28 juin 1880 (et le décret du 6 juillet) pour que l'antique « fête de la Fédération » deviennent fête nationale et militaire.
Il s'agit en fait de montrer le redressement militaire d'une France épuisée par la défaite de 1870 (du neveu du « cousin ») et la répression sanglante de la Commune !
Le défilé a lieu sur l'hippodrome de Longchamp.
En 1919 (je m'en souviens très bien), le défilé déménage sur les Champs-Élysées : c'est le défilé de la victoire avec à la tête des troupes, les trois maréchaux vainqueurs à cheval, Joffre, Foch et Pétain accompagnés par des vétérans de tous les alliés, passant sous l'Arc de Triomphe (qui ne devient la sépulture du soldat inconnu qu'en 1921).
En 1939, on a d'ailleurs réinvité des anglais...
Interruption de 1940 à 1945 (sauf sous l'uniforme « vert-de-gris », mais ça ne vaut pas, pensez ! Et puis ça défile à Londres en 42 avec les futurs membres du commando Kieffer) et déménagement à la Bastille en 1945.
Premier invité d'honneur, en 1946 : Hô Chi Minh, le « bienfaiteur de l'humanité » venu tailler la bavette à la conférence de Fontainebleau...
Vous connaissez la suite !
« Giskard à la barre » le « libéral avancé » que le monde entier nous envie, ballade le défilé sous son règne entre Bastille et République en 1974, sur le Cours de Vincennes en 1975, pour un retour sur « les Champs » l'année suivante, en 1978 et 1980, avec un détour à l'École militaire en 77 et en 1976, et un trajet République/Bastille...
À force, il en a perdu le chemin de son « château » de la rue du faubourg Saint-honoré.
Notons que les invités d'honneur n'ont pas seulement leur place dans la tribune d'honneur : En 1994, c'est l'Eurocorps qui défile.
En 1999, la royale garde marocaine (en présence du roi du Maroc, le père de l'actuel, Hassan II).
En 2002, les cadets de Westpoint, (mes potes ricains) en 2004, centième anniversaire de l'Entente cordiale, carrément la Fanfare des « Royal Marines », le « House Cavalery Mounted Regiment », les « Grenadiers Guards », le « Royal Horse Artillery » (un véritable feu d'artifice !) se promènent sur la large avenue, la plus belle du monde à ce qu'on dit (je ne sais pas : j'en connais beaucoup mais pas toutes), survolés par les « Red Arrows », la patrouille de France aérienne de la RAF.
Bref, que des gens bien !
En 2005, devant Lula, c'est au tour des Cadets de « l'Académie militaires » des « Flèches noires » et la fanfare martiale du « Corps des fusiliers marins » brésiliens qui défilent devant leur Président, survolé par « l'Escadrille de la fumée », en clôture... l'équivalent des Blues Angel de l'US Navy !
Apothéose en 2007 : Les 27 pays de l'Union Européenne avaient chacun envoyé un détachement pour venir saluer Barroso et Socrates, l'un président de la Commission européenne et l'autre, premier ministre portugais dont le pays assurait la présidence de la même nation entité politique européenne.
Du grand art, sauf que c'était aussi le centième anniversaire du premier vol d'un hélicoptère et à que l'on devait assister à un ballet des 100 machines, issues de tous les corps militaires du pays y compris les gens d'arme gendarmes dont pas la moitié n'a réussi à prendre l'air !
Le gag...
Quoi de mieux que se faire le même en 2008, en pleine période de présidence française de l'Europe (sans doute la dernière avant longtemps) et que de renouveler l'exploit en invitant... des non-européens « méditerranéo-pas-slaves » ?
Pan, dans le 1.000 ! Assad (le tortionnaire du Liban), Moubarak le petit père d'Égypte, Ben Ali le démocrate tunisien, le fils à papa du Maroc, le commandeur des croyants, 50 en tout avec les 27 européens qui vont se taper la cloche devant le bon peuple parigot ébahi et d'autres terres découvertes à marée basse médusées !
Un vrai rêve !
Et pourquoi pas « Bubush », l'Aga Khan et la reine d'Angleterre, voire Medvedev ?
Où l'iranien, l'afghan, le pakistanais, le chinois et le Dalaï-lama, tant qu'on y est, dans la grande fraternité des peuples du monde qui s'aiment tant !
Eh bin patatras ! Kadhafi nous jette du « Nous ne sommes ni affamés, ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os », voyant dans cette invitation hâtive, lui le grand ami de « Bling-bling » et d'Areva, le bidouilleur de neutrons lourds et autres déchets radio très actifs, réunis soi-même, un « appât » qui virerait à « une sorte d'humiliation », en pleine tronche de tous les gaulois intempestifs et fraternels !
Moi, j'adore ! Confondre ses alliés historiques et naturels (quoique...) avec des bédouins belliqueux et pas du tout velléitaires (car il faut se rappeler du Ténéré, des victimes du zinc de l'UTA et tant d'autres choses) du « guide » majestueux, je trouve cela formidable !
Il n'en rate pas une, « Le guide » des gaulois !
Mais alors, pas une !
Juste le temps de métaboliser les restes du buffet de la « garden-party » élyséenne, et vous verrez qu'il enfilera ses bottes de 7 lieues pour aller en palucher 5 (des doigts) à Pékin et se féliciter des avancées de la paix dans le monde et rendre ainsi hommage aux efforts de dialogues !
D'ailleurs, sur le retour, il nous a fait son show en Géorgie... à sauver le monde !
J'admire !
Pas vous ?