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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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BESANCENOT !

 

 

L'homme qui mérite d'être mieux connu...

 

L'image du trotskiste préféré des Français est celle d'un postier « cool et sympa », « jeune et dynamique », certains ajoutent presque, du « gendre idéal ».

Même s'il s'est déjà casé auprès d'une brillante avocate du barreau des Parigots...

 

Certes, il est un peu excité, mais il va sur le terrain défendre les travailleurs et s'oppose avec plus de force que le PS à la politique « ultralibérale » de « Bling-bling », notre « Ô combien vénéré Président » !

Voilà qui est sympathique.

 

Au moment où tout le monde parle de « refonder le capitalisme », transformer son parti en parti anticapitaliste ne choque même plus personne.

Reconnaissons qu'il est bien plus « vendeur » qu'Alain (Krivine) son parrain ou même qu'Arlette (Laguiller) vieillissante, et il est plus présentable qu'un « Stal authentique » (stalinien) de la grande et belle époque.

 

Dans une longue interview d'Olivier publiée par l'Express, l'image est « rectifiée », car ils ont pu amener le charmant garçon sur le terrain du paradis futur qu'il propose.

 

Déjà, dans une précédente interview, à propos d'Action Directe et de ses terroristes, l'Express l'avait poussé dans ses retranchements pour évoquer la Révolution, la vraie la grande la belle, celle des jours meilleurs pour l'espèce humaine, comme voie d'accès au pouvoir.

Mais que faire après la révolution ?

Quelle société pour les lendemains qui chanteront ?

 

Olivier commence par rester sur le terrain des « luttes » en critiquant le PS (il dénonce la « social-libéralisation du parti »)

Il n'a pas tort : la sociale-démocratouille de la gauche « bobo des beaux quartiers », ce n'est pas mon kif à moi non plus.

« Si le PS était au pouvoir, face à la crise actuelle, il renflouerait à coups de deniers publics les banques. Pas nous. ».

Ah, les « soces »... Tout un poème !

 

Mais alors que veut-il ? « Nous, nous défendons une autre orientation que celle du PS : augmentation de 300 euros nets pour tous, interdiction des licenciements, un service public bancaire ».

Voilà qui fait réfléchir jusqu'à « Bling-bling », pas très heureux de devoir subventionner - avec de l'argent qu'il na pas encore - les majors du Cac 40 bancaire, plus Renault du « génial Carlos de chez Nissan » qui est en train de se planter avec ses « tas de boue sur roulette » à pas moins de 9.990 € qu'il n'arrive pas à vendre, juste pour assurer le paiement des dividendes méritoires des actionnaires-épargnants !

 

Voilà qui va peut-être faire aussi réfléchir les Français : dans la mondialisation, combien d'entreprises feront faillite avec 300 euros de hausse des salaires par mois pour tous ?

Combien fermeront-elles leurs portes faute de pouvoir licencier ?

 

Et qui veut d'un service public bancaire aussi efficace que tous nos services publics « que le monde entier nous envie », mais dont personne ne veut ?

 

Entrons dans les détails : « Plutôt que de nationaliser les banques privées, nous proposons d'unifier toutes les banques, publiques et privées, en un seul service bancaire qui aurait le monopole du crédit. Il serait placé non pas sous le contrôle du gouvernement (...) mais sous celui des salariés et des consommateurs. Cela suppose d'ôter le pouvoir exorbitant qu'ont les banquiers sur l'économie et de contrôler les circuits de capitaux au sein du système bancaire. C'est pourquoi nous réclamons la levée des secrets bancaire, commercial, industriel, pour savoir où va l'argent ; c'est pourquoi nous sommes pour la fin de l'indépendance de la Banque centrale européenne ».

M... ! (étron, quoi !) Et comment je vais faire pour cavaler d'un découvert à un autre, moi ?

 

Tout cela est naturellement très novateur : un monopole bancaire sous le contrôle du peuple (donc de son « avant-garde de sous-prolétaire éclairée », le parti des guides) cela vient de sortir !

Plus la peine d'avoir fait l'ENA ou Polytechnique pour devenir gouverneur de banque !

 

La levée de tous les « secrets », c'est aussi excellent pour attirer des capitaux étrangers ; et le contrôle des circuits de capitaux, c'est très bon pour relancer l'initiative économique, comme vous ne le saviez pas jusque-là, ignares que vous fûtes tous !

 

« Il n'y a pas, d'un coté, le gentil capitalisme industriel, et, de l'autre, le méchant capitalisme financier. Pour nous, la financiarisation de l'économie est une maladie congénitale de l'économie de marché. Elle a une histoire inextricable de celle du capitalisme industriel, puisque le carburant du système est le profit. La seule régulation qui vaille est de mettre fin à l'économie de marché ».

J'adore !

 

Voilà qui est clair : mettre fin au marché, rompre avec le capitalisme, voilà qui nous ramène plus de trente ans en arrière, au temps glorieux de feu le « programme commun » où la gauche était encore fascinée par Tonton Georges Marchais (C'est un scandale, Kamarade !) et par l'URSS.

 

Quels mots pour décrire son « modèle de société » appelé à de grandes universalités : « Socialisme du XXIème siècle, éco-socialisme, autogestion libertaire, communisme démocratique : ce pourrait être une de ces appellations, mais la dénomination du parti ne doit pas nous diviser, puisque nous avons des origines diverses. Anticapitalisme, c'est peut-être négatif, mais cela a le mérite d'être clair ».

Bé oui, en effet.

 

Bien sûr « nous conservons aussi l'internationalisme en tant que socle de notre projet ».

Ah ? Ne risquent-ils pas l'isolement total, hormis Kim Jong Il et Castro père et frère ?

 

Le « prolétaires de tous les pays, unissez-vous » n'est plus très loin.

Sauf qu'il n'y a plus de prolétaires, même pas sur les quais de Marseille : ceux-là regardent d'autres décharger les cargo-citernes de gaz algérien par d'autres... sous-prolétaires !

 

Tout cela fleure si bon le XIXème siècle et on sait où cela nous a conduits au XXème.

 

Encore une remarque pertinente à propos des terroristes saboteurs de trains : « Les vrais saboteurs des trains : le libéralisme et les politiques européennes ».

Décidemment, il faut faire lire Besancenot à tous les Français : c'est très rafraîchissant, tellement d'ailleurs, qu'il en donne froid dans le dos.

 

VCRM

I² : Bon je prends ça, sur tes conseils, mais pour  cet été caniculaire sur mes plages de Corsica-Bella-Tchi-tchi... comme parasol !

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Commenter cet article
I
Elle ne démontrera rien !D'abord parce qu'elle ne te connais pas (au moins de ce que j'en lis),Ensuite parce que tu prends le risque qu'elle aît raison...J'imagine déjà ta tronche !Et la fortune que tu vas dilapider chez tous les psy de la planète face à cette découverte.Laisse tomber, te dis-je !
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M
C'est insultant !Je ne suis pas cinglé, ou alors il faut qu'elle le démontre !Non mais n'importe quoi.
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C
Cinglé...Faute de frappe, une de plus.<br /> Ma Liberté... Pffff !
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I
Les congelés ?Ou les cinglés ?Tes choix te regardent : c'est notre petite part de Liberté qu'on ne vient pas encore réglementer...Mais t'en fais pas, au fil du temps, cet espace de liberté s'amenuise tous les jours !
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C
Pas besoin de ton Momo !Les conglés et les obsédés... plus mon truc !Quant à mes choix, manifestement, ils ne sont pas tous bien fondés.La preuve.
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