Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ

 

 

La Légion d'honneur !

 

S'agit-il d'un vrai titre de noblesse dans une république ?

Le 29 floréal an X (19 mai 1802), est promulguée la loi portant création et organisation de la Légion d'honneur par le « cousin » (celui qui a réussi), après avoir été adoptée par le Corps législatif par 166 voix sur 276 votants.

Le nouvel ordre, dû à l'initiative du Premier Consul Bonaparte, se voulait un « corps d'élite » destiné à réunir le courage des militaires aux talents des civils, formant ainsi la base d'une nouvelle société au service de la Nation.

 

Le 14 floréal an X (4 mai 1802), Bonaparte déclarait au Conseil d'État (alors conseil juridique de l'État et pas encore « Haute juridiction » administrative) : « Si l'on distinguait les hommes en militaires ou en civils, on établirait deux Ordres tandis qu'il n'y a qu'une Nation. Si l'on ne décernait des honneurs qu'aux militaires, cette préférence serait encore pire car, alors, la Nation ne serait plus rien ».

 

Il élargissait donc à tous les citoyens le principe des décorations nationales établi dans l'article 87 de la Constitution de l'an VIII et réservées « aux guerriers ayant rendu des services éclatants en combattant pour la République ».

Il était composé de quatre grades (légionnaire, officier, commandant, grand officier).

 

La dignité de grand aigle ou grande décoration ne fut créée qu'en 1805 (30 janvier).

Hors action d'éclat, une durée de services de vingt-cinq ans était requise tant pour les services militaires en temps de paix, ainsi que pour les fonctions civiles.

Les titulaires de la Légion d'honneur, après réception d'une lettre d'avis, devaient prêter serment à la République, puis, à l'Empereur.

 

Le 15 juillet 1804 l'Empereur procéda à la première distribution de la Légion d'honneur dans la chapelle des Invalides au cours d'une fastueuse cérémonie officielle, la première de l'Empire.

Napoléon, entouré des grands dignitaires de l'État, reçut le serment des grands officiers de la Légion d'honneur puis de toute l'assemblée des membres de l'ordre : maréchaux, invalides et soldats mais aussi savants, écrivains et artistes !

 

Si dans son premier siècle d'existence l'ordre de la Légion d'honneur était resté assez fermé au domaine civil, le XXème siècle voit s'étendre la diversité des activités récompensées ; l'ordre est ainsi devenu une institution ouverte et représentative de l'élite vivante d'un pays moderne. 

En 1962, la Légion d'honneur comptait plus de 300.000 membres.

Alors que la France retrouvait le temps de paix, le général de Gaulle estima qu'il convenait d'arrêter cette progression qu'il jugeait dangereuse pour le prestige de l'institution.

Il fixa dans le code de la Légion d'honneur un objectif à atteindre pour la fin du XXème siècle : 125.000 membres et pas plus !

 

Dans la culture chinoise impériale, et ce jusqu'à la fin de la dynastie Qing (finissant en 1911), les lettres et administrateurs chinois ainsi que les officiers militaires utilisaient une variété de codes visible pour distinguer leur rang et position.

L'un de ces codes fut l'utilisation de billes de formes rondes ou ovales de couleurs sur leurs chapeaux, appelées « boutons de mandarin ». Comme il y avait neuf rangs dans la hiérarchie civile ou militaire des mandarins, neuf « couleurs » furent utilisées pour différencier ceux-ci et contrôler par le Ministère des Rites.

 

Toute ressemblance avec la France n'est pas fortuite, car il suffit de voir nos « mandarins » sur les plateaux de télévision avec leurs « boutons » sur les revers de leurs costards (*) pour situer leur « besoin de reconnaissance » de... la patrie reconnaissante.

 

Ainsi, deux journalistes politiques qui figuraient dans la promotion du Nouvel An de la Légion d'Honneur 2009, ont fait savoir lundi qu'elles refusaient la décoration.

Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France-Info, et Françoise Fressoz, chef du service France-Europe du quotidien « Le Monde », toutes les deux nommées chevaliers, figuraient sur la liste des personnalités publiée le 1er janvier au Journal officiel, dans le contingent du secrétariat d'Etat aux Relations avec le Parlement (**).

 

Estimant que rien dans leur parcours ne justifiait pareille distinction, les deux journalistes ont annoncé qu'elles refusaient une décoration qu'elles ont découvert « avec grand étonnement » après la publication de la liste au JO.

« Je n'ai jamais réclamé une telle distinction, ni même été sollicitée en vue d'une telle démarche », a précisé Marie-Eve Malouines dans un communiqué.

« Contrairement à l'usage, je n'ai été informée de rien avant la publication de cette liste », a déclaré de son côté Françoise Fressoz.

 

Voyez l'inflation des promus y compris les sportifs qui habitent en Suisse.

 



VCRM 


Notons que le refus n'empêche pas la promotion à l'Ordre.

 

En plus, pour se la faire remettre, il faut aussi aller se la payer...

D'ailleurs l'abbé Pierre l'avait refusé lui aussi.

Je crois que c'est Jean Tiberi - un autre cousin, toujours pas à jour sur son blog... - qui la lui remise quand même quelques années plus tard !

 

(*) J'ai personnellement connu un inspecteur des impôts qui la portait même au revers de son manteau, la « rosette », sur coussinet, s'il vous plait... reçue peut-être à l'ancienneté, tellement il était nul sous son béret, celui-là ?

 

Jeune kon mais m'apprêtant déjà à tailler des croupières à ses « propositions de redressements », selon la procédure contradictoire d'alors, au fait des usages en la matière, je lui fis sèchement remarquer que ça se portait exclusivement au col de la veste, pas dans le métro à tous les vents.

 

Savez-vous ce qu'il m'a répondu ?

Que dans ce cas, seule sa femme de ménage saurait qu'il était officier de l'Ordre !

Fat !

Gag !

 

(**) : Curieux ! Elles sont peut-être nommées « parlementaires » sans le savoir !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
J'en conviens !
Répondre
I
@ Cindy : ça ne fait pas beaucoup, mais c'est déjà mieux que le ministre délégué aux relations avec le parlement !
Répondre
C
Vraiment, ou cela va jusqu'à se nicher !Au moins, les deux journalistes ont encore deux sous de bons sens à elles deux !
Répondre
I
Délirante, veux-tu dire !VCRM a parfois des contributions inattendues...La tienne vient demain : patience !
Répondre
M
Trop drôle cette histoire-là !
Répondre