La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
La fonction publique enfin ouverte aux incultes !
Cette fois-ci, il ne s'agit pas de « Ange », le cousin calvais et son camping de la pinède, qui du haut de ses hautes fonctions à l'exécutif de la Communauté Territoriale Corsa (CTC) tente de changer le sort et la destinée des biens familiaux, mais d'« André », le « cousin » qui du haut de ses hautes fonctions sous-ministérielles, jouit d'une popularité sans égale à Issy-les-moules(Inno) depuis qu'il a renoncé à créer un téléphérique au-dessus des toits de la commune qu'il administre !
Sur ce bout de territoire aux portes sud-ouest mais rive gauche de la Capitale, qui a vu tant de fous volants « casser du bois et de la toile », c'était une idée assez originale pour agiter l'opposition locale atone à l'occasion des dernières municipales.
Son idée de sous-ministre ?
Une réforme des concours d'accès à la fonction publique !
Rien de moins !
Trop lourds, trop nombreux, on aurait pu les remplacer par des modes de recrutement plus classiques, en usage dans les entreprises, et pratiqués par de nombreux pays étrangers.
Mais le « cousin » André Santini, Secrétaire d'État à la fonction publique, fait beaucoup mieux.
Il entend transformer les concours administratif en élargissant le recrutement à une population aujourd'hui exclue : les candidats qui n'ont aucune culture générale, puisque cette sacrée culture semble occuper, aux yeux de nos réformateurs, une place démesurée.
Un fonctionnaire a-t-il besoin de savoir l'histoire, la géographie, la littérature pour s'installer au guichet de La Poste ou au bureau d'aide sociale de la municipalité ?
Le « Cousin », habitué à consulter sa voyante personnelle entre deux cigares et avant toute initiative, a suivi en cela les conclusions d'un rapport rédigé par deux inspecteurs, qui ont trouvé la pierre philosophale, qu'on peut résumer ainsi : « La culture générale chassée des concours de la fonction publique ».
En réalité, derrière cette innovation, il y a une nouvelle poussée de cette « discrimination positive » (un mot que j'adore ! Quelle soit « positive » ou « négative », la discrimination est une horreur au pays de l'Égalité) : « Les exigences théoriques croissantes ont peu à peu dévoyé les concours de leurs objectifs concrets et éliminé des publics particulièrement sensibles à ces marqueurs culturels.
À commencer par les classes populaires et parmi elles les enfants d'immigrés. Autrefois garants de l'égalité, les concours participent maintenant à la reproduction de l'administration ».
C'est beau comme du Bourdieu !
Voilà des enquêteurs qui savent relever les réalités du terrain : de la reproduction sociale au clonage socioprofessionnel, quelle maïeutique !
L'administration se clone ?
Ah bon ? Est-ce donc un « modèle » qui a échoué à vouloir le changer à ce point ?
Quelle ironie de la part de ce sous-ministre (connu pour ses mots d'humour) !
Le « cousin » André, à qui l'on prêtait naguère un peu de bon sens ne plaisante pas sur la reproduction sociale. « Ces épreuves ont été dévoyées et servent maintenant à coller les candidats (...). On leur pose des questions trop académiques et ridiculement difficiles (...). Ces épreuves éliminent tous ceux qui n'ont pas ces codes, souvent héritées du milieu familial. C'est une forme de discrimination invisible. Or la fonction publique doit jouer son rôle d'ascenseur social, d'intégration et se montrer à l'image de la population ».
Il est vrai que la famille sert à transmettre une éducation, une culture, des valeurs, puisque l'Éducation nationale, l'école publique, n'éduque plus, n'instruit pas assez bien, ne transmet rien des valeurs de la République !
C'est dans la famille que se forme le capital humain.
Ne faudrait-il pas mieux supprimer la famille au nom de la « non-discrimination » ?
Tous au Kibboutz ?
Le « Vénéré » Secrétaire d'État a donc signé une charte de l'égalité avec le président de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations, le « machin » au « Chi »), Louis Schweitzer, soi-même (l'ex de Renault qui a l'analyse fine derrière ses grosses lunettes à vue basse), officialisant dans MA République l'existence de « discriminations » récurrentes... même quand elles sont positives !
Certes, dit-il, « nous tenons à conserver les concours, qui sont le moins pire des systèmes de sélection. Mais pour les améliorer, nous signons la charte de l'égalité, qui est un engagement moral et concret, pour que les publics soient informés de leur contenu. Ensuite, nous veillons à mieux valoriser l'expérience, la compétence et moins les connaissances théoriques ».
Et la presse écrite de commenter : il s'agit de « rouvrir la fonction publique sur la société et assurer la diversité des recrues, la présence des handicapés et d'agents de toutes les couleurs et de tous les âges ». Voilà la politique des « quotas » et des discriminations positives qui, aux USA, s'est retournée contre les minorités concernées (et a généré l'insolvabilité du marché hypothécaire, à l'occasion...).
D'ailleurs, en quoi le fait d'être « handicapé ou de couleur », empêche-t-il d'être cultivé ?
Je connais personnellement des aveugles, des sourds, des blacks, des beurs, des harkis et même des israélites parfaitement cultivés, auprès desquels je me sens atteint de nanisme intellectuel, et d'autres assumant aussi avec brio de hautes responsabilités avec compétences...
En quoi la culture générale et son immense diversité empêche-t-elle la promotion et la mobilité sociale ?
Pour les emplois administratifs courants, que signifie un recrutement sur des « compétences techniques » dont on sait bien qu'avec le progrès technique elles seront dépassées dans 5 ou 10 ans ?
Aujourd'hui, quel que soit l'emploi considéré, et à plus forte raison s'agissant de se mettre au « service du public », ce qui compte et comptera de plus en plus, c'est l'adaptabilité, la capacité à se remettre en cause, à innover, à apprendre sans cesse.
Cela nécessite d'abord une bonne base en culture générale, le « back ground ».
Quel fonctionnaire saura comprendre dans quel monde il se trouve, et à quels gens il s'adresse s'il ne sait rien sur l'économie, le droit, les institutions, les pays étrangers, les civilisations diverses ?
Nous ne sommes pas des défenseurs de la fonction publique telle qu'elle est, tant s'en faut, et nous souhaitons qu'il y ait de moins en moins de fonctionnaires et de meilleure qualité.
Mais n'est-ce pas leur faire injure à tous que de les recruter sur les seuls critères artificiels ou idéologiques définis par la Halde !
Les « hussards de la République » étaient des gens hautement cultivés.
Ils n'étaient pourtant pas issus de la classe ou de l'ethnie dominante, que je sache !
Bref, dans quelques années, si vous avez des ânes « inadaptables », faute de culture générale suffisante, derrière les comptoirs, ne leur en voulez pas : aller donc vous en prendre au cousin « André » et à « Louis » (qui n'est pas un « cousin » lui) !
La faute au « Chi » : c'est à lui qu'on doit la Halde qui pérore et donne des leçons de civilités.
C'est à lui que l'on doit le « principe de précaution » dans notre Constitution qui empêchera bientôt la moindre prise de risque, jusque sur les pistes enneigées et les routes encombrées : dès après-demain la Liberté publique en aura pris pour son grade.
C'est à lui qu'on doit le désastreux référendum de 2005.
À lui et à son successeur que l'on doit d'agrandir la « fracture sociale ».
À eux tous, André le « cousin » et Louis l'X de se voir humilié, méprisé dès que l'on affiche un « petit vernis » culturel ?
Vive la « Gauloisie des belles lettres », mes amis !