La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Aujourd'hui... C'est déjà demain.
C'est Incognitoto qui m'y fit penser en laissant son commentaire dans le post du 30 dernier... de l'année dernière !
Il y eut la « Révolution du mépris ». C'était en 1848 et la chute de la restauration. L'avènement de la Seconde République (qui pris fin à la fin du premier mandat du « Prince Président », encore un cousin).
Lamartine nous avait prévenus quelques mois avant.
Nous avons eu droit à la « Révolte des opprimés », préparée par Hugo le grand, ses misérables et quelques autres, qui est morte sous le feu des versaillais avec la Commune.
Nous avons eu la déchéance de la IIIème République, avec un Cartel des gauches incapables de faire face à la montée des fascismes : la « révolution nationale », un « ordre nouveau ». Gag !
La renaissance avec le CNR, d'une « Gauloisie », occupée, humiliée, martyrisée mais finalement... « Libérée » !
Nous avons aujourd'hui nos jeunes, lancés à l'assaut d'un avenir qu'on leur promet et dont ils ne veulent pas !
De toutes parts, des forces nouvelles se lèvent pour dire NON !
Des corporations entières grondent.
Tous autant humiliés, « comme des petits pois bien rangés », jetés en pâture comme autant de « privilégiés » (et je ne suis pas le dernier à leur jeter la pierre de tourner le dos à leurs responsabilités présumées) !
Humiliés, déconsidérés, méprisés parce que quelques-uns usent et abusent d'un système à l'agonie.
La « crise » (de 2009) aura au moins le mérite de remettre les compteurs à zéro.
On ne peut pas « gâcher » le pognon d'autrui sans rendre des comptes.
Et quand les méprisés se compteront, il sera trop tard !
Car, ils sont bien plus nombreux à l'être par quelques inconséquents, qui se retrouvent dans toutes ces organisations au « service du public » (qu'ils chérissent comme d'un « Service Public ») à torturer le citoyen lambda, avec les moyens de la « puissance publique », que ce soit dans les services régaliens, comme l'impôt et les nombreux délires qui en émanent sans pour autant faire amende honorable ;
Que ce soit dans les « services sociaux », assurance-maladie, chômage, qui ne remplissent leur rôle de soutien du tissu social qu'avec un tire-bouchon à élastique ;
Que ce soit dans la fonction hospitalière, qui réclament depuis tant de temps, à cors z'et à cris, un monopôle de fait sans rendre le service attendu du public ;
Que ce soit l'Éducation nationale qui n'instruit plus, même a minima, mais ne veut pas non plus « éduquer » ;
Que ce soit même la « Grande muette », tétanisée à l'idée d'aller se battre en Afghanistan avec nos alliés, dont les femmes exigent des cellules de « soutien psychologique » au retour des « body-bag » de leurs époux jusqu'à Calvi, voire en rade de Toulon (j'en reviens, on m'a raconté et j'ai vu) quand la rumeur affolée annonce que le « Charles-de-Gaulle » pourrait prendre la mer ;
Que ce soit ces « sous-chefs » de bureau qui signent des choses qu'ils ne lisent même pas, la faute à ne pas savoir lire, qui viennent jusque dans nos boîtes aux lettres nous faire injonction de ceci ou de cela, les mêmes qui ont fait disparaître les étals des marchés, la faute à l'absence de meubles réfrigérants, qui exigent sous peine de fermeture administrative des équipements de récupération des huiles alimentaires même dans des établissements qui n'usent pas de fritures ;
Que ce soit une cohorte de zélateurs qui poussent un tel à tirer sur des inspecteurs du travail en rase-campagne, d'autres à se suicider, certains à arracher leurs vignes pluri-générationnelles, d'aucuns à s'exiler ou à rester au chaud chez soi à quémander de quoi survivre !
Et tant d'autres choses qui vous pourrissent la vie, juste pour montrer qu'ils ont le « pouvoir de nuire »...
Le pouvoir de nuire au nom de la République.
La Res Publica, la chose commune !
Un comble !
Je comprends cette jeunesse-là qui ne veut pas de cet avenir-là.
Oui, je la comprends, car la vie, leur vie, la nôtre, ce n'est pas ça !
Tous ces fiers « agents publics », sont-ils bien au courant qu'ainsi ils humilient, ils méprisent ceux qu'ils sont censés protéger et servir ?
Sont-ils au courant que demain, car c'est déjà demain, que du mépris affiché, du mépris comme fondement du pouvoir, de leur pouvoir délégué, du mépris comme mode de gouvernement, du plus haut en commençant par « Bling-bling » au plus bas et anonyme des « petits-chefs », ils poussent à l'autodestruction de leur propre pouvoir de nuire ?
Ils ne voient que « leurs chefs », élus ou « dirigeants », se vautrer encore mieux qu'eux dans le mépris affiché de la condition d'autrui.
Microcéphales !
La tentation devient forte aujourd'hui de leur faire rendre gorge de leurs prétentions à n'exister que pour nuire, de les mettre absolument tous dans le même sac et de le jeter à la mer !
Demain, si révolte il y a, quoiqu'en diront les caciques de « l'anti-tout » et autres pourvoyeurs d'utopies, ce sera la « Révolution des méprisés ».
Méprisés par le pouvoir politique et son système anti-démocratique jusqu'à la démagogie.
Méprisés par toute Autorité qui aurait oublié qu'elle n'existe qu'à travers et que pour ceux-là mêmes qu'elle méprise.
Un juste retour des choses.
Nous en sommes à la veille.
Vous verrez... très bientôt !