La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Match Bernard Madoff c/ Jérôme Kerviel : 10 à 1 !
Trop fort les « cousins ricains » !
Le trader français, avait fait perdre, avec l'aide de ses « petits camarades de salle de jeu » qui ont fermé les yeux, et quelques complicités au moins tacites de sa direction, quelques 5 milliards d'euros à la Société Générale en quelques semaines...
Record du monde...
Les États-Unis reprennent l'avantage avec Bernard Madoff, « gourou » dans le civil !
50 milliards de dollars de pertes... en 10 ans de carambouille jamais découverte !
Un Dieu, ce type-là, chez les voyous de la haute finance !
Où l'on retrouve, tout de même, des banques françaises (BNP-Paribas, Natixis...), mais en tête des principales « victimes » (consentantes...) de l'escroquerie...
Bien entendu, tout le monde politico-médiatique se précipite dans un discours moralisateur : des « escrocs », des « exceptions », « il faut moraliser », « bad apples », « le reste du panier est sain », etc.
Exactement comme à la suite du scandale Enron... L'essentiel est de sortir de cette crise sans changer quoi que ce soit aux règles du jeu, pour recommencer comme avant, après avoir fait quelques exemples, car il faut bien donner des os en pâture « au bon peuple », qui n'y comprend rien, bien entendu, mais qui risquerait de chercher à comprendre vraiment les ressorts de ce « capitalisme financier » déréglementé, dévoyé que nous ont concocté quelques « grands talents » depuis 25 ans...
Un scandale médiatique vaut toujours mieux qu'une bonne analyse approfondie...
Et le vieux rituel de la victime émissaire marche toujours : ce sacrifice destiné à recréer le lien social, la cohésion communautaire...
Et puis un scandale chasse l'autre...
Tout cela fait de la distraction (en sens latin du terme... au sens Pascalien, c'est autre chose, puisque ça n'écarte pas de la recherche de Dieu, au contraire !).
Bien entendu, le système Ponzi, la « chaîne » Ponzi, la « pyramide » Ponzi, sont vieux comme l'escroquerie financière...
Mais Charles Ponzi n'était qu'un artisan-escroc dans les années 1920...
Avec Madoff, ce ne sont pas des « petit-bourgeois » qui se sont faits piéger par leurs rêves, bien exploités, de gains mirifiques sans risque, mais le « haut gratin » de la finance : BNP-Paribas, Nomura, Banque de Santander, des banques suisses...
Bref, que des gens, bardés de diplômes, sortant des meilleures écoles de gestion à l'enseignement si complexe, faits de chiffres et d'équation (une équation, c'est un égalité, un équilibre) mouliné à la sauce des théories macro-économiques keynésiennes, ou monétariste (là, peu importe)...
Et qui ont « confié », en toute confiance donc, notation d'experts assermentés en main, notice d'explications boursières en poche, courbes et graphiques dans le cartable, la gestion de sommes colossales à l'ex-maître-nageur Madoff...
En dehors de la question du système et de ses règles, qui ont permis l'effondrement mondial actuel, il y a celle-ci : quel enseignement d'économie ont bien pu recevoir ces « élites », depuis 25 ans, dans leurs écoles de gestion ?
Était-ce même de l'économie ?
Ou un mélange de techniques financières sophistiquées et de « culte infantile du marché » ?
Les premières donnant une apparence de sérieux à la débilité du second ?
Cette incapacité à comprendre qu'il est impossible que tous les fonds puissent faire une performance de 10 ou 15 %, tous à la fois, et durablement, alors que la production mondiale, au mieux, croît à 5 % l'an, est ahurissante !
Bien entendu chacun a pu penser qu'il ferait mieux que les autres...
Ah, faire « gagneurs » là où d'autres font « plan-plan » !...
Évidemment, tous des gagneurs : « born to kill »... « Born to won ! »
Qui n'est pas un gagneur dans ce monde où le « coaching » est en train de remplacer la culture et le simple exercice de la pensée critique ?
Changer les « têtes » disais-tu un jour ?
Changer ce qu'elles ont dedans !
Car le rêve (Corse) de l'enrichissement, sans risque, et surtout sans travail, a fait le reste...
Et même en Corse, je suppose que l'on sait depuis des siècles que ce n'est qu'un rêve
DD
Nota I² : DD, je ne sais pas si tu as été formé à l'école du bon sens (près de chez nous), celle qui n'est retracée dans aucun bouquin.
Perso, j'ai fait du droit avant de faire du chiffre.
La « carambouille », c'est du ressort de la première année, premier semestre : toujours ça de pris, même quand on ne poursuit pas dans le droit...
Et je me rappelle avoir encore sauvé un « fond privé » (350 épargnants, pas grand-chose), il y a quelques années, qui assurait du 7 %, sans frais, remboursement de l'apport sur simple demande écrite dans un délai de 3 semaines.
C'était géré par un « grand nom » de la banque gauloise.
Enfin géré...
Ils payaient les 7 % avec l'argent des souscriptions et ça fonctionnait bien.
Jusqu'à ce qu'on me demande d'y mettre mon nez, comme ça, pour voir.
Il sert toujours du 7 % plus 3 % de gains en capital, malgré la crise (et il y a de la réserve pour quelques années encore) : j'ai simplement eu à remettre en marche la pompe à finance, là où l'ancien gérant se contentait de se pavaner avec son milliard dans les salons parigots à raconter « la belle histoire » !
Il y avait globalement 18 mois d'impayés dans les tuyaux, accumulés depuis plus de 5 ans. Et j'ai juste « assaini » globalement 3 mois d'impayés « vrais » qui trainassaient dans le tas.
2 ans de boulot à trier le bon grain de l'ivraie et à donner la piqûre létale aux séropositifs...
Un merdier comptable pas possible : on en était à ne plus savoir qui devait quoi !
Leur problème d'hier, c'était de virer le « chef » sans faire de bruit et en lui évitant la prison.
Leur problème d'aujourd'hui, c'est que les souscriptions arrivent toutes seules et qu'il faut continuer à dégotter de « bonnes affaires à 9 % » sans grand risque : par les temps qui courent, ce n'est vraiment pas simple !
Solutions : À mon sens, surtout ne plus prendre de nouvelle prescription sans actif à fort rendement en face !
Pas facile non plus... Mais avec la crise, il va y avoir des « one shot » à faire en pagaille si on est attentif. Dans ce cas là, quand on la force d'achat en cash disponible, il suffit d'être réactif !
Mais que je sens que l'équipe en place pourrait très bien donner « quelques coups de canifs » au pacte... de bon sens !
La tentation est forte, vraiment, face au succès.