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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Relance Keynésienne ?

 

 

Mêmes les keynésiens doutent déjà...

 

Le credo nouveau était arrivé, la religion économique universelle était là : la relance, la relance, la relance !

Tous, absolument tous, les G20, les FMI, les USA, les gaulois les chinois, l'Union européenne, les Anglais, les Espagnols, les petits et les grands. Tous !

Certes, quelques uns trainent les pieds, comme les Allemands, qui ne comprennent pas trop pourquoi on leur a demandé pendant dix ans de supprimer leur déficit budgétaire pour revenir en arrière sur cet effort en quelques jours...

Mais ils finiront par se plier aux diktats religieux keynésiens, grâce à l'influence de ceux qui ont la foi des nouveaux convertis, comme Nicolas Sarkozy.

 

Il y a pourtant ici ou là quelques doutes dans le dogme universel : Le rapport semestriel de l'OCDE est significatif. On y perçoit de grandes hésitations.

Les experts prévoient certes une récession en 2009, presque partout, mais ils annoncent une reprise en 2010, avec en moyenne 1,5% de croissance (Résultats, ceux qui se croyaient en 1929 en seront pour leurs frais).

 

Bien entendu, ils entonnent le « cantique de la relance », puisque c'est un passage obligé, mais avec des nuances.

Le Figaro les résume en titrant sur six colonnes : « L'OCDE met en garde contre les dépenses publiques excessives et mal orientées ».

Quoi ? Y aurait-il donc relance et relance ?

Écoutons encore le « sachant » : « Fidèle à son credo libéral, même en temps de crise, l'OCDE a mis en garde les gouvernements des pays membres contre des plans de relance trop dispendieux qui feraient la part belle aux aides sectorielles ».

Y aurait-il donc encore quelques libéraux, même dans le temple de l'OCDE ?

 

Qu'on se rassure.

L'OCDE ne s'est pas totalement convertie à l'ultralibéralisme.

Son chef économiste déclare en effet : « La relance budgétaire n'est acceptable que si elle intervient à point nommé, si elle reste ciblée et temporaire, et si elle intervient dans les pays où la récession est la plus forte, et la marge budgétaire la plus importante ».

Notons en passant que cela exclurait d'office une relance en « Gauloisie splendide », qui n'a aucune marge budgétaire, aux USA ou en Angleterre, puisqu'elles sont déjà en déficit massif...

L'OCDE met tellement de conditions qu'on a l'impression que si elle est encore pratiquante de la religion keynésienne, elle en aurait perdu la foi en sa catéchèse.

L'OCDE aurait accepté une relance seulement dans les pays à excédent budgétaire : « Les pays qui dépensent le plus sont plutôt ceux qui n'en ont pas les moyens ».

 

De plus, l'OCDE aurait préféré des baisses d'impôts « à une relance keynésienne par les infrastructures ».

 

Il paraîtrait que la relance par les grands travaux est trop longue à mettre en œuvre et peu efficace à court terme.

Mais qu'on se rassure, l'OCDE reste plutôt keynésienne en envisageant les effets de la relance par baisse d'impôts sur la demande et non sur l'offre.

Si elle approuve le sauvetage du secteur financier, elle émet de fortes réserves contre le soutien à l'industrie ou à des secteurs particuliers comme l'automobile.

« Les aides publiques ne se justifient que s'il y a un risque systémique, c'est-à-dire un risque de contagion, comme dans la finance ».

Mais « si un constructeur automobile fait faillite, les acheteurs iront voir la concurrence ; il n'y aura pas là d'effet de contagion ».

Sinon, ou ouvre la boite de Pandore et il faudra à terme soutenir chaque secteur concerné !

 

Ainsi, comme des Allemands, les grands prêtres du keynésianisme de l'OCDE commencent à avoir des doutes.

Ils ne savent plus à quel saint se vouer.

 

Une course de vitesse est donc désormais engagée : les esprits retrouveront-ils la raison avant que les méfaits des plans de relance soient visibles ?

Si c'était le cas, on pourrait peut-être échapper à la catastrophe, on pourrait arrêter la course au dirigisme avant que les dégâts ne soient trop importants.

Avant que les fameuses relances n'aient relancé déficits et inflation, et retardé la reprise.

 

 

DD

 

Note de I² : Perso, j'ai plutôt l'impression qu'on se retrouve devant un rebouteux qui doute de l'efficacité de ses remèdes...

Mais ce ne sont pas les keynésiens qui risquent la correctionnelle.

Par contre leurs victimes pourraient descendre dans la rue... à demander plus de remèdes... de rebouteux !

À suivre !

 

C'est bien là le propre des « croyances » qui s'épanouissent dans l'ignorance généralisée dans laquelle on entretient le « bon sens commun » des « gens d'en bas » depuis des générations !

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Commenter cet article
M
Ouais !Comme tu veux
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I
Bé voyons !Je ne lui fait pas confiance !Même Michel me dit qu'elle est aveugle...Il lit trop Schaupenhauer cet homme-là...Ca rappelle trop son "vouloir-vivre".
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M
T'occupes !la "main invisible" s'occupe du reste !
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I
Ah oui ? Tu trouves vraiment ?Des capitaines qui disent des çonneries, des experts qui en perdent la boule...Pas très rassuré au final le quidam de passant qui passe !
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M
C'est vrai que c'est bien rigolo tout ça !
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