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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Concours culinaire


L'autre fois...

 

Mes amis de Nice débarquent avec la ferme intention de faire la fête à « Paris la magnifique » intra muros inside !

Et que nous voilà, non pas avec pelles et pioches pour creuser une piscine au milieu du salon au-dessus de la tête des voisins, mais chacun avec des victuailles en décongélation avancée.

 

D'un côté, le poulet au whisky, de l'autre mes coquilles Saint-Jacques au cognac...

 

Prendre un poulet d'environ 1,200 kg et une bouteille de whisky.
Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des bardes de lard.
Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais.
Barder le poulet, le saler, le poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
Préchauffer le four à température moyenne (220°C ou thermostat 5) pendant 10 minutes.
Se verser un verre de whisky et le boire.
Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié.
Se reverser un verre de whisky et le boire.

Renouveler cette dernière opération après un quart beurre et fourrer l'ouvrir pour surbeiller la buisson du coulet.
Brendre la vouteille de biscuit et s'envoynet une bonne rasade pour se rassurer.
Après un tard, un far t'heure... abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour.
Oufrir la borte, reburner, revourner... mettre le noulet dans l'aurte sens.
S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 verts de ouisti pour se remonter le moral.
Buire, tuire, cuire le loulet bandant une deni-heure.
Et hop ! 3 berres de blus.

Se rebercer une bonne voulée de poulet... non de visky 
Rabasser le loulet (qu'est tombu bar terre), l'ettuyer et le voutre sur un blat.
Se béter la fihure cause du gras sur le barrelage de la buisine.
Ne pas essayer de se reveler.
Déciver qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky.
Blus tard, ramber jusqu'au lit, dorbir ze qui reste de la muit.

 

Pendant ce temps-là...,
Sur le réchaud, décongeler le paquet de pétoncles de chez Mamy Picard et une bouteille de cognac, pas trop vide.
Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des petits lardons - au cas où !
Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais, un extincteur aux normes et une poubelle pas trop pleine.

Verser un fond de cognac dans un verre et le goûter pour vérifier qu'il fera l'affaire.

 

Verser l'huile dans une poêle à feu modérer. Éventuellement, si le boulet à tout vu, bu, j'ter un moreco, un moriço de peurre.

Se reverssir un verre de cognac pour vérifier ses akômes.

Cht'er les fruits de mer dans la poêle en faisant gavve de pas se prûler...

Se reversir une charlimette du pognac 25 z'ans d'âche.

Finir de vider la chalière et le porvier dans le frichti...

Revéfivrier que le poche.. le pochetron.. le... colniac reste fond, bon.

 

Secouer la poême, la poële pour éviter que ça s'attaje au don, au bond, au fond.

Ramassasionner les morceaux éparses sans se fendre le jambon, le menton sur les joues, les bouts z'éparpllés.

Sacrifier le reste de bognac sans pleurnicher dans la missture, miss ture, mix-truc !

Flamber comme qu'on peut !

Vider l'extincteur sur le bidule !

Ch'ter le tout dans l'évier si vous ne trouvez pas la pioubelle, la plous belle, la ploubelle et se rabattre sur le boulet...


Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzer, manger les restes épars froids avec le tube de mayonnaise retrouvé écrasé et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.


Attention, les tâches de rouille sur la peinture sont probablement des déjections de corail éparpillés par le jet de l'extincteur...

Penser à le faire recharger, mais pas tout de suite, pour cause de langue pâteuse.

La semaine prochaine : la dinde au Ricard et le saumon à la tequila !

S'ils reviennent.

 

 

Devinette du week-end : Pourquoi les « Corsi » ont-il souvent une petite taille ?

 

 

Quelques vers dégotés pour Aetius (et d'autres)...

 

En déclamant Racine ou Molière,

Il tricotait des épaulières.

 

Amis ! Dans cette cave, abri délicieux,

Nous allons encuver proprement ces vins vieux !

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I
N'empêche... On sait être "festif", parfois !
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C
Ah bé voilà ce que c'est de confier la cuisine à des hommes !Dès qu'on a le dos tourné, ils y font n'importe quoi, comme d'habitude !
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I
Y'en avait plus que ça, Aetius...C'était le paiement du fermage de l'année... en nature !
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A
Une bataille de clémentine, sans s, ça ne doit pas durer très longtemps...C'est curieux, je crois me souvenir qu'une marque au même nom que le moulin paumé en haut de l'île produit une excellente liqueur à base de... mandarines...
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I
C'est vrai, ça : un parebrise qui rouille... hallucinant !Une super-ratatouille ? Des fois seulement... Et seulement quand personne ne conduit après coup. Ce qui devient rare avec l'embourgeoisement réciproque.
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