La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Marseille... la « Phocéenne » !
À Marseille on dit que pour devenir riche il faut travailler au port autonome (autonome par rapport à quoi ?) de Marseille, à l'OM ou à la mairie (qui est en faillite virtuelle).
Dans cette ville les administrations, plus l'assistance publique, plus les associations subventionnées par les autorités territoriales c'est 75 % d'emplois !
Sans commentaire.
À Marseille, cohabitent deux villes, une qui est en passe de réussir sa reconversion, qui vit mieux qu'elle ne le croit elle-même et une autre à la dérive, en voie de « napolisation ».
La partie du Nord de la ville est un triangle de la pauvreté de 300.000 habitants. Sur ces sept arrondissements, le taux de chômage est de 32 % et 65 % des habitants ne paient pas l'impôt sur le revenu contre 40 % dans le reste de la ville. Les deux tiers des Rmistes y sont concentrés avec les deux plus grandes ZUS (Zone Urbaine Sensible) de France avec des HLM à profusion et la Mairie de Marseille continue à en construire dans les mêmes arrondissements.
Vous avez dit : « ghettoïsation » ?
On y retrouve quatre fois plus de familles nombreuses qu'ailleurs. Sur 24 collèges classés dans la catégorie la plus défavorisée par l'inspection académique, 22 sont implantés dans ce triangle de l'exclusion.
Ce sont de véritables écoles du tiers-monde, cumulant tous les handicaps.
Réveillons nous !
Debout citoyens !
Ouvrez les yeux et agissez !
NB : À voir :
Le professeur Ezra Suleiman un essai (Schizophrénies françaises, Grasset, 2008).
On ne compte plus les livres, les études, les rapports et les articles sur les caractéristiques de la France. Même inégaux, la plupart donne un portrait sans complaisance d'un pays irréformable, imbu de lui-même et incapable d'accepter les moindres critiques.
L'essai d'Ezra Suleiman, professeur à l'université de Princeton, rappelle avec talent toutes les tares - qu'il appelle schizophrénies - d'un pays (encore) à la dérive.
Il a vécu pendant des années ici et continue à venir régulièrement, il parle parfaitement notre langue et en connaît à merveille la culture. En effet, la France a du mal à reconnaître qu'il faut évoluer avec son temps, elle s'enferme dans ses certitudes.
C'est aussi parce qu'elle a créé un énorme fromage dont tout le monde se nourrit. Elle condamne les lobbies et pourtant elle est devenue un pays de lobbies. Mais des lobbies de l'État en connivence avec une partie du secteur privé.
« Dans les affaires intérieures comme extérieures, c'est de réalité et de pragmatisme qu'a besoin la France ».
On ne saurait pas mieux dire.