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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Quand Hervé joue de sa calculette...

 

 

6.000 emplois de profs perdus !

Vous n'avez pas pu lire
son commentaire : encore un « bug » d'over-blog (sans doute débordé par son succès, qui nuit à l'audience...).

 

« Faites le calcul, nos chères têtes blondes fréquentent l'école 160 jours par an. L'éducation nationale emploie 1.000.000 de personnes, une journée de grève appelle donc à « supprimer » 1/160ème des journées d'enseignement d'une année.
Ramené à 1.000.000 d'emplois, cela fait en gros 6.000 emplois !

(6.250...)

 

Le plus débile c'est que les profs font grève contre la suppression des emplois ! »

 

Très drôle, en effet !

 

D'autant qu'ils sont passés sous mes fenêtres la semaine dernière : j'avais le « jet-lag » entre les yeux dans l'après-midi et une chaude journée à préparer pour le lendemain ! Plus de deux heures la manif...

Pas facile de se concentrer.

 

Tout autant sérieusement, on aura noté que la semaine passée, quatre secteurs étaient en grève, et tous partiellement ou totalement dans le secteur public : Air France, la SNCF (qui menaçait et puis ça eut lieu... un peu), la Poste et l'Éducation Nationale. Et encore, c'est sans compter avec les ceux-ce de l'audiovisuel public (à peine 10 minutes de défilé, toujours sous mes fenêtres, mais mardi à l'heure de la sieste).

 

Or, dans « l'autre monde », les salariés et les dirigeants de nombreuses PME sont seulement inquiets, mais que pour la survie de leur entreprise et de ses emplois, tout bonnement !

Des secteurs comme l'automobile recourent au chômage technique, annoncent des suppressions « durables » d'emplois.

D'autres comme le bâtiment à des réductions massives d'effectifs.

Pour les grévistes de « semaine 47 », aucune crainte de licenciement, de délocalisation ou de baisse de salaire.

 

Chez Air France, on croyait la leçon apprise et ces pratiques disparues.

Les mois de grèves pour le maintien d'un 3ème pilote sur les moyens courriers s'étaient soldées par un échec, des syndicats décrédibilisés et une entreprise affaiblie.

Le nouveau combat des syndicats, contre la liberté de piloter jusqu'à 65 ans, est aussi anachronique.

 

Côté sécurité, la santé des pilotes est tellement étroitement surveillée tout au long de leur carrière au point qu'ils sont nombreux à être consignés au sol avant leur retraite, alors que leur espérance de vie en bonne santé a augmenté de plus de 5 ans depuis 40 ans.

Certains pilotes veulent continuer à piloter parce qu'ils aiment leur métier et souhaite augmenter le montant de leur retraite (et celle de réversion à leurs épouses, celles qui ne sont pas mariées à des marins grecs)

D'ailleurs, la quasi-totalité des pays étrangers autorisent leurs pilotes à travailler après 60 ans.

Alors pourquoi cette grève ?

 

La vérité c'est que les syndicats craignent un ralentissement de l'évolution de carrière des pilotes plus jeunes si beaucoup de leurs aînés restaient en poste après 60 ans.

Souci légitime mais réaction disproportionnée.

En 1994, 20 milliards de francs d'argent public avaient été nécessaires pour solder des années de conflits sociaux incessants et remettre Air-France à flot. Et là, il est exclu de se laisser taxer une seconde fois.

 

À la SNCF, le lien entre la grève et sa cause est encore moins direct. Les conducteurs de trains qui font grève, ceux des trains de voyageurs, ne sont pas concernés par la réforme qui est applicable uniquement au Fret. Et encore, cette réforme du fret ne concerne que les 800 conducteurs sur les 3.000 à l'effectif, qui se sont déclarés volontaires pour travailler suivant de nouvelles normes.

Les conditions de travail des 2.200 autres ne changeront pas.

En 2008, le Fret SNCF va perdre environ 300 M€ (presque 2 milliards de nos ex-francs). L'ultime aide de 800 M€ tolérée par Bruxelles ayant été engloutie en moins de 3 ans.

 

Chez les « audiovisuels publics », ils veulent de la pub, alors même que « Bling-bling » veut la refiler à son pote Martin et que l'on nous taxe d'office (avec la Taxe d'habitation depuis 2 ans) depuis des l'origine pour ne pas en avoir, pour payer le matos d'émission et autres relais hertziens (qui vont disparaître en 2010 : encore de l'argent du Kontribuable jeté par les fenêtres !).

Ils sont 11.000 à réclamer des compensations financières grassouillettes, pour 5 ou 6 chaînes publiques, alors que les 200 autres chaînes ne se comptent qu'à peine 8.000 en tout... Cherchez la logique !

 

Les intellos du « service public », z'ont pas compris un truc : plus ils demandent du pognon de l'Etat, plus ils seront sous contrôle... du même Etat.

Une « maison mal tenue », qu'il disait « Bling-bling » ! 

A la qualité publique entrecoupée d'une flopée de pages publicitaires sur tous les invendus du luxe, de l'industrie agroalimentaire, de la bagnole et autres produits de beauté, que même l'émission du soir en commence avec 20 minutes de retard par rapport à l'origine (et sa speakrine annonçant le programme d'antan) : la belle indépendance pour une superbe qualité.

 

Quant à la Poste, elle est déjà plongée pour les trois-quarts de son activité dans le domaine concurrentiel, seul le courrier de moins de 50 grammes en étant exclu pour encore 2 ans.

Or, la Poste, malgré ses récents efforts, a pris du retard par rapport à ses concurrents et a perdu des parts de marché, même en France, dans ces domaines déjà ouverts à la concurrence (express, services aux entreprises, banque postale...).

Pour se développer, il lui faut des capitaux frais. Qui ne peuvent provenir que du secteur privé, l'État étant exsangue et en plus, c'est interdit par les « 26 autres » (représentants pas loin de 280 millions d'usagers) !

Bien entendu les syndicats s'y opposent, alors que rien ne serait changé au statut des personnels, au motif que le service public pâtirait d'une ouverture du capital.

Difficile d'accepter cet argument - qui tient d'ailleurs du procès d'intention - dans la mesure où un apport financier ne peut qu'être bénéfique.

Les syndicats refusent, comme à la SNCF, tout raisonnement économique dès lors qu'il s'agit du service au public mais acceptent sans rechigner la subvention de 700 M€ (4,6 milliards de francs, 467 siècles de Smic !), que l'Etat verse tous les ans à La Poste, incapable de financer les retraites de ses salariés fonctionnaires...

 

Il est décevant, surtout dans le contexte actuel, que des personnels qui ne sont pas exposés à la crise se soucient si peu de l'intérêt général qu'ils prétendent défendre.

Ce qui est plus étonnant encore, c'est qu'ils ne réalisent pas que leurs actions disproportionnées compromettent leur avenir personnel autant que celui de leur entreprise.

Le PDG de la SNCF l'a pourtant dit à ses cheminots : sans réforme des conditions de travail, le Fret SNCF va disparaître.

 

Les personnels de la SNCF, de La Poste, d'Air France et aussi de l'Éducation Nationale, sont-ils donc les fossoyeurs de l'intérêt général ?

Les croque-morts de leurs propres métiers ?

Se rendent-ils compte qu'ainsi ils justifient l'ouverture à la concurrence, la seule solution qui s'impose au fil des grèves, pour assurer le service auprès de tous les publics ?

Pas banal...

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I
Abrutissement presque total !Il nous faut y mettre un terme, peut-être, non ?
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C
En effet ! extrêmement curieux à en être suspect, d'ailleurs !Mais entre les bovards des uns et les racontards des RG et de son chef Y Bertrand...On vit bien dans un monde de la grande manipulation et de la désinformation !Bref, l'abrutissement !
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I
@ Cindy : Pas sûr que ce soit un "vrai" progrès.... Quant on a la tête dans le guidon, on manque de hauteur pour voir les choses...<br />  <br /> Regarde le 11 septembre où toutes les télés du monde passaient en boucle les Twins s'effondrant... Mais pas une seule image d'un seul morceau de bout d'avion sur le Pentagone...<br /> Curieux les manips !!!<br />  <br /> @ Momo : VCRM trouve d'autres chiffres que toi...<br />  <br /> @ Michel : J'ai pas vu le commentaire d'hervé (même en archive déjantée...) Mais il est vrai que parfois on peut penser que le corporatisme détourne à son profit la démocratie (soce... démocratouille).<br /> D'autres estime que c'est une autre forme d'expression de la démocratie populaire des forces vives.<br /> De tout façon, ça existe depuis l'abrogation de la Loi Lechapelier, on ne va pas revenir dessus, non ?
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C
@ Michel : Oui enfin quand je vois mes mômes maîtrsier mieux l'ordinateur, leur game-boy, leur PSP et leur mobile que l'orthographe "grammairienne", franchement, il n 'est pas bien sûr que l'histoire avance !<br />  <br /> Quant à la télé, c'est clair, c'est typique de l'abrutissement de la race, avec les programme de "qualité" qu'on nous offre.<br /> Le seul intérêt reste que dans l'heure (I-TV, BFM CNN, etc.) on a des images de l'autre bout du monde pratiquement dans la minutes quand il s'y passe quelque chose : ça raccourcis les distance et le temps.<br /> Là c'est un vrai progrès !
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M
@Hervé,<br /> Oui, c'est bien connu que notre état providence est en grande partie corporatiste (plus tourné vers ses intérêts que vers ceux du public qu'il est censé servir) et aussi très bureaucratisé. Il reste accroché aux vieilles lunes socialistes (communistes) et est incapable de se réformer de lui-même. Son financement est très fortement adossé au travail et le passage à un mode de financement plus lié à la consommation (TVA sociale par exemple ou CSC -cotisation sociale sur la consommation), bien qu'il irait dans le sens d'un meilleur équilibre travail-capital puisque des rentes du capital jusqu'ici peu sollicitées participeraient comme tout le monde,  ferait perdre le contrôle des caisses aux syndicats, ce qui explique qu'ils peuvent difficilement être pour. Le lien PS syndicats me semble expliquer en partie la difficulté du PS à développer un projet d'état providence socio-démocrate (démocratouille selon le sobriquet valorisant de i2).<br /> @Momo, C'est plutôt une stagnation qu'une baisse qui est enregistrée et elle est beaucoup plus corrèlée à la massification de la télé qu'au système éducatif. On peut s'attendre à ce qu'internet qui redéveloppe une pratique de l'écriture fasse repartir la progression, mais on n'est pas si loin que ça d'un plafond. La aussi, les réticences sur la qualité liées à l'orthographe (SMS) devraient se confronter au temps long et aux vicissitudes de l'orthographe avec l'histoire, la vision des "linguistes" est plus éclairante que la vision angoissante et conservatrice des "grammairiens". Si tu veux t'informer sur ce sujet, je te recommande le livre récent d'Emmanuel Todd "Après la démocratie" qui te donne une perspective sur le temps long de cette question.
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