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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Encore le « Grand DD » dans ses œuvres (II) !

 

 

Transformer la France en « paradis fiscal » c'est possible !

 

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2 - Impôts sur les individus, locaux et nationaux

Aujourd'hui, 64 milliards d'euros de ressources des collectivités locales proviennent de transferts de taxes en fait prélevées par l'État.

Là encore, environ 50 milliards pourraient ne plus être transférés sans autre désagrément que comptable, à charge pour les collectivités de se financer par elles mêmes. (Cette estimation « conservatrice » évite de compter deux fois les dégrèvements de taxe professionnelle assumés in fine par l'État).

Or, l'impôt sur le revenu rapporte à l'état environ 56,4 milliards. Il pourrait donc être tout bonnement supprimé sous sa forme actuelle, moyennant 6 milliards d'économies diverses. De la culture
subventionnée aux
associations d'intérêt douteux, à l'éducation et ses effectifs non enseignants pléthoriques, en passant par les centaines de « Comités Théodule » sans intérêt, et la baisse du coût de perception des impôts simplifiés, les 6 milliards doivent pouvoir aisément se trouver. 

Ceci dit, si on supprime 50 milliards de transferts vers les collectivités, ainsi que 24 milliards de taxes professionnelle, il faudra bien que celles-ci trouvent à se financer.

En outre, l'occasion d'une telle réforme « big bang » serait trop belle pour enfin se débarrasser de la taxe  d'habitation (TH), pour 13 milliards d'euros, dont le mode de calcul a le double inconvénient d'être d'une complexité absolument effroyable, et d'aboutir à une imposition dégressive, c'est-à-dire qu'un habitant de classe moyenne d'une commune pauvre paiera plus qu'un habitant riche d'une commune riche, en proportion de ses revenus.

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Les taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties (TF, environ 18 milliards d'euro à elles deux) ont les mêmes inconvénients que la TH.

Enfin, les droits de mutation (DM) sur les transactions immobilières, qui rapportent environ 6 millards aux communes, grèvent le budget des accédants à la propriété et altèrent la mobilité des lieux de résidence par rapport à l'évolution des lieux de travail : Leur suppression serait également souhaitable.

Il conviendra donc de remplacer la somme (Transferts + TP + TH + TF + DM) par une autre source de financement d'un montant équivalent, soit 111 Mds€.

Où l'on reparle de la « Flat-tax »

L'impôt sur le revenu actuellement, ne rapporte que 7 à 8 % de l'ensemble des revenus déclaré Cette proportion n'a quasiment pas évolué depuis des années.

Par conséquent, en supposant « conservativement » que l'économie ne réagit pas à un tel stimulus, un impôt unique sur tous les revenus de 7,6 % vierge de toute « niche fiscale » rapporterait autant, soit 56 Milliards, que la construction actuelle.

Si l'on souhaite continuer à exempter les très bas revenus du paiement de l'impôt, ce qui serait politiquement vendeur, le taux nécessaire serait de l'ordre de 9,5 % à 10 %.

Notons que la CSG et la Crds, sur une assiette plus large il est vrai, avec leur taux de 8 % rapporte nettement plus que l'impôt sur le revenu avec son barème progressif et ses taux marginaux de 40 % !

C'était vrai hier, ça le sera encore demain.

Par conséquent, un impôt local de 19 % avec une exonération forfaitaire des premiers euros de revenus correspondant à peu près au seuil de pauvreté rapporterait sans difficulté les 111 milliards nécessaires aux collectivités locales pour boucler leurs fins de mois.

Là encore, il est probable que la réaction de l'économie à une telle révolution fiscale serait étourdissante, provoquant un surcroît de rentrées fiscales inimaginable par nos technocrates et leurs conseillers « néo-keynésiens ». Les surplus pourraient être reversés à l'État en vue d'amputer puis très rapidement d'annuler nos déficits.

On peut aussi imaginer que l'État adopte ce principe mais qu'il « étrangle » autoritairement les collectivités de 1 % la première année, afin de les forcer à faire des économies.

Il n'y a pas de raison que les collectivités ne recherchent pas elles non plus à faire l'audit de leurs dépenses mal conçues...

Certes, le « big bang fiscal » ainsi conçu rebattrait les cartes : certaines collectivités risqueraient de voir leurs revenus chuter, d'autres constateraient une augmentation considérable.

Idem pour les Conseils généraux et les Régions. Sans doute un fonds provisoire de péréquation, alimenté par une petite fraction de notre nouvelle « Flat-tax » et destiné à éviter des mises en cessation de paiement de certaines localités, serait nécessaire.

Mais à moyen terme, l'effet sur les collectivités locales serait forcément salutaire.

En effet, celles-ci ne peuvent aujourd'hui tout simplement pas envisager de financer leur développement sans quémander des subventions à l'échelon supérieur. Le coût de la nécessité de monter à chaque projet des tours de table de plus en plus complexes est élevé : temps nécessaire, bureaucraties afférentes, et remise en cause des projets dès qu'un partenaire est défaillant.

Sous réserve de retravailler les attributions des différents échelons de collectivités locales (ce qui mènera inévitablement à des suppressions, hors du champ de cet article), celles-ci bénéficieraient d'une plus grande autonomie fiscale, et leurs contribuables profiteraient d'une fiscalité bien plus lisible qu'actuellement.

En gros, ne subsisteraient comme impôts locaux que notre « flat-tax » locale et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (que les communes pourraient transformer en paiement à l'usage, au poids, au volume, etc....), ainsi que quelques impositions plus marginales comme la TLE (taxe locale d'équipement, destinée à couvrir le coût de raccordement des nouvelles constructions aux réseaux existants).

Dans ces conditions, l'impôt étant nettement plus lisible et le décideur proche, les contribuables sauraient aller faire pression sur leur maire ou leur Conseiller général pour que la pression fiscale reste raisonnable.

Il serait donc envisageable de fixer le taux à 19 % la première année, puis de laisser chaque collectivité libre de fixer son taux ultérieurement, sur une assiette imposable calculée de façon identique au niveau national.

Ainsi, la compétition fiscale engendrée devrait garantir une plus grande responsabilisation des élus face à l'augmentation des impôts, voire même provoquer un mouvement de baisse, initié par quelques communes meilleures gestionnaires que d'autres.

 

NB de I² : un grand optimiste, « Disque Dur ».

Mais ça vaut la peine qu'il s'exprime aussi !

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I
Bé oui, mais c'est comme ça depuis l'invention de l'IR en 1959...<br />  <br /> Avant, il y avait l'IR au taux progressif et chaque cédule avait un taux proportionnel propre sur le volume d'argent encaissé.<br /> Plus simple pour la III° et la IV° République, mais un peu compliqué pour la finance publique alors qu'on venait d'adopter le Plan Comptable Révisé de 1957 pour les commerçant et les sociétés, notamment...
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C
Un peu tordu quand même !
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I
@ Cindy : C'est assez simple à comprendre...<br /> Imagines que le législateur souhaite une relance de la fabrication de parapluie "Franco-gaulois" pour "aider la filière" qui va disparaître (il n'y a plus qu'un fabricant dans l'Est, je crois).<br /> Scandaleux que l'on s'abrite sous des parapluie bulgare à la sulfureuse réputation (italien, anglais allemand belge qui soustraitent l'essentiel en Chine) !<br /> Soit on met une taxe para-fiscale sur le parapluie, tous les parapluies et quelle que soit leur origine, qui en double le prix et la recette supplémentaire sera versé au syndicat des fabricants de parapluie gaulois pour garantir de nouveaux investissements et soutenir l'activité du parapluie gaulois par des subventions d'exploitation...<br /> C'est para-fiscal et si l'on respecte la règle des minimis de Bruxelles, y'a pas de souci ! Mais c'est impopulaire : devoir payer le double du prix pour pouvoir acheter un pêt-broque, tu vas voir la tronche de l'électeur.<br />  <br /> Soit on décide d'un crédit d'impôt de X %, remboursable sur l'IR ou le bouclier fiscal, ou l'ISF sur tout investissement, donation, legs, cotisation, ce que tu voudras, versés par les quelques milliers de volontaires qui y trouveront la "bonne affaire du siècle". Eux paye comme tout le monde le parapluie au prix du marché, donc ceux fois moindre que ce qu'il aurait pu être autrement avec la taxe parafiscale et on sauve la filière gauloise sans dépenses budgétaire.<br /> Le tour est joué.<br />  <br /> Et l'electeur est content, d'une part il n'a rien payé pour le plus grand nombre, d'autre part l'Etat à sauver des emplois, donc n'aura pas à dépenser de l'argent pour soutenir l'assurance maladie, retraite chômage etc, puisqu'on aura des cotisations sociales, de l'impôt sur le revenu pour les salariés restés en poste, ce qui n'aurait pas été le cas s'ils s'étraient retrouvés au chômage, de la TVA et même, osons l'espérer, de l'IS des fabricants de parapluie (sans compter ceux sur les distributeurs). Tout bonus pour la finance publique.<br /> Dans ces niches là, l'Etat n'est jamais perdant au contraire (on l'a vu très nettement pour la jupette et la balladurette et tant d'autre), d'autant qu'il ne supporte pas le "risque industriel" : d'où leur multiplication depuis des décennies !<br /> Plus clair ?
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C
Je ne comprends toujours pas pourquoi cette simplification n'est pas en cours !Pourquoi autant de biches, de dérogations qui semblent pourtant si onéreuses ?Je veux bien admettre que ceratines adoucissent le poids de la fiscalité qui pourrait être redoutable si elles n'existaient pas, notamment pour les "petites gens" (je pense à la PPE, aux crédits d'impôt pour ma femme de ménage, à ceux pour le garde des enfants, aux donc pour les restaurant du coeur), mais les autres ?Un grand mystère...
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M
Ce que je vois dans ces propositions de DD (I et II), c'est l'étendue de l'évaporation liée aux "niches" et exemptions de toutes sortes. Est-ce une façon de créer des emplois dans le domaine de l'optimisation fiscale (DD veut-elle mettre i2 au chômage?)? Et à qui profite l'optimisation fiscale?!A part l'incompétence, où sont les résistances à la simplification? Il faut bien que le système soit stabilisé par ceux à qui il profite, non? Puisqu'on est dans les propositions, je serai d'accord pour payer un impôt obligatoire à taux fixe de 1 ou 2% de mes revenus à l'entité que je veux (association, entreprise, collectivité locale, SEM, état...), directement. C'est un principe qui existe dans certaines communautés et que je trouve stimulant.i2, tu es l'égomane le plus ouvert et le moins sectaire que je connaisse!
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