Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

Encore un truc très drôle !

Le « New-deal » II ?

 

« Qu'il faille donc s'attendre à des jours ou des années difficiles c'est incontestable, mais se désespérer à long terme n'est pas légitimé.

Il y aura encore de beaux jours pour la liberté, la propriété et la vie, car il est de la nature des hommes de ne pas vouloir vivre dans la dictature durable, le collectivisme et le suicide.

Le « libéral » est un pessimiste né à court terme, parce qu'il est lucide et conscient des erreurs humaines, mais un optimisme à long terme, parce qu'il a foi dans la dignité et la créativité de l'être humain. »

Fermez le ban : c'était un « gourou » qui jacte !

Et je m'incline respectueusement.

 

D'une lucidité rare puisque c'était avant « Bling-bling » et son idée de « fonds souverain à la gauloise » !

 

Car l'analyse des derniers événements est on ne peut plus clair : la bourse des valeurs divagantes « yoyote » autour des 3.200/3.300 points en « Gauloisie parigote » et celle des « cousins américains » du côté de la « rue du mur » (d'enceinte de l'ancienne « York la nouvelle ») autour des 9.000 points.

Il y a encore de la marge pour un plancher estimé à, réciproquement, 2.800 et 7.900...

Mais après « l'erreur historique » de l'ultra-libéralisme appliqué qui a consisté a laissé liquider les deux « chouchoutes immobilières » qui a conduit à un quasi-gel des « transactions financières » interbancaires puis une intervention massive de la puissance publique, il est devenu peu probable que l'on atteigne ces planchers rapidement !

Par impulsions successives, peut-être, oui. Mais sur un ou deux ans.

 

La merveille c'est que désormais « la dictature des marchés et l'impuissance de la puissance publique » serait devenues des mythes, toujours selon « Bling-bling » soi-même.

Le dernier qui disait à peu près la même chose, c'était encore Jacques Delors, sous Mauroy (I, II et III).

Qu'on en a eu mal au point qu'on ne s'en est jamais sorti vraiment depuis...

Eh bien, décodage : C'est reparti pour un tour !

Les enfants, ça va pleurer dans les chaumières.

 

Et ne nous plaignons pas de notre « Ô combien vénéré Président » ! Il a pour lui d'être loin d'un imbécile, même quand il veut juger les fous et se met à dos toutes les professions du droit, magistrat inclus contre sa « garde » (brave petit soldat, ma Mimi Rachida !).

Il a parfaitement compris que « la crise », c'était l'occasion pour « le club des milliardaires en US$ » de faire le ménage et quelques bonnes affaires.

En, laissant crever les autres : ce n'est pas perdu pour tout le monde, ne vous en faites pas.

Que ce faisant, ils laissent la merde des écuries d'Augias et autres porcheries ricaines à gérer à « Baraque au Bas-mât ».

 

D'ailleurs lui, il nous fait un discours tout Rooseveltien au possible... avec des traits d'humour en plus. Il n'y a pas une virgule à changer : c'est « copier/coller » !

En perspective immédiate, un contrôle accru des entreprises et des marchés, mis sous bonne garde des agences fédérales, une relance de l'économie par des doses massives d'investissements publics, financés par de l'inflation et des impôts nouveaux, donc une promesse infaillible de chômage massif.

Comme dans les années 1930, on verra se généraliser la « protection sociale » et le grand rêve d'une Sécurité Sociale à la française (c'est où ça ?*) que n'avait pu réaliser « Bill », dit la « Clipe à Pinton », va enfin se réaliser.

Les tensions sociales et raciales seront exacerbées par des règlementations de « solidarité » et de « discrimination positive » souhaitées et attendues par les minorités du sud et de l'ouest.

Enfin, et non le moindre, un tsunami puissant de protectionnisme, qui commencera par la suspension du libre-échange aux frontières mêmes des Etats-Unis (Canada, Mexique), se répandra naturellement au monde entier.

Au rêve américain succèdera le cauchemar américain. Comme dans les années 1930.

Mais qui s'en souvient au juste ?

 

Justement, « Bling-bling » notre « Ô combien vénéré Président », semble-t-il.

Qui non content de peser de tout le poids de l'État (au moins 51 % du PIB quand même), d'un déficit abyssal dont on ne sait même plus s'il sera de 50, 60 milliards d'euros cette année ou l'année prochaine, voire nettement plus, d'un endettement par tête de schtroumpf estimé à plus de 30.000 €, y compris les « babies z'au berceau et les pépés z'et mémés dans les auspices », d'une armée de fonctionnaires et assimilés de près d'un tiers de tous les effectifs d'actifs, d'une Banque de France et d'une Caisse des dépôts et consignations qui jouent au banquier régulateur depuis 2 siècles, eh bien, prévoyant, il nous colle 175 milliards (les 2/3 du budget annuel !) sur le dos pour « soutenir les fleurons de notre économie ».

Moi j'adore : une politique protectionniste dans la plus pure tradition du front populaire, mise en place par un mek sorti tout droit de la fac de Nanterre (la rouge) avec les voix des petits bourgeois de la rive droite, je trouve cela exceptionnel !

Pas vous ?

 

Dire qu'il peinait, y'a pas encore 2 mois, à trouver le milliard pour son RSA à même se laissait suggérer de taxer la bouffe des « pôvres », je te jure...

 

C'est plus gribouille, c'est n'importe quoi, mais c'est prévoyant : vaut mieux dire qu'on va avoir d'ici 2010, plutôt que rester muet, collé au mur en espérant passer à côté de là où ça tombe, je l'admets.

On aurait pu simplement y penser plus tôt : Dans ces conditions, les « capitaux divagants » vont sans doute assez vite revenir de ce côté-ci de l'Atlantique ! Va y avoir de nouveau de bonnes affaires à faire pour les requins !

Tu penses, financées par le konnard de contribuable gaulois, pourquoi se gêner ?

Et ce n'est même pas de la subvention à devoir en tendre piteusement la cédille (comme vient de le faire Pébereau pour sa BNP-Paribas qui a évité jusque-là les coups de torchon financier).

 

Fortiche « Bling-bling » !

D'autant qu'avec un peu de chance, il va nous laisser à gérer la suite avec la copie gauloise de « Baraque au bas-mât », qu'on n'a pas fini d'en baver, histoire de bien l'enfoncer dès 2012.

Reculade jusqu'aux années trente garantie.

 

Perso, j'aurai commencé par protéger le peuple des PME, pas avec un conciliateur de plus, ni même avec une exonération de taxe professionnelle (ça c'est facile, ce sont les communes qui payent), mais avec ma Cotisation Sociale sur les Produits Manufacturés (CSPM).

C'est urgent !

Sans ça, tout ce beau pognon va encore disparaître sous les tropiques ou en Asie, sans plus d'effet qu'une piqûre dans une jambe de bois : Ça fragilise le bois que d'y mettre de l'eau en intraveineuse !

 

Je rappelle le principe pour les petits nouveaux sur ce blog (qui peuvent se reporter à la genèse historique sous la rubrique « match TVA/CSVA » de l'année dernière) :

- 20 à 25 % de « taxe sociale » sur tout, mais... !

- En sont exonérées les entreprises qui n'importent pas plus de 5 (ou 10 %) des produits et services consommés dans les comptes de charges (du compte 60 au compte 69 du NCPR qu'elles appliquent toutes, en passant donc par l'amortissement des matériels, même importés).

 

L'exonération est arrêtée par le Préfet qui mobilise ses inspecteurs des impôts capables de faire le tri en urgence et en priorité.

Le fautif meurt sous le poids de la taxe due et laisse la place à un industriel ou un commerçant respectueux de cette règle.

 

C'est le plus sûr moyen de sauver nos boîtes, nos emplois, nos salaires, nos régimes sociaux et d'éviter de polluer l'atmosphère depuis l'autre bout de la planète !

Ce n'est pas pénalisant pour les entreprises exportatrices, au contraire.

Car, même mieux, ça peut aider tout le monde en réduisant le prix du coût du travail sans pour autant diminuer notre pouvoir d'achat et notre capacité à être performants, puisque les réductions de charges sociales qu'elle induirait à terme seraient à partager entre salarié et « petits patrons », les uns pour alimenter la croissance par la consommation, les autres leur productivité retrouvée sur un marché dynamisé par la consommation et à travers leurs investissements.

 

C'est aussi la seule marge de manœuvre disponible pour ne pas remettre une barrière douanière prohibée par l'Europe, l'OMC et tous autres velléitaires du « libre commerce », puisque ce n'est ni un impôt, ni une taxe, ni un droit de douane, mais une cotisation sociale.

Seul « espace » de libre décision par effet du principe de subsidiarité.

Au moins, ça poussera peut-être au kul les 26 autres à commencer à travailler sur l'harmonisation de l'Europe sociale.

En commençant par adopter le même mécanisme.

 

Mais de ce que j'en dis ou rien, n'est-ce pas...


* C'est ce petit pays sur le vieux continent, si petit qu'on peut en faire le tour à vélo en quelques jours : le tour de France !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
C'est dommage, cet écroulement d'un empire qui faisait rêver notre caporal en transit... Du coup, il risque de rester.Une autre suggestion, Michel, pour devenir rapidement opérationnel...Madame, Messieurs, gagnez du temps, la main passe :http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/275400212X/intacfr191-21
Répondre
M
Un petit intermède qui décoiffe pour vous détendre, histoire de sortir de la pensée unique moribonde:http://livres.tv/video,emmanuel-todd,demographe-historien-sociologue,apres-democratie,nx081014111849160.html
Répondre
I
Pas grave Cindy : Paris ne s'ast pas fait en un jour : j'y reviendrais...@ Aetius : quelle drôle d'idée que de réaliser ses pertes...Un c'est maintenant, à 3.000 points qu'il faut investir.Et pour les autres, qu'ils attendent un peu pour repasser le cap des 4.000 points.Mais le plus drôle n'est pas là : Perso je me marre de la "niche fiscale" qu'est le PEA.Ca exonère les plus-values, mais aussi les moins-values.Mon pote "Dédé" (pas "DD" venu ici me faire un bel article sur l'économie de la crise) avait un château vendu au moment ou le CAC était autour de 7.000 points (y'a longtemps) trop cher à entretenir...Ca eut monté à 7.500 et il était content.A 6.500 je lui avait dit de vendre. Il m'a répondu : "Non je vends ma baraque à Ramatuelle et j'investis".Le pire, c'est qu'il l'a fait... Sa retraite ne lui permet pas de joindre les deux bouts...Dur !Toute une vie de labeur parti en fumée en quelques mois !
Répondre
A
Ta réponse sur ceux qui réalisent leur placement (faits à 4000) en fin de mois (à 3000) ne me satisfait pas.J'ai oublié de te dire que j'adooooooooore ta taxe aux importations, ta "TVA sociale", mais tu ne vas pas assez loin.Quant à la Française des Jeux, elle fait actuellement un tabac.
Répondre
C
Je n'ai toujours pas tout compris sur la CSPM.Mais si c'est si simple, pourquoi on ne le fait pas ?Sûr que Jacques a tort ?
Répondre