Bienvenue !
Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet.
Pauvre Marianne...
Un peu de pub :
Ce ne sont sûrement pas elles qui paieront !
Car je constate, une fois de plus, l'immense acculture fiscale - au moins fiscale - de mes concitoyens et de quelques-uns des commentateurs qui me font l'honneur (à moi et quelques autres) de lire et de commenter les « posts » mis en ligne jour après jour sur ce modeste « blog » !
Son audience croît régulièrement et pourtant, j'ai le sentiment de devoir « vider la mer avec une petite cuillère » !
Prenons la TVA. Miss Cindy admet ne pas tout comprendre, Aetius cause de « TVA sociale » (l'horreur !), Jacques de « TVA uniforme », de « flat tax » sur la consommation...
Le « Chi » causait de « Cotisation sociale sur la valeur ajoutée », le kon qui ne savait même pas de quoi il causait, incapable pendant plus de 26 ans d'unifier la notion de « Valeur Ajoutée » en droit...
(Voir sur le sujet les 4 quatre définitions que nous avons de juin 2007)
Savez-vous donc qu'elle est l'assiette de la TVA ?
Savez-vous qu'il s'agit d'une « taxe sur une taxe », d'une « taxe sur le travail » et non pas d'une taxe sur la consommation ?
Démonstration :
Prenons une entreprise du commerce : Elle achète 100 hors taxe un produit qu'elle déballe, met en rayon et fait payer à la caisse.
Elle le fait payer 130 TTC au kon de client qui passe par là, pour savoir trouver ce
produit-là à cet endroit-là à un prix qu'il juge abordable.
C'est même d'ailleurs pour cette raison que le kon de commerçant a planté son
échoppe à cet endroit-là et a acheté ce produit-là : parce qu'il savait qu'il parviendrait à le refourguer à ce moment-là (à peu de choses près) à ce prix-là.
Tout un métier dont on n'imagine pas une seule seconde tout le génie !
Passons, ce n'est pas le propos.
La TVA étant à 19,60 % sur ce produit-là, dans le prix de 130 TTC, il y a donc 21,30 de TVA due à l'État (en fait encaissée pour le compte de l'État) : le commerçant, en sa qualité d'assujetti est en fait un agent « percepteur » (on devrait dire « receveur ») par subrogation assumée du Trésor.
130 - (100 + 21,30) = 8,70 : Sa marge brute !
Que croyez-vous qu'il en fait ?
Il paye le gugusse qui a déballé le produit, l'a mis en rayon, a passé la commande, a fait le chèque à son fournisseur, se doit de payer la taxe professionnelle et quelques charges sociales et locatives, etc.
Tout ce qui constitue sa « marge brute ».
Si l'essentiel correspond à des salaires du travail plus les charges sociales sur le travail, « pépère » paye la TVA sur cette rémunération directe et indirecte.
Le reste, pour simplifier, c'est du marginal.
On peut vérifier que : (108,70 HT + 21,30 de TVA) - (100 HT + 19,60 de TVA) = (8,70 + 1,70) = 10,40 = 8,70 de travail + (8,70 x 19,60 % de TVA) !
Aussi kon que ça !
On peut refaire l'opération avec un artisan ou mieux, un prestataire de services.
Inco nous le confirmera :
Prenons un expert-comptable qui ne vend que du temps (ou presque). Il vend 100 HT son heure de travail, soit 119,60 TTC pour son client.
Il achète en face pour 69 de salaire + 45 % de charges sociales diverses et variées, soit 31.
69 + 31 = 100.
La TVA est donc exclusivement payée, dans ce cas d'école, sur les seuls salaires bruts versés et les charges sociales !
Est-ce assez clair comme ça ?
Par conséquent, augmenter le taux de TVA revient à augmenter, qu'elle qu'en soit la raison, quel qu'en soit le motif et quel que soit le nom, un « profit » fait par l'État sur les salaires directs, celui qu'on empoche pour consommer, et indirects, celui qu'on touchera peut-être plus tard (si l'on tombe malade, si on est chômeur, si on en devient chèvre à en être invalidé, si on parvient à l'âge de la retraite, etc.).
Prenons maintenant le cas de l'entreprise qui exporte et celle qui importe.
Celle qui exporte ses marchandises est exonérée de TVA (principe du champ d'application territoriale de la TVA : c'est la TVA de l'importateur qui s'applique, avec quelques nuances selon qu'il s'agit d'une marchandise, d'une prestation de service rendue sur le territoire de l'importateur ou d'une prestation de service « virtuelle »).
Inco vend 100 et ne paye pas la TVA sur ses salaires et charges sociales. La TVA éventuellement due est celle du pays d'importation (ce qui va lui faire perdre beaucoup de temps pour en justifier vis-à-vis du fisc français).
Disons que si c'est en Iran, la TVA à 3 % risque déjà de mettre le « bazar » au bazar de Téhéran... pas près de passer. Et le Trésor iranien encaissera 3 sur les salaires (+ charges) frnaçais.
Pas fou le gueux.
Il importe 100 de sous-traitance, il liquide en principe la TVA d'importation, se la déduit dans ses comptes et revend le tout à 130 à son client : Il vient de faire une marge brute directe en profit de 8,70, sans même se fatiguer.
L'État ne touche que 1,70 au titre de la TVA (mais se rattrapera sur son IS ou son IR), puisqu'il n'a aucun salaire à payer ni charges sur les salaires...
Force est de reconnaître que sa qualité d'importateur est particulièrement confortable...
Et encore, il n'a même pas cherché à « spéculer » sur la constitution du prix de la prestation de service avec des bas salaires et sans charges sociales de son sous-traitant basé pas très loin en plein espace CEE, à Madère par exemple (très beau pays, d'ailleurs !).
Mais il peut faire lui-même si ça l'amuse...
Il peut même « détruire » le prix de « Gauloisie supérieure » quand ça lui chante.
Ce que ne se gênent pas de faire 1.000 métiers.
Autrement dit, plus le taux de TVA est élevé, plus il détruit de l'emploi.
Aussi simple que ça, même si c'est un peu simpliste.
Faut dire que payer de la TVA sur sa taxe professionnelle, son IS (ou IR), ses charges sociales et sa main d'œuvre, c'est d'un comique du plus haut niveau : Moi, j'adore les absurdités !
Mais c'est comme ça et pas autrement.
Bon, je fais l'impasse sur les biens durables d'exploitation. La TVA est immédiatement déductible, mais elle est repayée au fil du temps via l'amortissement.
Pas si kon que ça, le fisc a imaginé un truc de « ouf » pour les biens d'occasion les rendant exonérés. Tout le monde a applaudi au moment où ça s'est passé, parce qu'on pouvait alors, en 35 mois récupérer toute la TVA si on était un peu doué.
Ça s'est calmé depuis, mais restent de « bonnes affaires à faire » sur les bagnoles d'occase et autres machines outils.
Plus pour les immeubles...
Me suis-je bien fait comprendre, cette fois-ci ?
La TVA, c'est de l'impôt sur les salaires et les charges sociales, sinon pour la totalité, au moins pour l'essentiel !
Alors que la « CSPM », pas du tout !
Même si ça fonctionne comme d'une TCA (ancêtre de la TVA), de façon très proche de la CSG et de la CRDS, de façon identique à la cotisation sociale sur les alcools, sur le tabac, la TIPP et tant d'autres, elle taxe un produit.
Manufacturé et non pas un produit en vrac (Matière première) et sur la totalité d'un CA et pas seulement un produit.
Autrement dit, la « boîte Porsche » qu'on retrouve partout sur nos bagnoles gauloises, elle supporte la « CSPM » au lieu de fournir que de la TVA sur un très petite marge et en plus de financer le travailleur allemand (ou d'ailleurs) sans penser au mek qui monte la boîte de vitesse à Flins ou Sachaux.
Idem pour les chaussettes tricotées en Chine, les puces imprimées en Corée, ou les oranges népalaises !
Moi j'adore, parce que dès que le seuil de 5 % (ou 10 %) d'un produit manufacturé en « Gauloisie épuisée » est équipé de « produit manufacturé » provenant d'une entreprise locale non exonérée de la « CSPM », c'est toute la production qui prend un coup de vieux entre les deux yeux, puisque ça fonctionne comme une amende, à laquelle tout le monde est soumis... sauf ceux qui s'en exonèrent par avance (et conserve l'exonération par leur comportement d'achat) !
Si par hasard la « boîte Porsche » emballe plus de 5 % de prix de la voiture, c'est toute la voiture qui va prendre la « CSPM » en travers de la tronche : Renault et PSA vont faire fissa pour monter une usine aux fins fonds des Causses (ou en Corsica Bella Tchi-tchi : le rêve) !
D'accord, le pouvoir d'achat va en prendre immédiatement un coup !
Mais comme la mesure s'accompagne par une baisse des cotisations sociales généralisée euro pour euro, à redistribuer quasi intégralement aux salariés (qui ne s'imaginent même pas combien ça coûte pour de vrai*), ceux-là qui perdent d'un côté vont les retrouver de l'autre.
Et entre deux, nous aurons redonné des marges aux entreprises gauloises.
Donc du boulot, des cotisations, de l'impôt direct, de l'indirect, etc.
Bref neutre, voire positif (après un trou d'air le plus court possible si possible).
D'accord, les retraités qui n'ont plus ou peu de cotisations à assumer, eux vont déguster.
Pas bien grave : il suffira, avec les recettes nouvelles, d'augmenter leur pension.
D'accord aussi, normalement, on devrait pouvoir réduire nos importations de produits manufacturés et donc réduire l'impact bénéfique du système proposé.
Tant mieux dire-je !
Ça voudra dire que nous aurons réussi et sans passer par la case « droit de douane » qui est devenu un vocable interdit par la supranationalité ambiante (et la pensée unique qui fait son retour) !
C'est bien mieux que la Taxe Tobin, ou mon idée de CSTF (Cotisation Sociale sur les Transactions Financières) qui est exactement un droit de douane (ou un droit de mutation à titre onéreux), d'une complexité atroce (il aurait fallu distinguer entre paiement en contrepartie de biens et services et transactions financières pures et transnationales qui n'auraient pas pu rester « libres », avec tous les délires de cerveaux bien-nés pour contourner le problème).
Et sans avoir à faire la révolution « antilibérale » ou « anti-européenne » qu'on me dit vouloir allumer ou m'imputer.
Si un jour révolution il y a, c'est quand tout le monde aura adopté le même système : c'est la planète qui en sera heureuse : moins de pollution relative aux déplacements !
Et tout le monde en sera à exporter/importer des savoir-faire dans des économies recentrer sur l'échange physique local, notre avenir collectif qui se prépare sous nos yeux.
Mais c'est un autre débat...
J'y reviendrai peut-être si je n'ai pas oublié entre-temps !
En attendant, les vaches, elles peuvent toujours péter dans leur champ ce qu'elles veulent, c'est le « kon » qui achète de la vache (ou du lait) qui payera jusque dans son assiette ce que la « technocratie ambiante » taxera sur ses pêts !...
* Faites donc les comptes : Votre boulot vous rapporte 80 net, parce que vous avez payé 8 de CGS, 12 de charges sociales. Votre brut était donc de 100. Votre « boss » a payé 45 de charges sociales part patronale, plus un tas de trucs annexes. Il s'est fendu de 19,60 % de TVA sur 145 : 28,42.
Coût de votre boulot : 80 + 20 + 45 + 28,42 = 173,42.
Vous-même dépensez vaille que vaille vos 80, dont environ 8 de TVA et autres taxes indirectes diverses, 8 d'impôt sur le revenu (les bonnes années).
Pour le prix de 173,42, vous pouvez en bouffer pour réellement et seulement 64 !
Tout juste 36 %, mes bons amis !
Tout le reste ne vous a jamais appartenu pour être « capté » par autrui qui vous nargue en prétendant à cette « nécessité »... Je vous vois venir !
« Travailler plus pour gagner plus », qu'il disait « Bling-bling » ?
Permettez-moi d'en rigoler fermement...
Et il y en a qui veulent en remettre une couche ?
Les délirants...
À mon Vénéré futur administrateur de la phynance publique !
Nous avons tous les deux quelques controverses doctrinales : un de nos sujets favori reste le sort de la TVA sociale.
Lui veut l'appeler « TVA », pour être censée fonctionner comme de la TVA (impôt indirect sur la marge brute des assujettis, financé par le consommateur dans le prix de vente TTC, non assujetti par définition) ; et « sociale » pour échapper aux plafonds fixés par l'Europe, à 25 %.
D'autres veulent l'appeler « Cotisation Sociale sur la Valeur Ajoutée » et vous vous souvîntes tous que l'année passée, ça m'avait quelque peu hérissé le poil sur la tête et sur le menton !
Pourquoi ?
Non pas parce que c'était une idée au « Chi finissant », mais parce qu'il y a plusieurs définitions de la « Valeur Ajoutée » ! C'est comme ça et les gens qui causent dans le poste sans savoir de quoi ils causent, ça a une tendance indéniable à faire monter ma tension et à perturber ma sereine digestion !
Revenons donc à nos moutons. Globalement les prélèvements obligatoires en tout genre de ce pays représentent environ 6 mois de « création de valeur », tout confondu...
On ne va pas s'éterniser, l'activité du préposé au carrefour du coin en uniforme, il crée du PIB à s'agiter avec son bâton. Pour moi il en consomme puisqu'il émarge au budget de la Nation. Mais on me dit aussi que les emplois (financiers) égalent les ressources (financières), donc l'un dans l'autre, son activité est neutre pour le PIB.
Admettons, sauf que si on se traîne régulièrement 20 % de déficits publics et budgétaires, c'est qu'il n'y a pas égalité...
Tout autant, dans ces 6 mois, il faut compter avec le financement des régimes sociaux, qui représentent un tout petit peu plus que les budgets de l'État et de ses démembrements.
Avec ses mêmes déficits, moins coûtatifs pour les générations futures (pas loin de 8 petits mignards, mais quand même !
Et le même raisonnement de « neutralité » sur l'évolution de la masse du PIB.
Bon, je vous ferai grâce de Michel, parti à la recherche du PNB-B&D (Produit National de Bonheur Brut & Durable) : c'est déjà assez compliqué comme ça même pour les esprits les plus « affinés », alors le mien, pensez donc !
Le PIB, c'est aussi 27 % d'importations et un peu moins d'exportation. Disons (pour simplifier) que ça s'équilibre en valeur et que ça représente 3 mois d'activité de tous les « laborieux » du pays !
Mais pas en volume... Pourquoi ? Mais parce que nous avons aussi 3 mois (la moitié de tous les prélèvements obligatoires qui eux-mêmes représentent la moitié de toutes les activités, y compris à l'import-export) à financer...
Sur les trois quarts des achats fabriqués en « Gauloisie », le quart restant venant d'un ailleurs qui n'a pas les mêmes coûts salariaux (faut diviser par dix pour un salaire chinois) et pas les mêmes cotisations sociales (faut diviser par 100 et encore, toujours en Chine).
Plus le quart qui part à l'exportation, qui supporte bien les charges sociales et l'ensemble des coûts salariaux, mais pas l'impôt indirect, dont la TVA.
Autrement dit, prenons la vie d'une feuille de papier : On abat un arbre, qui ne coûte rien parce qu'il n'est pas replanté ni entretenu quelle que part en Asie ou en Afrique, on le scie sur place pour en extraire de la cellulose avec des salaires qui feraient honte à un SDF en Europe.
On le passe dans des bains chlorés pour le blanchir sans précaution pour l'environnement (chose impossible chez nous), qui va le transformer en pâte à papier, qui va être séchée et « bobinée », puis coupé en format adéquate, empaqueté, mis sur palette. Les palettes vont être transportées à bas prix avec de l'essence subventionnée par le « chineese governement » jusqu'à un port. La palette va être enfilée dans un conteneur, le conteneur va être embarqué sur un cargo contre monnaie sonnantes et trébuchantes.
Le cargo va faire du cabotage pendant trois mois jusqu'en Europe, ou le containeur va être dédouané à Antwerpen, à pas cher, mais selon un prix fixé juste pour la gloire et par comparaison avec des coûts de fabrication européen (Et encore, je n'ai pas vérifié, mais si ça se trouve, c'est déjà exonéré de droit de douane). Et les palettes vont pouvoir circuler librement en CEE, sur des camions Ukrainiens (eux-mêmes subventionnés) pour être livrées à la porte de votre hypermarché qui les mettra à votre disposition en rayon, TVA incluse.
Vous faites le même boulot avec des rondins abattus par les grandes tempêtes de la fin de siècle dernier, c'est déjà 3 fois plus cher, et la TVA ne fera qu'en rajouter !
Comment corriger le problème ?
Parce que tout ce qui est fait ailleurs, ça génère des chômeurs ici, qu'il faut bien indemniser d'une façon ou d'une autre pour éviter la révolution des « sans culotte » (la dernière a laissé des traces dans les souvenirs et les livres scolaires sur papier couché lavé).
Idée lumineuse des « technocrates nationaux » : on augmente les taux !
Normal, sauf que pour faire 100 de prestation sociales pour 1 « presté », il faut piquer 10 à 10 cotisants. Le jour où ils ne sont plus que 8, la faute au « grand kapital » d'État chinois, il faudra bien cotiser 37,5 pour assurer 100 aux trois sur le carreau !
Remarquez, on leur dira qu'il ne touche plus que 80, ça ramènera la cotisation à 30 pour les 8 laborieux. Et ainsi de suite !
Le raisonnement de « + de TVA » (sur la VA, sur le CA, sur ce que vous voulez) c'est en fait plus 3 pour tout le monde qui vont payer les uns 13 et les autres que 3 à travers toutes leurs consommations. Mais chacun aura perdu un petit quelque chose et « Das Gross Kapital » aura encore des clients, certes moins consommateurs, mais qu'on rassurera parce que produit cool et durable à des prix encore plus importés.
Moi je veux bien !
Mais ça durera sûrement moins longtemps que les contributions directes et indirectes réunies !
Il y a aussi la solution de dire qu'on va faire des économies budgétaires... On réduit les effectifs (ça c'est le grand « truc » de toutes les « têtes d'œuf », privées et publiques réunies... Sans penser une seule seconde qu'ils vont de ce fait être rayé de la surface du globe !
C'est de l'euthanasie politique... car il faudra cotiser encore plus en attendant qu'ils crèvent, les « out » !
Depuis Giskard à la barre, en passant par Yoyo et Titine Aubry, et jusque dans la pensée de « Bling-bling » soi-même, notre « Ô combien Vénéré Président », ça fait 30 ans qu'on applique les mêmes calculs à la kon et personne ne s'aperçoit que ça ne marche pas !
Passons, de toute façon, il faudra réduire le train de vie des « prélèvements obligatoires », on le sait depuis quelques temps !
Et un « petit plus » de TVA, sociale ou fiscale, non seulement sera neutre pour le grand kapital d'outre-terre (c'est dans son mécanisme), mais tout autant de moins dans l'emploi de « Gauloisie » ! Logique...
Ce n'est donc décidément pas le bon système.
Perso, j'avais proposé de taxer les importations ! Ooooh, pas comme une brute anti-libre-échangiste, naturellement, mais comme une « astuce » astucieuse et qui contourne l'interdit douanier de l'OMC autant que les directives européennes en matière fiscale.
Non, pas fou ! Je reste respectueux du droit et des engagements internationaux du pays que je suis destiné à redresser coûte que coûte quand vous m'aurez tous élu Président (à n'en pas dessaouler pendant des semaines à picoler la cave de l'Élysée avec les « potes » !).
Et puis ça tombe bien, j'ai le cerveau façonné à trouver le « schéma idoine » pour contourner à peu près toutes les règles légales quand ça m'arrange, sans jamais les violer (sauf en matière pénale, là je ne sais pas faire et ne veux pas faire : c'est d'ailleurs pour ces raisons que je ne suis pas avocat !).
Il suffit de mettre une « Cotisation Sociale sur les Produits Manufacturés », généralisée sur le chiffre d'affaire de tous les assujettis à la TVA.
Pas compliqué : ça se prélève exactement comme la TVA, mais ça ne s'impute pas sur la TVA ni sur la « CSPM amont ». Donc, ça part direct dans les prix et ça remonte direct au Trésor par trimestre, qui va pouvoir régler une partie de son passif et subventionner un maximum les régimes sociaux sans autres souci.
Bon d'accord, ça vient obérer le pouvoir d'achat des résidants de « Gauloisie supérieure », mais ça n'est pas bien grave, car il faut en exonérer les entreprises « écologiquement durables », car le taux est fort. Disons 50 % du CA (voire 100 % du CA HT).
(Je dis « écologiquement durable » parce que c'est à la mode, je pourrai dire « économiquement effroyable » quand ça deviendra à la mode, ou « politiquement alter quelque-chose » si ça fait bien sur le moment) !
Et comment distinguer une entreprise « politiquement alter truc » d'une autre qui ne l'est pas ? Eh bien, cette « CSPM » est portée sur facture entre commerçants, industriels, importateurs, artisans et professions libérales, pour tous leurs achats (c'est la seule obligation légale) comme tout autre prélèvement à la vente.
Si plus de 5 % de leurs achats supportent de la CSPM, ils y seront eux-mêmes assujettis. Moins de 5 %, ils sont exonérés en totalité (un peu comme l'ancien contre-prorata de déduction de la TVA, les spécialistes apprécieront, car c'était déjà « à partir de 10 % »).
Il y aura donc des entreprises qui achèteront à des importateurs (ou importeront directement) et seront soumis à la « CSPM ».
Des redistributeurs qui feront gaffe ou devront payer (et faire payer leurs clients).
Naturellement, les dédouaneurs, en auto-liquidant la TVA à l'import, ils seront tenus de liquider la nouvelle « CSPM ».
Naturellement, les services fiscaux seront rassemblés à rescousse pour contrôler régulièrement l'honnêteté des entreprises face à leurs obligations légales (je rassure ainsi le syndicat autonome des fonctionnaires de Bercy) et proposeront des radiations d'exonération à décider par les Préfet et sous-préfet...
Sauf sur les produits exonérés, qui seront tous des Matières Premières non transformées, minerai de fer, de bauxite, le pétrole, blé, riz, etc. livrés en vrac !
D'où la nuance « Produits Manufacturés » (et semi-manufacturés) a contrario du « vrac »...
Naturellement, rien n'interdira d'importer en vue de réexporter en exonération, comme actuellement, ou de faire transiter des produits sous-douane à travers notre territoire : on n'est pas des chiens et il ne me viendrait absolument pas à l'esprit de fragiliser l'Europe de la libre circulation des marchandises, quelles qu'elles soient !
On parle aussi de « produit manufacturé » parce que les prestations de service sont désormais soumises à la TVA du pays qui en est à l'origine, peu importe le pays de destination finale au sein de la communauté européenne.
Après, au consommateur de trancher... S'il veut des tomates espagnoles à bas prix, il lui faudra sans doute trouver un distributeur spécialisé, mais qui peut être de nouvelles grandes enseignes de la distribution (qui existent déjà d'ailleurs !).
Mais à prix égal, il est probable que le bon goût franco-gaulois fasse la différence...
Et que fait-on de toutes ces recettes sociales en trop ?
Eh bien,
1 - Vous me supprimer les charges sociales part salariale, c'est 20 % de plus dans le portefeuille des « in ». Nettement moins pour se compenser tout juste sur les « out » et autres inactifs. Et rien du tout pour les « rentiers en immeubles » et autres valeurs mobilières, ces ignobles « Gross Kapital » !
Ça tombe bien aussi parce que tout confondu, le pouvoir d'achat piqué sur un quart du PIB, correspond justement à quelque chose comme 10 % du même PIB soit la moitié du bonus !
« Bling-bling » devrait tôt ou tard y venir et il devrait profiter de l'occasion d'être aussi Président de l'Auguste Europe pour six mois, pour faire passer l'idée auprès du Conseil.
Il suffira ensuite de répandre la nouvelle chez les 27 et à l'OMC, puis d'ajuster au fil du temps et de soigner et les bas revenus de remplacement et tous nos 13 millions de malades et de handicapés avec de la subvention chinoise !
2 - Normalement, à terme, les importations devraient diminuer ou être formidablement subventionnés par les pays exportateurs.
Là encore, ça tombe bien... S'ils ont envie de subventionner nos régimes sociaux, ils sont les bienvenus ! Et même vigoureusement soutenus...
S'ils rétorsionnent, pas bien grave : nous n'avons rien à leur vendre que notre formidable « technologie sensible ». On gardera notre avance pour nous !
Car, me diront les cassandres, ça va détruire des emplois hautement qualifiés.
Pas vraiment : ils seront forcément redéployés, par la bouffée d'oxygène ainsi donnée aux PME locales, qui se trouvent asséchées de « grands talents », tous phagocytés par les « grandes entreprises » exportatrices, quand ce n'est pas pour être directement aspirés par des pays nettement plus en avance technologiquement...
Au moins, ils auront du taf au pays et ils seront capables de créer des emplois dans nos plaines et vallons, au lieu d'aller le faire ailleurs.
Demain, nous serons peut-être capables de savoir faire des machines à laver au lieu de les importer d'Allemagne, des boîtes de vitesse autrement que dans les usines Porsche...
Même qu'elles pourraient être relocalisées dans nos verts pâturages laissés en friche par la PAC.
Et rassurez-vous, vous aurez toujours du Coca-Soda au même prix : l'eau, les boîtes, et les usines sont toujours du côté d'Evry.
Seule la licence (une prestation de service) et la poudre de perlimpinpin (si elle ne représente que 5 % du bidule) est d'origine extra-terrestre !
Ça limitera ainsi les évasions de marge exonérée d'IS...
Merci qui ?
Mais votre serviteur, l'Ignoble Infreequentable !
PS : À tes commentaires acerbes z'et acides, Inco !
Car j'ai une suite : Une réforme globale de la fiscalité dans les tuyaux... en cohérence avec ce « petit détail » social.
Merci de vos contributions.
La suite (faut rester honnête, dans la vie…) : les effets torrides mais cachés d’une augmentation de la TVA, pour un peu plus tard !
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