Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

Y'a des claques qui se perdent...

 

 

Combien de temps ?

 

Combien de temps durera cette mode « toute nouvelle toute belle », qui oblige tout le monde ou presque à avoir plein la bouche du New-Deal et de Bretton Woods ?

À cracher dans la soupe qui les a nourris jusque-là ?

En tout cas, c'est l'occasion d'entendre quelques énormités que personne - ou presque - ne relève...

Si, Zimernn qui me fait rire à se débattre dans ses propres contradictions, Garello qui m'inspire ce billet, éventuellement Baverez qui est en train de retourner sa veste et quelques-uns qui « se la pètent » pour vendre encore un peu de papier...

 

Car j'ai noté pour vous dans le très sérieux « Les Échos » du matin où la rubrique « chiens enragés » ne tient même pas sur un quart de page, où il n'y a ni « Sud-Ô-Kul/Tête-au-nord », ni météo ni même l'ombre d'un horoscope, dans un éditorial du 7/10 dernier, qu'on pouvait lire (très sérieusement) à propos de la crise encore devant nous :

 

« La bulle idéologique apparaît en pleine lumière, dans toute son ampleur. Cette bulle idéologique, la religion du marché tout-puissant, a de grandes ressemblances avec ce que fut l'idéologie communiste. Elles ont régné sans partage pendant plusieurs décennies : sept pour le communisme, presque quatre pour l'ultralibéralisme ».

Encore un « mot » lâché aux fauves dans la fosse aux lions...

Et que ça va nous en faire rebondir, des « étatistes » au pouvoir, chez Marianne et au Nouvel Obs !

 

« Depuis la mise en œuvre, par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, de la doctrine de Milton Friedman, le rouleau compresseur idéologique libéral a tout balayé sur son passage. »

Friedman, un idéologue libéral thatchérien ?

Tu diu !

Apôtre de la libération des marchés, des dénationalisations et de la réduction de la fiscalité, certes.

Mais j'avais surtout et seulement compris que ce gusse-là avait compris un truc très simple que nous avions vécu en « Gauloisie supérieure » de 1981 à 1983, sous le règne de Mauroy, très avant tout le monde.

 

Dès 1962, il écrit que Keynes pourrait se tromper.

Une « relance de l'économie » par la consommation (aujourd'hui ses apôtres à lui préfèrent le terme tout récent de « relance par l'investissement »... encore faut-il avoir des projets d'investissements... Enfin, passons : on va bien nous coller des panneaux d'injonction et autres interdictions le longs de nos routes comme autant d'investissements : vachement productif !) ne peut que relancer l'inflation.

Que celle-ci ne peut que détruire des emplois et paupériser les masses laborieuses... en détruisant la valeur de la monnaie et par contrecoup celle des capitaux investis et du coup ruiner les classes moyennes...

Qu'il faudrait donc mieux prévoir un taux de croissance de la masse monétaire maîtrisé pour accompagner les créations de richesses laborieuses...

Ce que finalement « Reagan et sa clique » se sont bien gardés de faire, au point qu'on ne mesure plus la masse monétaire et ses évolutions depuis 2006 !

Mais je dois tomber d'une autre planète...

Il y a parfois des moments désopilants comme celui-là, où je m'étonne moi-même de l'époque et de la planète dans lesquelles je me dois de survivre encore un peu...

 

Pour le reste, autant que je me souvienne, se sont Reagan et Thatcher qui s'en sont inspirés, un peu après que « barbiturique » (je vous recommande la lecture de ce « post » de septembre 2007) ait lui-même échoué sous « Giskard à la barre » du monétarisme appliqué (à leur « sauce » anglo-saxonne).

Quand je vous dis qu'en « Gauloisie », on reste « avancé »... ce n'est pas pour rien !

 

Donc, « l'ultralibéralisme » est hissé au niveau de l'idéologie communiste et marxisante ? « L'autorégulation du marché est un mythe idéologique, le jeu des acteurs économiques affranchis de toute règle ne converge pas mais, au contraire, diverge gravement, aidé en cela par le naufrage éthique de certaines élites financières. Bref, la doctrine friedmanienne est erronée parce que toute mécanique humaine sans contre-pouvoirs ne tend pas vers l'équilibre mais vers la spéculation, c'est-à-dire vers la déraison ».

Ok pour les z'élites, je ne suis pas le dernier à m'en moquer gentiment...

Pour le reste, pourquoi pas ?

La démocratie ne veut-elle pas aussi dire « cause toujours ? » après tout.

Perso, j'avais plutôt cru que tout ce qu'un cerveau peut faire, un autre peut le défaire.

Et quand un contrepouvoir devient l'allié naturel du pouvoir, un peu comme la jambe gauche et la jambe droite, là il pouvait y avoir débordement qui pouvait aller très, très loin (selon le vieux principe qu'un kon qui marche ira toujours plus loin qu'un intello assis).

Encore fallait s'élancer dans la bonne direction... Donc avoir aussi un cerveau en état de fonctionner.

 

Le communisme triomphant pendant 7 décennies ? Je la trouve très bonne ! Pas vous ?

Où donc au juste ? Chez les arriérés ? Le « deuxième monde », celui qui a loupé la révolution industrielle ! Et qui s'est ramassé une gamelle tout seul comme un grand, sans un coup de fusil ?

Et « l'ultralibéralisme » 4 décennies ?

Chez qui au juste ?

 

Dans notre monde à nous ? En « Gauloisie avancée », par exemple ?

Quel est donc le Président ou le premier ministre gaulois qui aura mérité de passer pour « libéral » dans notre beau pays que nous aimons tant ? Montrez-moi, SVP !

 

Notre pays s'est enfermé dans son étatisme séculaire, jacobin au possible.

Les impôts et les charges n'ont cessé d'augmenter en 4 décénnies.

Ils n'ont cessé d'alimenter des dépenses publiques galopantes.

L'endettement public a pris le relai depuis plus de 3 décennies de l'endettement des ménages, handicapant lourdement notre économie... « libérale ».

La propriété privée a été molestée à chaque occasion au grand profit de « l'intérêt général ».

Le droit de produire, ce seul droit-là a été conditionné, mis sous quotas agricoles, sanitaires, conventionnels, par décret ou par loi (Tiens à propos Michel : La loi Royer dans la distribution...).

Jusqu'au droit du prolétaire de ne travailler que 35 heures (Titine Aubry et Tonton « Yoyo ») et pas plus avec interdiction d'aller faire des heures sup le soir à faire la plonge ou de monter des carreaux de plâtre chez le particulier le dimanche.

La réglementation est étouffante à tous les niveaux y compris jusque dans « l'assiette du pauvre ».

Les syndicats sont tout puissants, font la pluie et le beau temps dans la rue, que ça n'étonne même plus personne chez nous, mais pas à l'étranger...

Ces fameux « observateurs étrangers » qui classent aussi la France comme le dernier pays communiste du monde !

 

Aucun de nos hommes de l'État nationaux et leurs clientèles de coquins et de copains n'ont jamais cessé, dans le monde entier, de résister à la vague de concurrence née de la mondialisation qui emportait leur souveraineté comme fétu de paille (et nos entreprises et leurs emplois sous leurs tropiques).

Ils en ont même tout tenté pour reconstituer des cartels de gouvernants (G7, G8, G4, Euro-groupe, etc.) à chaque fois qu'ils le pouvaient.

Même la « crise financière » n'est ni plus ni moins que la conséquence de politiques monétaires et bancaires mises en place, aux Etats-Unis comme ailleurs, par les gouvernants successifs, imposées par des instances internationales « libérales » paraît-il, à des pays et population qui n'en demandaient pas tant.

Est-ce « libéral » d'arracher le mil pour fabriquer du cacao ? D'enlever du bananier pour faire du sucre ?

Faire passer tout cela pour de « l'ultralibéralisme », faut pas pousser : c'est marrant mais mensonger !

 

L'intelligentsia de mon pays qui surfe ainsi sur ces poncifs ne fait que démontrer sa totale ignorance de ce qu'est le marché, un marché (même à Rungis), veut d'abord veut dire « accord », « contrat », « échange volontaire ».

Passer un marché, c'est « concilier des intérêts apparemment opposés » qui mettent en œuvre la diversité des talents, des moyens et des goûts bigarrés.

« Le » marché c'est le « pouvoir du choix ».

« Le » marché c'est « la transformation d'un conflit en harmonie ».

« Le » marché c'est un processus de découverte de l'autre, révélant les préférences de « personnes libres » à travers des indicateurs de prix, de volume, de temps et de profits, coordonnant des millions de plans individuels éparses.

Rien d'autres : il ne faut naturellement pas y voir une idéologie.

De toute façon, ça existait bien avant toute idéologie...

 

Le « libéralisme » n'est d'ailleurs pas « le marché ».

Si c'est une « idéologie libérale » alors il s'agit d'une philosophie de la Liberté.

Elle est très antérieure à Friedman et elle est française aussi bien qu'anglo-saxonne : c'est J-B. Say, B. Constant, A. de Tocqueville, F. Bastiat, J. Maritain et tant d'autres depuis Voltaire, qui ont écrit les plus belles pages de la pensée libérale, des pages qui ont inspiré le monde entier, mais pas trop souvent leurs compatriotes.

Le libéralisme n'est pas une recette d'efficacité économique, c'est une « pétition pour la Dignité de la personne humaine ».

C'est l'abolition de l'esclavage comme point d'orgue de l'abolition des servitudes, des privilèges, qu'ils soient nobiliaires, cléricaux ou sociaux, voire socioprofessionnels.

Le libéralisme repose sur une certaine manière de voir l'être humain : créatif, désireux d'épanouir sa personnalité et de progresser grâce à ses talents, à son travail, à son « génie » irremplaçable.

Il est « serviteur » pour être au « service de », sachant qu'il ne peut exister et se développer qu'au contact d'autrui, enraciné dans une communauté et à l'écoute des besoins des autres pour satisfaire les siens propres.

Hommes libres, hommes « imparfaits mais perfectibles » parce que capable d'erreurs mais aussi doté de Raison qui permet de tirer la leçon des erreurs, de les corriger.

 

Dans ces conditions, mettre le libéralisme sur le même pied que le marxisme, franchement, c'est épuisant.

Y-avait-il un tel « humanisme » dans la doctrine marxiste ?

Pas que je sache : Le communisme reposait d'abord et avant tout sur la « haine d'autrui » au lieu de l'harmonie, sur la violence au lieu du contrat, sur la puissance au lieu de la confiance.

Ça en fait des « nuances » !

Pour ceux qui ne savent pas, le communisme en a fait la démonstration tous les jours durant 7 décennies et encore aujourd'hui dans quelques contrées réputées depuis peu « non terroristes » !

 

Confondre ainsi « libéralisme » en l'assimilant à de « l'ultralibéralisme » pour mieux dénoncer la « dictature des marchés » qui n'est qu'en fait celle de la « ploutocratie dominante », c'est une injure, une faute lourde faite à « l'Intelligence », qui fera le jeux de toutes ces idéologies qui veulent m'imposer leur façon de penser, remplaçant une dictature de la « pensée unique » par une autre.

 

Injure grave faite à tous ceux qui ont soutenu la cause de la Liberté et cette idée de l'essence de l'Homme ;

Injure à tous ceux qui osent des relations humaines harmonieuses et pacifiques, parfois au péril de leur carrière quand ce n'est pas de leur vie, même sous nos tropiques ;

Injure à tous ces peuples tenus en esclavage qui n'aspirent qu'au libre-échange et la libre-entreprise, mais surtout pas à la mise en place d'une « nouvelle nomenklatura » qui arrive à grands pas ;

Injure à tous ces peuples enfermés dans leur misère par un siècle d'économie dirigée et un demi-siècle de planification propre au « consensus de Washington » et leurs outils internationaux (FMI, Banque Mondiale, OMC, et j'en passe), dévoyés qui ont ruiné le Chili, l'Argentine, l'Afrique équatoriale, etc. ;

Injure à tous ceux qui voudraient maintenant rejoindre ces économies émergentes, à tous ceux qui ont pris le train de la mondialisation et espèrent libérer des millions d'êtres humains de l'incertitude et de la servitude.

 

Franchement, il y a des claques qui se perdent : Retourner ainsi sa veste par simple jeux de mots « pour faire mode », se plier aux diktats de l'autre « pensée unique »... pour un intello-parigot, même rive droite, ça fait désordre !

 

Quand donc des hommes debout, SVP ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
Bonne question...Mais la réponse n'est pas sûre : qu'en savent-ils eux-mêmes si ce sont des meks ?Quant aux filles, que peuvent-elles raconter aux meks sur le sujet ?
Répondre
C
Quand les hommes se mettent à parler d'accouchement, je ne me rends pas bien compte de ce que ça représente pour eux !Un vide, un manque ?Faut aller voir un psy !
Répondre
I
Accouchement dans la douleur ?En attendant, tu assistes à un exercice de maïeutique appliquée.Mais pour une fois, je n'en contrôle pas vraiment les conséquences.
Répondre
C
Ca barde pour le "libéralitisme" on dirait...
Répondre
I
Je crois aussi, Michel, que même aux USA, les mouvements consumériste comme celui de Ralph Nader se sont plantés dès qu'ils se sont mis à faire de la politique.Ce que ne font pas 80 millions de consommateurs et Que choisir ?Le consommateur n'est pas un citoyen mûrs : il aime qu'on le bichonne, qu'on lui flate l'égo et qu'on le fasse fantasmer.A voir comment GDF ou EDF vendent leur truc dans les psots publicitaire, les types qui fabriquent les "tas de boue à roulette".Si il n'y a pas de sexe suggéré, ils ne savent plus faire les publicitaires : ils vont en devenir des idiots gavés au numérique et ça va sombrer.Là peut-être aura-t-on une chance que le consommateur redevienne un citoyen éclairé. Mais je n'y crois pas beaucoup.Par ailleurs, j'espère que tu enregistre une hausse de ton audiance, Michel, avec ces liens.10 % de monnaie fondante ?Bé ce n'est pas un drame ! Alors pourquoi pas ?Mais faut pas rêver : si ces 10 % là devaient encore diminuer de 10 % les coûts de la "solidarité active", ce serait le panard. Mais ça ne fera même pas 5 % au mieux, puisque les prélèvements obligatoires qui financent déjà (assez mal peut-être) cette solidarité sociale sont déjà au niveau de 50 % dépassé."Progrès" presque insensible, au final !
Répondre