La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Le Revenu de Solidarité Active
Pendant que ma « petite sœur » commençait à préparer mon retour, passant ses soirées à téléphoner à ses copines, pas dupes du trajet putatif que je lui avais indiqué pour détourner le trafic routier des « grands retours » à mon profit, Hirsh (pas l'acteur, mais l'énarque ex d'Emmaüs) présentait en Conseil des ministres les nouvelles mesures d'insertion promises depuis si longtemps, après que quelques-uns en firent l'expérimentation sur le terrain.
Pan ! Même pas le temps de se retourner, que déjà les prélèvements fiscaux augmentent de 1,1 %, sur les seuls revenus du patrimoine.
Les CSG, CRDS et autres prélèvements sociaux, au taux global de 11 % rapportaient déjà 11.453 millions d'euros, soit à peine 104,118 milliards des « rentes bourgeoises » (version Karl, Marx, pas Groucho) et que par la magie des mots, 1 % sur cette assiette là, au lieu de se contenter de rapporter mécaniquement et mathématiquement 1,14 milliard, se transforme par la magie du « Verbe » en 1,5 milliard !
« Bling-bling » et sa calculette dans leurs œuvres !
Z'auraient peut-être intérêt à investir dans du matériel neuf, non ?
Passons, c'est déjà assez drôle en soi, mais le plus comique reste quand même que même la gauche ne s'y oppose pas (sans relever l'erreur de calcul)...
Pour une fois (de plus) que « ça taxe », envers et contre toutes promesses électorales, au PS on n'aurait pas fait mieux (souvenez-vous de l'IGF de « Tonton Mythe-errant » qui devait financer le RMI !...)
Faut dire que pour 2009, entre les 0,3 % de prélèvements en plus pour soutenir les retraites, la taxe sur les mutuelles et les assurances, les prélèvements sur quelques niches sociales de « type gaulliste » pur jus que sont l'intéressement (qui va devenir obligatoire avant d'être fortement « incitée » et la participation), la taxe sur les opérateurs internet et les téléphones mobiles, les nouveaux malus écologiques et le plafonnement éventuel des « niches fiscales », c'est près de 4 milliards de prélèvements supplémentaires qui sont déjà prévus !
Va y avoir comme du « débat » dans les semaines à venir sous les deux hémicycles de la République...
Des « os à ronger »...
Pour « queue de cerise » : même pas 10 % du déficit budgétaire !
Passons z'encore. Là où l'on rigole encore plus, c'est que l'histoire ne dit pas si la nouvelle taxe sera ou non insérée dans le dispositif du « bouclier fiscal » !
Qui ne dit mot consent, dit-on en rase campagne. Il y a donc fort à parier que l'effet annoncé des recettes supplémentaires prélevées sur les mieux nantis vers les plus pôvres d'entre-nous, ce qui est somme-toute parfaitement justifiable, donc payées par les plus riches dotés de « capitaux », ce qui est la logique affirmée et fédératrice, risque de... ne pas être assumé par ceux-là, une fois de plus !
Au nez et à la barbe des classes moyennes et des suppôts du « socialisme à la française », qui une fois de plus n'ont rien vu venir !
Merveilleux d'hilarité...
Reconnaissons quand même, que pour le moment, seuls les « gars du ventre mou » s'opposeraient à ce que la nouvelle taxe soit incluse dans le calcul du plafond...
Un peu comme quand « Ballamou », autre suppôt du centrisme ventripotent, nous avait fait le coup de la CGS non déductible...
Autrement dit, une fois z'encore, on pique le pognon à ceux qui n'en ont pas assez, pour redonner à ceux qui en ont moins : mécanisme de nivellement par le bas s'il en est.
Car, il faut aussi annoncer que l'essentiel du futur RSA sera financé non pas par une taxe de plus, mais par des économies... non pas sur le train de vie de l'État - pensez donc ! - mais par un réarrangement de la PPE, qui justement profite aussi à ceux-ce qui « bossent mais pas assez cher ».
Perso, je croyais que « Bling-bling » avait été élu pour réduire les déficits et contenir l'endettement tout en maintenant un niveau de vie « acceptable » pour le plus grand nombre et booster un peu les moteurs de l'économie.
Car la meilleure façon de réduire la pauvreté rampante, c'est encore d'avoir un gâteau plus gros à partager à la fin qu'au début : souvenez-vous de Jésus multipliant ainsi les pains et les poissons (encore une histoire de « papiste », je sais) !
Là, pas de miracle : On aura tous moins à la fin qu'au début. Et de déjà nous raconter que c'est la faute à la crise.
C'est sûr que quand on ne se donne pas les moyens d'en réduire les effets au quotidien, les choses ne peuvent guère s'améliorer.
Bref, je constate qu'entre le moment où je vous ai confié les clés et le moment où je rentre, les choses se sont encore dégradées.
On ne peut décidément plus faire confiance à personne !