La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Faire payer les salauds de pauvres !
Faut pas croire que parce que les « chefs » se remettent de leurs émotions de la saison en se la coulant douce quelques jours que ce sont aussi des vacances pour nous ! Il reste les « seconds couteaux » !
Et ceux-là ne manquent pas non plus d'idée pour « penser notre bonheur » à notre place.
Ça s'est passé le 4 août dernier : Dans la torpeur estivale, passé juste le temps de saluer l'abolition des privilèges (dont chacun constate que finalement, quand on chasse le naturel par la porte, il revient au galop par la fenêtre) qui n'est désormais plus qu'un vague souvenir (qui a eu pourtant « coûté chaud » à quelques têtes) l'idée de l'année a pu être annoncée : on va taxer la « malbouffe » !
Suivez le raisonnement : première proposition « Y'a trop de « gros » et ils sont trop nombreux ! » C'est une question de santé publique. Admettons !
Je n'ai pas d'opinion arrêtée sur le sujet, sauf que ma grand-mère expliquait qu'il valait mieux faire envie que pitié. Mais elle était d'un autre millénaire...
On pourrait penser que dans la grande sagesse des « élus du peuple », il puisse être décidé d'improviser des cours de diététique appliquée jusque dans les ékoles de la République, par exemple.
Il y avait bien des cours de cuisine, dans le temps... histoire d'apprendre à sucrer les fraises avant l'heure !
On pouvait imaginer que Ségala (le pubeux de la Vème) nous concoctasse l'idée d'une campagne d'information, genre, « le tabac tue », « la vitesse tue la planète » et sa couche d'ozone, « trions nos déchets, c'est bon pour la planète », « Manger bouger au moins 5 fois par jour », c'est bon pour votre petit cœur (et on respire mieux ensuite) !
On aurait pu même envisager de prohiber la vente et la circulation des matières grasses culinaires et tout autre produit à base de gluten et de féculant assembler à la va-vite, tel qu'il s'agisse de « bombe calorique » qui ne tiennent pas à l'estomac et ne nourrisse finalement pas correctement !
On aurait pu inventer un système de permis à point, de carte de rationnement pour les accrocs : un big mac par semaine et par personne, pas plus. Un sandwich par mois...
Prohibition des pâtes Toutiquanti, sauf à être délivrées en pharmacie et sur ordonnance, seules officines à garder l'autorisation de distribuer les pommes de terre de Parmentier...
Ç'aurait pu être rigolo et très éducatif : après tout, la vitamine C, quand elle est distribuée sous forme de jus d'orange, c'est-à-dire à dose homéopathique, c'est du ressort de l'épicier ou du marchand des 4 saisons.
La même molécule, en solution soluble d'acide ascorbique concentré, eh bien il faut faire 7 ans d'étude après bac pour pouvoir en faire commerce : Pourquoi pas la « malbouffe » ?
« Ils » auraient aussi pu penser qu'on aurait été « moins gros » à manger des légumes frais, des fruits frais, des mets moins salés, des boissons moins sucrées en subventionnant soit les acquéreurs soit les fabricants de tels produits...
Eh bien pas du tout !
« Ils » nous préparent une taxation accrue, via le basculement au taux normal de TVA des produits taxés jusque-là au taux réduit, soit + 14,1 % pas moins, tout ce qui sera réputé « cause d'obésité » !
Et c'est qui qui propose ce genre de chose ?
L'IGAS, les mêmes qui se sont insurgés contre Crozemarie et sa ligue contre la Cancer, les mêmes qui nous ont proposé de redessiner la carte hospitalière du pays en fermant quantité de sites, les mêmes qui sont à l'origine de l'idée d'une limitation des actes par les praticiens, les mêmes qui...
Aidés par les quidams de Bercy, en l'occurrence (pour faire le calcul de la « règle de 3 », imagine-t-on) !
Les « ceux-ce » qui pensent très fort à notre bonheur de cotisant au « régime général » (et aux autres !).
Fantastique, non ?
Et qui qui paye les 14 % de plus ? Bé justement les « ceux-ce » qui n'ont pas trop les moyens de se payer des repas équilibrés, autrement dit les « salauds de pôvre », les « ceux-ce » qui se démerdent débrouillent avec leur Smic pour payer leur loyer, l'électricité, l'eau, le gaz, quelques vêtements et se retrouvent avec 13 €/jour et par famille pour assurer au moins 2 repas, à bouffer des pâtes, de la purée, et des bouts de pains pris comme sandwich avec une peu de pâté pour chien pour donner du goût !
Parce que quand on est « plus riche », on fournit de la viande à ses mômes, et jamais la même deux fois de suite, du poisson frais, des laitages choisis, on leur colle des fruits et des légumes achetés dans les boutiques bio, des salades assemblées soi-même, on leur donne à boire de l'eau minérale, et on évite les crottes vendues à la va-vite dans les boutiques du « prêt à bâfrer », mélangeant allègrement gras polyinsaturé avec fécule, genre frittes à gogo ruisselantes ingurgitées avec un coca !
Ce qui évite d'avoir à se promener sur les plages de Balagne (et d'ailleurs) en surcharge pondérale manifeste, dégoulinant de la couenne entre deux bouts de tissu servant de maillot de bain estival !
Que j'en ai même vue une qui avait les « fesses devant » (le ventre qui descendait jusqu'aux genoux) et les mêmes derrière, à leur place, il faut dire aussi...)
Bref, vous êtes gros parce que vous mangez mal. Vous mangez mal parce vous n'avez pas trop les moyens de manger équilibré.
Eh bien demain vous mangerez encore moins bien, parce qu'on va vous en piquer encore plus au fond du porte-monnaie !
J'en reste outré !
Scandalisé.
Vraiment.