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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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C'est aujourd'hui que ça se décide !

 

« Nanar le Flambeur » revivra-t-il, « Nanar la grande gueule » nous reviendra-t-il ?

 

Il y a parfois des moments de pur bonheur, qui s'ils n'étaient pas des occasions perdues de la fermer nous rendrait peut-être très triste notre beau pays de « Gauloisie suprême » !

 

« J'ai rapporté beaucoup plus d'argent au contribuable que je ne lui en ai coûté », se justifiait « Nanar la grande gueule » dans « Le Monde » à propos du « fisc », après qu'un tribunal arbitral ait décidé qu'il devait toucher 360 millions d'euros (2,361 milliards d'ex-francs gaulois) dans l'affaire l'opposant au Crédit Lyonnais.

240 M€ au titre de son préjudice matériel,

45 M€ au titre de son préjudice moral,

75 M€ au titre des intérêts courus depuis le début de l'affaire...

 

Crédit Lyonnais, transformé depuis en « LCL », la banque qui sait faire plaisir à ses clients !

« Ça, c'est sûr ! » aurait dit la « Mère Denis »...

 

C'était du temps de sa nationalisation voulue par la « Gauche caviar au pouvoir » de l'ère « Mythe-errant » : autrement dit, « main basse sur le grisbi » !

C'était le temps de la « promotion Titanic » faisant arriver au pouvoir de cette banque-là un « haut fonctionnaire » des finances dans le fauteuil de pédégé !

C'était le temps où Mauroy, alors premier des ministres réglait ses comptes avec les « grandes familles « ch'timi » en commençant par les « frères Willot » qui n'ont pas tardé à goûter de la prison pour racheter des entreprises, les dépecer à la découpe et repartir vite fait de leur champ de ruines, la même technique que « Nanard le flambeur », avant d'en faire plier d'autres qui ont courbé l'échine pour survivre dans le « grand nord ».

 

C'était le temps des lois Auroux où l'on parlait déjà de la réforme des procédures relatives aux entreprises en difficulté (avec renforcement des pouvoirs d'une « clique de la sauvegarde ») et de « tailler » dans les Tribunaux de commerce (réforme toujours d'actualité un quart de siècle plus tard, mais qui est un tel « fromage » pour tous les « frangins » qu'elle n'est pas prête de voir le jour, rassurez-vous !).

C'était le temps où « Nanar la grande gueule » a pu surfer et savait déjà faire, abrité par le « savoir-faire » de Fellous, débauché de chez Fidal.

 

Il se trouve que je connaissais Fellous, pour l'avoir croisé sur des dossiers communs : j'avais eu notamment pour tâche, au début de mon activité salariale en cabinet, de défendre les intérêts de certains actifs qu'on ne qualifiait pas encore de « pourris », face à une administration fiscale qui n'y allait pas avec le dos de la cuillère !

J'ai eu entre les mains les dossiers des plus explosifs de quelques liquidateurs de la rive gauche (et même droite), de quelques-uns de leurs bras « droit et gauche » qui se faisaient recaler pour des plus-values juteuses faites par épouses, concubines ou maîtresses interposées (il y a prescription, on peut en causer) ;

De cette entreprise de caravane leader sur son marché, dont on voit encore quelques productions circuler sur nos routes actuelles, qui s'est littéralement fait découpée à la tronçonneuse en deux temps et trois mouvements ;

De telle autre, leader du « transport régional local », émouvante à souhait, dont les livres comptables étaient recouverts du sang de l'ancien patron « historique », suicidé quand il a découvert comment et par qui il avait été ruiné en pas deux semaines, toujours les mêmes vautours organisés en bande.

Le nom des sociétés de Tapie circulait déjà, mais sous le manteau : on n'avait pas encore accès aux bases de données des greffes de tribunaux aussi facilement qu'en « trois clics » sur Internet.

 

Et j'ai croisé Tapie, une fois sur le plateau de Saclay, le jour même où j'ai croisé mon père venu lui aussi pour l'entendre causer.

Perso, mon « boss » de l'époque m'avait chargé d'élaborer un « scoring » devant permettre de déclencher les procédures d'alerte nouvelle : il était le CAC de Goupil, de la Banque Hervet (d'avant leur faillite) et pétochait à l'idée de voir sa responsabilité engagée de façon impromptue et par mégarde.

 

« Mon » « scoring » est toujours utilisé, mais par d'autres que moi (un algorithme compliqué monté sur Multiplan avec l'unique PC sous DOS du cabinet qui donnait automatiquement un indice synthétique en fonction de l'activité : c'était une combinaison astucieuse de 5 autres « scoring » existants ! Banque de France, CDC, CCF, Conan & Holder, Collongue, plus quelques ratios « incontournables » tirés des réflexions de mon « big boss » et de mes observations personnelles, en fait, la « clé de voûte »).

Mon père, lui, venait « aux nouvelles » : il était « chef », il n'avait de compte à rendre à personne.

« Nanar » était arrivé en fin de colloque, au volant d'une Porsche dernier cri et au bras d'une « bimbo blonde », qui n'étaient pas à lui, ni l'une ni l'autre !

Pour nous mettre la piqûre et nous dire la seule chose passionnante dans son discours, c'est que dans son métier, « celui qui réussit c'est celui qui dure » !

Et pour durer, à un moment où à un autre, il fallait se mettre à l'abri en entrant en politique.

Ce qu'il a fait, mais plus tard.

 

Je crois l'avoir recroisé, des années plus tard, quand il avait encore du « crédit » auprès d'Haberer et de la SDBO (la filiale sulfureuse du lyonnais par qui le scandale est arrivé).

A... (ce n'est pas encore vraiment prescrit, l'instruction coure toujours et depuis j'ai oublié, excusez-moi Monsieur le Juge), un autre « flambeur » patenté des structures off-shore de ladite banque, ramassait des entreprises de gros alimentaire dans toute la Gaule ! Que des « crevards » et c'est ce que j'étais venu à expliquer avenue Kléber, mandaté pour cela par le syndicat d'un de mes patrons suivants (il était aussi le Président du syndicat de la profession et j'étais « son jeune » de confiance), tentant de rappeler que sans « stratégie industrielle », finalement, c'était payer des retraites en or à tous ces types qui allaient de toute façon disparaître.

Les mêmes qui se la pétaient au plus haut degré et au précédent congrès du syndicat qui nous avait promené jusqu'en Andalousie (très, très beau pays !).

Et une voix reconnaissable entre toutes, tombée du plafond ou de derrière un miroir sans tain par haut-parleur interposé, je ne sais, de me faire : « Et pourquoi vous ne nous les rachèteriez pas ? »

« Et pourquoi rachèterions-nous à prix d'or ce qu'on leur pique tous les jours sans bourse délier ? » à savoir leurs clients.

J'avais compris là que souvent, le fric ne sert qu'à gagner du temps : « time is money ! »

C'était encore l'époque faste pour « Nanar le flambeur », vivant à crédit illimité !

 

Et puis les choses ont mal tourné : l'affaire de l'OM, Testut qui voit sa trésorerie s'évanouir un peu trop rapidement (selon la même technique du « pool de caisse » qui a fait flamber la BNP - encore une « nationalisée » à l'époque - sur les cendres de Félix-potin, «  on y est bien, on y revient », technique que j'avais refusé, pour toujours mon même patron, en ma qualité de Dégé adjoint : je m'y suis pris autrement et sans aucun risque de finir en prison), l'affaire du « Phocéa » et du « petit personnel » cantonnés sur les bons conseils de Fellous - encore lui ! - dans une SNC fiscalement transparente...

 

Qu'on y regarde de près !

En 1997 « Nanar la grande gueule » se ramasse déjà un redressement fiscal pour les années 89 à 91 avec une condamnation (il y en a une dizaine par an, hormis le cas de Merry qui avait su apporter quelques « cassettes » z'utiles au ministre de la phynance de l'époque, celui-là même qui fait actuellement banquier mondial) à 18 mois de prison dont 6 ferme !

Lourd...

 

Au titre des années 92 et 93, le fisc lui reproche d'avoir omis de déclarer 14,6 millions d'euros de revenus imposables : 7 millions d'euros de manque à gagner pour l'ensemble des kontribuables gaulois et trois ans de prison dont 8 mois ferme, en 2005, pour notre « Nanar national » adoubé par les foules en délire !

Les années de folie !

 

Dans les années 90 (toujours les « années Mythe-errant »), « Nanar la grande gueule », au sommet de sa gloire, près à faire le coup de poing à Le Pen, se vantait de ne pas payer l'ISF, ses « sociétés perdant de l'argent » !

Il faut dire que compte tenu de sa « détresse financière », sa taxe d'habitation - pour son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères de 3.000 m² en plein cœur de Paris 6ème, n'était que de 1.462 Frs...

Ce qui ne l'empêchait pas de rouler en voiture haut de gamme, les 4 grosses berlines allemandes « m'as-tu-vu » et de voler en Falcon 20 pour rejoindre la propriété de 4 hectares à la campagne, mise à sa disposition par des amis...

En fait, une kyrielle d'associations bien opaques juridiquement (j'emploie le même système pour quelques « bons clients personnels », j'expliquerai le schéma un autre jour...)

Fortune personnelle estimée par les spécialistes de l'époque, chargés d'évaluer la « solvabilité » de leur client : 1 milliard de francs, environ 150 millions d'euros !

Monsieur le Ministre de la ville, éphémère certes, a ses entrées partout, mais c'est aussi ce qui va provoquer sa perte jusqu'à ce funeste mois de juillet 2008...

 

Après avoir fait l'offre du siècle aux sœurs détenant « Adadas », il donne mandat de revente à son banquier. Vente qui se fait par société off-shore ad hoc interposée, on ne sait pas bien pourquoi, à Dreyfus porteur d'un « projet industriel » et primo offreur du prix finalement payé !

Curieux comportement du banquier, qui se rembourse au passage, il est vrai, des créances dues par « leur bon client » et cantonne la plus-value réalisée par ailleurs sur le dos de son « bon client ».

Et le fisc de présenter une ardoise de 100 millions d'euros en plus des 150 millions déjà dus aux autres créanciers qui n'ont pas pu tout étancher avec cette opération.

Je ne défends pas « Nanar », mais à mon avis, ce redressement est contestable pour le peu que j'en sais : mais Fellous n'est plus là pour le défendre depuis sa prison, Borloo lâche son client (pour ne pas être vraiment un spécialiste de la technique fiscal) pour être un « Rad-Soc » en vue du côté de la rue de Valois et avoir quelques ambitions de droite...

Condamnation du banquier, devenu CDR entre-temps, une première fois au TGI, une seconde fois en, Appel, arrêt confirmé en Cassation pour 150 millions... C'est bien payé.

 

Mais qui paye et en quel délai ?

Arbitrage logique de Bercy, on devrait compenser les dettes et les créances par cession des unes et des autres entre Tapie et le CDR (CDR qui était un nid de « frangins trois points » du temps de son premier président, ex-pédégé du Tribunal de commerce de Paris : Je sais, j'ai même pris mes jambes à mon cou quand je suis passé dans leur locaux du temps où ils étaient situés dans le quartier de la Bourse, puisque je n'avais aucune chance « chez ces gens-là » de trouver un boulot ou une mission, pour ne pas faire partie de leurs fratries).

C'était sans doute la mission de la commission arbitrale présidée par Mazeaud, juriste au-dessus de tout soupçon !

A priori...

 

En fait, contre toute attente, manifestement le dossier est re-plaidé. L'AFP qui signale s'être procuré une copie de la sentence arbitrale parle « d'acharnement exceptionnel » contre le bon client... qui ne payait pas ses dettes.

Et relève la mise « en place d'un plan (...) pour capter la plus-value qu'aurait dû réaliser le groupe Tapie » (et ses actionnaires minoritaires), que 1,12 milliard de francs.

Soit 170 millions d'euros !

 

Alors question : comment peut-on passer de 170 millions incontestablement « détournés » dans la plus pure tradition des « voyous en col blanc » à 240 millions de préjudice matériel, hors intérêts ?

Parce qu'au final, qui donc va payer tout ça ?

Ah mais, à quelle occasion ce « bonheur » de l'homme qui rapporte plus au Trésor de tous les gaulois qu'il ne peut lui coûter, survient-il sinon au moment où il faut voter une réforme des institutions voulu par le « chef du Trésor » par ministres interposés ?

 

Bref, c'est aujourd'hui que nous saurons si nous devons boire la cigüe jusqu'à la lie ou si les « mêmes chefs du Trésor de tous les français » recourent à la procédure de cassation !

 

Que du bonheur, ce « Nanar la grande gueule », LE « Nanar flambeur » !

J'adore ce pays-là !

Pas vous ?

 

PS : Au fait, combien ont coûté aux cotisants de l'Unedic/Assedic, en déficits des régimes généreux et sociaux, qu'il en fallu inventer la CSG puis la CRDS pour espérer un jour les sauver, tous les licenciements exigés par « Nanar » tout au long de sa carrière ?

Quel est le prix « des larmes et des souffrances » de cette armée de types laissés sur le carreau pour « solde de tout compte » ?

Est-ce bien à eux, ou leurs ayants-droit, de payer aussi les 360 millions d'euros prétendument dus ?

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I
Bé vous voyez les amis... Il ne s'est rien passé de révolutionnaire dans le pays depuis ce post-là !Bon sinon que Nanar avec ses toutes belles économies après l'avoir nié, a quand même pris 1 % du capital du Club Med, que du coup le grand argentier du roi du paroc en a pris 2 et s'est fait virer.Mais va y avoir du ramdam à la prochaine AG toute proche : du rififi chez les grandes gueule : une histoire pas encore terminée en somme !
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C
Avec notre blé, qu'il nous fait ce coup-là ?<br /> Lamentable !
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M
Scandaleux !Les ripoux de la III° république étaient vraiment des enfants de coeur, à côté !Figures-toi que quand j'ai appris la "bonne nouvelle", le matin à la radio, je m'en suis étouffé avec mon jus d'orange matinal !Encore un ou deux trucs dans le même genre et c'est la révolution.Normalement...45 millions l'honneur de ce ... (je ne dirai pas) de cet "honnête citoyen" ?C'est le retour aux affaires défnitif des "Grands Ogres-fins" !Va falloir vraiment que tu prennes le pouvoir !Je t'assure.Fais fissa pour apprendre à manger à ta progéniture, que tu puisses aller jusque sous les ors de la république !Ca urge !
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I
PROFITONS de l'occasion pour dire à tous, comme pour mieux le graver dans la pierre, le bronze, le marbre qu c'est décidé :"Nanar le magnifique" aura son pactole perso ! Y compris l'indemnisation de son immense préjudice moral (sans doute la plus grosse somme due à ce titre dans les annales judiciaires pour encore longtemps)...45 millions d'Euros, 295,18 Millions d'ex Francs gaulois exonérés de tout impôts CSG et autres odieusetés,payés rubis sur l'ongle par le Kontribuable !Et CE N'EST QUE JUSTICE !Bonne administration de la justice...Celle des "riches", naturellement quand les clanpins qui perdent un membre ou la vie dans un attentat étatique, ne touche même pas le remboursement des kleenex !Ma Dame La Garde aura tranché : 10 millions de frais d'avocat, c'est vraiment trop lourd pour le Trésor !D'autant que la Cour de Cassation avait déjà tranché en sa faveur, sur l'une des 12 procédures en cours, il est vrai, pour seulement 150 millions d'euros...Vous apprécierez du bon usage du denier public !"Nanar le Magnifique" pourra payer les siens d'avocat, ses dettes fiscales qui lambinaient, les sociales, les minoritaires, les créanciers chirographaires, les privilégiés et les super-privilégiés et il lui en restera (en comptant les intérêts) quelque 20 à 30 millions d'euros pour de nouvelles et futures aventures !Un monde merveilleux, vous dis-je !Qui qui paye, "Notre-Dame de La-garde" ?
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I
Excellent ton "post" Xray !Un autre angle de vision, et finalement trsè complémentaire en étant très juste !Merci pour le lien !Et bienvenue à toi au "club des commentateurs"...J'espère assidû...
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