La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Les disparitions mystérieuses.
On se souviendra longtemps du marché mirobolant des « Frégates de Taiwan » ! L'affaire du fin de siècle dernier, avec les fameux 1.000 mirages qui devaient être vendus au lieu et place de matériel vieillot d'origine américaine à quelques potentats du Moyen-orient une décennie plus tôt !
Taiwan est un bon client : Friand d'armement sophistiqué pour faire face à son puissant voisin, alors même que le pays n'existe pas sur le plan international, il en est venu à plusieurs reprises faire son marché au Salon du Bourget avec dollars sonnants et trébuchants d'impatience.
On était en voie de leur fourguer quelques mirages de bonne facture encore en service, mais surtout, un peu avant (1991) des frégates toutes neuves toutes belles du type « Lafayette » qui ont la particularité d'être « furtives ».
C'est le mot à la mode à cette époque-là.
La « furtivité » est un bricolage de différentes techniques destinées à réduire la signature radar d'un élément en mouvement. La furtivité active (je simplifie comme je peux) consiste à brouiller le signal radio reçu et renvoyé vers l'antenne émettrice, l'annihilant jusqu'à émettre une onde calibrée sur la même fréquence mais polarisée exactement en son contraire. Mais il y a un large spectre à couvrir : c'est du ressort des radaristes du type de l'entreprise Thomson-CSF devenue depuis Thalès.
La furtivité passive consiste à absorber toutes les ondes reçues de partout et de nulle part, au cas où quelqu'un en écoute l'écho renvoyé. C'est du ressort des sidérurgistes...
Pour un avion, il faut aussi réduire la signature infrarouge, en cachant les parties chaudes, alors que pour un navire, ça se complique, parce que ça sait faire aussi du bruit (avec les pales des hélices notamment), bruit qui se propage très loin dans l'eau et plus rapidement que dans l'air.
Pas simple.
D'autant que pour les avions, avec les B 2 américains et les F 117, ont s'est aperçu que la furtivité se dégrade très vite en dégradant les « coques », la qualité des surfaces (il suffit d'une bonne pluie rinçante et il faut refaire la peinture) et que les « trous » de bruit de fond sont capables de situer un sous-marin furtif faute... de bruit, tellement ses équipements sont puissants à filtrer tous les bruits marins !
La DCN sait faire. Quelques migiards de dollars ne seraient pas les malvenus pour filer un peu de travail à ses ouvriers et techniciens (qui vont en perdre jusqu'à l'entretien des navires de la Royale toujours moins nombreux, quelques années plus tard) notamment dans l'attente du feu vert du porte-avion nucléaire que le pouvoir socialiste de l'époque s'évertue à retarder.
Client tout trouvé, la « Chine Nationaliste ». Il suffit de graisser la patte à quelques intermédiaires, glisser le ministre de la diplomatie de l'époque (qui ne veut pas d'histoire mais surtout pas avec sa maîtresse d'alors non plus) dans des bottines hors de prix et le tour est joué !
Tout ça, c'est de l'Histoire.
Le contrat est signé, puis on découvre trois filières de « pots de vin », ce qui est strictement interdit par l'article 18 de la convention, et Taiwan a ses frégates !
Problèmes :
- En novembre 1992, le banquier James Kuo, celui qui tient le compte des fonds, dans la filiale de la Société Générale à Formose, de la « China Shipbuilding », coquille juridique qui semble être mêlée à l'opération « Bravo » à travers un montage financier dont il n'est pas le maître d'œuvre.
Le pauvre gars se défenestre dans des conditions étranges.
Mais ça n'a rien à voir, nous assure-t-on !
Dont acte.
- Un malheureux capitaine de la marine taiwanaise, chargé des achats pour son amirauté estime que son pays n'a pas besoin de vaisseau aussi coûteux, mais bien plus d'une noria de vedettes rapides pour défendre les quelques îles rattachées à son pays, le long de la côte du continent voisin.
Bon soldat, il part quand même en septembre 93 à Lorient, pour finir par être retrouvé mort noyé dans la baie de Taipeh, avec des traces de violents coups portés à la nuque. Yin Chin-Feun, qu'il se nommait.
(Je sais, encore un nom à dormir dehors avec un ticket de logement, d'autant que certains l'écrivent Yin Chin-Feng et que sa veuve éplorée se nomme Lee Mei-Kuei. À chacun ses traditions !)
- Ce n'est pas le seul : On y est aussi pour un Capitaine national, mais celui-là de Vaisseau (5 sardines quand même) négociateur « technique » de la vente, Jacques Morisson.
En mai 2001, il monte bêtement au 5ème étage de son immeuble de Neuilly par l'escalier de service et, sans explication se jette dans la cour !
Faut être cinglé pour se prendre pour un oiseau dès l'arrivée du printemps : la Justice conclue, bien évidement, à un suicide !
C'est tout d'une logique cartésienne implacable.
- Thierry Imbot, le fils du général Imbot, ancien de la DGSE reconverti dans les affaires, aurait participé à la vente des frégates. Il est lui aussi retrouvé défenestré en bas de son immeuble. La justice française a conclu à un accident domestique.
Rien de plus logique, là aussi !
- James Kuo, « Loan Officer » sous les ordres de Joël Bucher, DGM de la Société générale de Taïwan. Il suivait le compte de « China Shipbuilding » mais pas le montage élaboré par la Direction SG/Sofrantem dans l'opération Bravo.
Konnement défenestré en novembre 1992 pour une raison probablement indépendante à ce montage mis au point par J. Bucher & Steve Ho de Europasia mais en secret !
- J-C. Albessard est l'ancien directeur de Thomson pour l'Asie, représentant sa société à Taiwan, est mort d'un cancer au Japon en mars 2001.
Mort naturelle, pour lui aussi.
- Y. de Galzin, ex-représentant des missiles Matra du temps du père Lagardère à Taïwan. Accident thérapeutique en 2001.
Ce sont des choses qui arrivent, naturellement...
Et ce ne sera pas le dernier
- Le commandant Rouaret est l'ancien responsable de la brigade financière de la Gendarmerie à Paris. Il est celui qui découvre le schéma des rétro-commissions chez M. Lambert ex-financier de Thomson. Son dossier est ignoré par les Juges dont bien curieusement E. Joly.
Décédé brutalement quelques mois après son départ à la retraite.
- Le Professeur Aigrain, le véritable responsable du choix des frégates par Taiwan qui le respectait en tant que conseiller militaire pour Thomson et membre du gouvernement français.
Il est lui aussi décédé sans avoir jamais parlé aux Juges pourtant au courant de son action décisive !
- L'inénarrable juge Thierry Jean-Pierre, devenu avocat après quelques déconvenues d'ordre politique est décédé peu après la parution de son livre sur les frégates de Taiwan.
« Taiwan connection » rédigé avec et, en partie, sur la foi des documents de son client Joël Bucher.
Le 26 juillet 2005 des suites d'un cancer à l'âge de 50 ans...
Décès regrettable et... « naturel » !
- On peut aussi s'inquiéter de la santé du père d'Arnaud, celui qui préfère passer pour un kon plutôt que pour un voleur quand il eût à faire valoir ses « stock-options personnelles » du temps de Fogeart et des déconvenues de l'A 380...
Une maladie nosocomiale hyper-rare, pour n'avoir qu'une chance sur 44 milliards d'avoir lieu dans l'établissement rive-gauche spécialisé où il se fait soigner (mais ce n'était pas la première fois ni dans cet établissement ni par ailleurs... hélas !).
Vous me direz, ni Lagardère ni Matra-missile n'étaient dans le coup !
Allez donc savoir si un missilier ne sait justement pas comment contrer les contre-mesures !
Car la vraie « furtivité », elle tient dans la tête de la munition, aveuglée, devenue incapable de s'orienter sitôt tirée !
Non, non, nous a-t-on crié ! C'est un accident médical !
Au pire, une « vengeance » de barbouzes russes qui auraient cherché à déstabiliser les industriels de l'armement français !
C'est sûr, ils n'avaient que ça « en stock »... En urgence à traiter !
Tellement urgent, que depuis, ils restent tous « dormants »...
Bien ! Tout cela est naturellement connu pour être en ligne jusque sur Wikipédia il y a encore peu.
Vous connaissez la suite : Découvrant l'existence de commissions occultes, les juges Taïwanais et français se sont mis en quête d'irrégularités sur lesquelles il fallait faire lumière au filtre des lois z'en vigueur !
La vente des frégates, après livraison, a été annulée pour cause de violation de l'article 18 et ont été rendues contre remboursement. Qui donc à payer, au fait ?
Notre ex-Ministre des affaires étrangères, pour le compte, a dû s'expliquer sur l'existence de « bottines de gauche » offertes par une maîtresse aux ordres d'une quelconque cellule occulte de chez un de nos pétroliers nationaux, avalé tout rond depuis par la concurrence que lui faisait « Titi qu'à démarrer », jeté lui aussi et depuis lors dans le vide accroché à ses parachutes dorés.
Le « Chi » a succédé à « Mythe-Errant » et tout le monde a oublié les frégates !
Où sont-elles donc ?
La rumeur insiste pour qu'elles soient en mer d'Oman... Pas tout à fait désarmées, pas vraiment actives, rachetées par « un ami », patron d'une puissance locale, prêtes à intervenir si l'Iran « met le feu à Israël et à l'Amérique », fermant le détroit d'Ormuz, la jugulaire pétrolifère du monde occidental, en cas d'attaque des centrifugeuses de son programme nucléaire civil !
Le même que l'on vit un jour du premier 14 juillet de « Bling-bling » à ses côtés dans la tribune officielle ?
Cette année, il n'y était pas : j'ai vérifié...
Pas plus que « l'homme à la sciatique », Monsieur notre le Premier...
Par contre, nous avions Bachar, qui donnait l'impression de s'ennuyer ferme ne sachant que faire de sa grande carcasse, l'ami et défenseur des droits de l'homme en Syrie, naturellement, et au Liban martyrisé, cela va sans dire !
Et je me suis surpris de fredonner, sur l'air des lampions de la fanfare voisine, « La java des bombinettes »...
Mâtant aux jumelles « Miss en parme », n'ayant pas vu son interview en direct jusqu'au soir, paraissant encore plus k... que nature !
Mais tenue impeccable, très classe pour une « première dame », regardant tous ses soldats en tenue lui rendre les honneurs de la partie reconnaissante...
Drôle de brochette !
Perso, quand je serai « Calife à la place du Calife », c'est moi qui arriverais en parachute en ouverture, histoire d'épater Cindy et Jasmin !
Mais alors, un double parachute, vue ma corpulence !