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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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10 ans déjà !

 

C'était le week-end dernier.

 

La première loi Aubry était votée, enjoignant selon le dogme ambiant et triomphant, les entreprises à appliquer dare-dare la nouvelle durée légale du travail hebdomadaire estourbie de 4 heures d'un coup (11 %).

Et encore, pas tout, tout d'un coup... Un délai était possible pour les entreprises de moins de 20 salariés, les plus nombreuses, ce qui a aboutit au final à avoir 5 Smic différents (heureusement réunifiés par « Raff chaud sur les vieux ») !

Sans compter les mignards de dollars (excusez, mais le traité de Lisbonne n'est toujours pas en vigueur et ce sont décidément les américains qui font toujours ce qu'ils veulent sur les marchés mondiaux même avec leur monnaie de singe) de bon impôt franco-gaulois prêt à être dépensé pour financer la mesure...

Payer les gens pour qu'ils ne foutent rien, ou juste un peu moins, c'est franchement génial !

Je n'oserai même pas y penser dans mes rêves les plus « hard » de « Corsu bien né » : Eux, ils ont réussi à le faire croire à une majorité de gaulois ! C'est dire la « supériorité » intellectuelle des continentaux !

Passons...

 

Une idée « fumeuse » de Larrouturou, passé par Sciences-Po puis devenu consultant chez Arthur (Andersen) avant d'en devenir « partner » puis s'être exilé par ailleurs.

Ce gars-là parvient à convaincre l'inimitable ex-Maire d'Amiens d'en faire une loi, à vocation facultative. Il y a les accords « offensifs » qui cohabitent avec les accords « défensifs ».

Les premiers ont vocation à être pris dans les entreprises qui cherchent à s'adjoindre de nouvelles compétences, de nouveaux talents.

Les seconds servent à limiter la casse, les plans de licenciement...

 

Chez les « soces », ça fait l'objet d'un point du programme... pour dans le futur : Juppé est bien accroché à Matignon, le RPR est au pouvoir pour encore trois ans ! On peut toujours rêver...

Alors rêvons !

Tonton, « Mythe errant », dit aussi « Dieu » n'est plus et en 14 ans de pouvoir assumé, moins deux cohabitations, il n'a obtenu du programme commun (PC/PS) de l'union de la gauche que le passage de 40 à 39 heures de travail hebdomadaire et une 5ème semaine de congés payés pour tous les prolétaires du pays !

Soit au total 12,5 % de réduction de temps de travail pour le prix de 100 % et un « déplacement », partiel il est vrai, de l'activité du pays vers une économie du « temps de loisir ».

 

Notre consultant fait d'abord de « l'activité molle » (chère à Michel), puis entre dans le « hard » soutenu par Riboud (de chez Danone), s'inspirant du modèle allemand, venu tout droit des expérimentations thatchériennes : de la pure doctrine bien « libérale avancée », limite « droite fasciste »...

Et les associés de Chicago (qui ont déjà dans leur rang une avocate prometteuse destinée à devenir ministre de la phinance sous « Sarkoléon 1er », notre Ô combien vénéré Président) commence à se frotter les mains : si les « frenchies » bossent moins, ils finiront par gâcher leurs parts de marché !

Ils vont surtout consommer du « consulting » subventionné par wagons pour accompagner la nouvelle loi promise par le PS, notamment à l'adresse des PME et TPE : du bon business que tout ça !

 

Ça ne loupe pas : L'apparatchik (futur dernier premier ministre du « Chi »), dans l'ombre prépare une dissolution anticipée à froid (et à sec) qui porte à Matignon « Yoyo le grand » par anticipation, bien obligé d'appliquer une ineptie en pleine crise financière qui met à mal la bulle spéculative des « tigres de papier » et secoue les marchés internationaux déjà en quête de liquidités !

C'est donc Martine, la fille à Delors, qui s'y colle, façon « technocrate » (elle ne sait pas faire autrement et ignore tout du monde de la « vraie vie » des entreprises, malgré son stage chez Antoine, dit le Baron Seillière) issue de l'ENA !

Un truc tellement kafkaïen, qu'il faudra une seconde loi, des kilomètres de décrets et des montagnes d'instructions et circulaires administratives pour comprendre le comment du pourquoi dans le détail, sans compter des centaines de milliers d'heures de formation fournies à la hâte et à tout va.

 

Ça ne devait pas s'appliquer dans la fonction publique, vous savez, ceux qui vont défiler demain !

Pan ! Il faut bien commencer par ça...

Pour se retrouver avec une pénurie de main-d'œuvre dans les hôpitaux, mais pas seulement... Et encore, le personnel de la fonction hospitalière y a rudement mis du sien pour que les boutiques n'explosent pas sous la pression !

Et pas question pour les profs qui bossent moins de 35 heures par semaine de se mettre au niveau, naturellement : intouchable, le mammouth !

 

Ça devait éponger deux millions de chômeurs.

Calcul facile. 20 millions de personnes travaillant 10 % de moins, c'est 2 millions de postes qui se libèrent, assuraient tous les grands Ordinateurs du pays !

(Mais pas les petits, dits aussi PC ou Petit Kon ? Ou... Merci Bill Gates, une fois de plus.)

 

Ça a eut pour conséquence première de devoir faire passer la pilule d'une chute de la production de 10 %... Enfin, pas tout à fait : il a fallu compter avec les gains de productivité pour payer 39 le prix de 35 !

En 20 ans, de 1980 à 2000, là où on produisait 40 heures sur 48 semaines (1.920 heures de boulot), on est passé par à-coups vertigineux à 1.645 heures soit, toutes choses égales par ailleurs, des gains de productivité de 16,71 % ou à peu près 0,76 % tous les ans, pendant 20 ans pour toute l'économie d'un pays entier : c'est marche ou crève ! Une paille...

Pas étonnant qu'il y ait eu autant de « casse »...

Il y en a des métiers qui ont disparu avec ce coup-là et des prix du pain quotidien qui ont volé vers des sommets.

Et des chômeurs en plus, naturellement : parce que les postes n'ont pas tous été créés sur le territoire, loin de là... Trop souvent ailleurs : du pain béni pour la concurrence « transfrontalière » !

Passons : tout cela est déjà passé par « pertes et profits » : c'est le progrès social ! Et il en faut.

 

2008 arrive à maturité et on nous remet le couvert : Parisot, la « cheftaine » des patrons voudrait bien ne plus entendre parler de durée légale du travail !

Elle a raison : c'est fatigant dès la première heure !

 

Fillon, le « chef des ministres » veut des accords d'entreprise, entreprise par entreprise, pour régler la question du temps de travail, après avoir ouvert la vanne des contingents d'heures supplémentaires, augmenté les durées de cotisations et mis en place sous la férule de son Vénéré Président une « niche fiscale » supplémentaire sur les heures... supplémentaires !

 

Devedjian, le « chef du Neuf-Deux » veut carrément abolir les lois Aubry !

Pourquoi pas ?

Le jeune loup, va ! Il ne se souvient plus des résultats de l'abolition de l'IGF qui s'est traduite par un dispositif appelé l'ISF après avoir fait perdre une élection à son « chef à lui d'alors » ?

Et nous de ramer 5 ans de plus derrière pour rattraper le temps perdu et s'être tamponné « l'ami de 30 ans », premier des félons de la chiraquie qui nourrissait déjà en son sein un autre « félon » du côté de Neuilly, celui-là qui attendait son heure que le « vieux » crève la bouche ouverte pour lui piquer son fauteuil...

Ah, le pouvoir politique, c'est un sacré moteur de découverte de la vraie nature humaine.

 

En attendant, si tout cela passe, même si ce n'est qu'un bout, je sens que 10 ans plus tard, il va falloir retourner sur le terrain à nous faire perdre de longues heures de négociations stériles en entreprise.

Pendant ce temps-là, nos amis belges et autres bataves, quand ce ne sera pas les teutons ou les ritals, voire les hispaniques, ils vont de nouveau pouvoir ratisser le paysage : Il y a dix ans, quand les « petits patrons » négociaient au lieu de visiter la clientèle et les chantiers, au lieu de bâtir l'avenir à prospecter les opportunités, ce sont les « transfrontaliers » qui leur ont piqué leurs marchés, un à un !

C'est qu'ils savent y faire, les gueux !

Et encore, à l'époque nous n'avions pas un tunnel sous la Manche triomphant d'équilibrer son compte d'exploitation...

 

Décidément, dans ce pays, on n'apprend jamais rien à rien, puisque tout le monde sait toujours tout de tout !

Lamentable époque.

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I
@ Jasmin : Dodo à midi moins vingt ?C'est pour y faire autre chose, espère-je !Ou alors tu es décalée à vivre à l'autre bout du monde...Bref, fais de beaux rêves quand même !
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J
Pas vrai qu'on est toutes des vierges Cindy ?!Bé alors ? .....si c'était le contraire, ça s'saurait, non  !!Moi, on m'a toujours dit que l'hymen était une 'tite fleur et si on ne l'arrose pas, elle fâne.Je me marre ! Allez, bisous à tous. Je vais m'coucher sur ce coup là.
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I
Arf ! Ca on sait pour en avoir fait l'expérience, tous les jours et depuis tout petit !Ca nous apprend la "diplomatie"
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C
Un gant, excusez-moi tous !A nous les filles, on nous apprend à ne jamais dire OUI la première fois !C'est devenu un réflexe conditionné
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I
Une gange ou un gant ?Une élite, je ne sais pas, mais à des gens qui ne disent pas non, sûrement !
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