Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

Coup de gueule de notre vénéré correspondant des rives de méditerranée !

Toute vérité n'est pas bonne à dire.

 

Rigueur, vous avez dit rigueur ?

Quel est le gestionnaire qui accepterait que l'on qualifie sa gestion de non rigoureuse ?

On se foutrait du monde, n'est-ce pas. Les cerveaux sont trop bien conditionnés par une interprétation plus que malhonnête de ce mot, il est vrai aussi que l'inculture économique fait de ravage en France et pour cause :

Les journalistes qui commentent et rapportent des faits, en toute objectivité, les projets économiques n'y comprennent de toute façon pas grande chose (mais sont-ce les seuls ?).

Plus étonnant, d'après un sondage récent de l'IFRAP, 82 % des élèves des écoles journalistiques se qualifient comme ayant des idées de gauche.

La mauvaise santé économique et financiers des journaux français s'explique dès lors aisément : le Monde perd 15 M € par an et 130 postes vont y être supprimés.

Tout un symbole !

 

Ce sont ceux-là, pour ainsi dire les mêmes qui nous (cassent les c...) nous assènent sans désemparer le service public est en danger.

140.000 élèves de moins en primaire et secondaire, et il ne faut surtout rien toucher, sauf à augmenter les salaires et les effectifs...

De qui se moque-t-on donc, au juste ?

D'abord il faudrait dire « service au public » et non service public.

Ah, ce mythe de « service public » servi avec une forte dose de corporatisme et d'immobilisme, cette sensuelle gestion des ressources humaines calamiteuse et corsée de marxisme, qui a échoué partout dans le monde, mais qui en France marchera, n'est-ce pas, parce que nous sommes les plus forts !


Il en est tout autre !

Le « service public » ne servirait-il que de slogan pratique à bon nombre de politiciens, alors qu'en réalité les services publics consistent en des monopoles étatiques qui servent surtout et d'abord à maintenir des privilèges pour certains, au détriment de la plus grande majorité des citoyens qui sont sommés de se laisser racketter sans mot dire ?

 

Démonstration par l'exemple :

1° - Dans les domaines des télécommunications, des services postaux, de l'électricité et du transport ferroviaire ou routier, des privatisations plus ou moins avancées qui ont déjà été commencées et ont enfin porté leurs fruits, au grand bénéfice des consommateurs...

Vous n'étiez pas nés, mais je me souviens que dans les années 1980 mon téléphone de voiture me coûtait 10 FF la minute (le bon vieux temps de « Radiocom 2000 à votre service : votre correspondant ne peut pas être joint, veuillez rappelez ultérieurement ! »).

Et encore, pour en avoir un, il valait mieux être recommandé auprès de Monsieur le ministre Pierre Joxe, ou se faire canoniser (c'est un peu plus long tout de même, mais presque aussi facile).

 

Les définitions habituelles du « service public » sont finalement assez peu convaincantes. Le plus souvent, le « service public » est défini par le fait qu'il serait censé servir « l'intérêt général », contrairement aux services privés qui servent des intérêts... privés.

Cette distinction s'avère trompeuse et troublante puisque l'intérêt général n'existe pas, seuls des individus peuvent faire des choix et avoir des intérêts, même quand ils se regroupent.

 

Oui, enfin là, mon kamarade de labeur, tu y vas un peu fort !

Tout autant que je suis plus ignoble et infreequentable que toi, l'intérêt général, ça existe :

Du temps de De Gaulle, ça s'appelait « l'intérêt supérieur de la Nation », genre, je te me fais la bombinette, je vire le siège de l'OTAN des locaux de la future fac de Dauphine, je reçois Khrouchtchev pour faire de la propagande du PCF dans les rues de Paris, etc. etc.

Bref, l'intérêt supérieur, ce n'est pas tout à fait l'intérêt général, ou la sommation des intérêts particulier, même si ça y ressemble.

Certes il est vrai qu'aujourd'hui, l'intérêt général, ce sont quelques ayatollahs auto-représentatifs d'eux-mêmes et de notre oligarchie technocratique, qui s'abritent derrière ce vocable pour mieux servir leurs propres intérêts bien compris : c'est plus facile pour avancer !

Ce à quoi tu m'as répondu - car nous avons de doctes controverses doctrinales du meilleur niveau - que c'est bien de ça derrière lequel la technostructure du bon peuple de Gauloisie méridionale et septentrionale réunie se réfugie : un conglomérat d'intérêts communs mais particuliers prenant en otage une notion qui les dépasse !

 

2° - Dans le domaine de la culture et des médias, la diversité des préférences individuelles implique que toute politique étatique intervenant dans cette sphère est nécessairement arbitraire, puisqu'elle favorise certaines productions culturelles ou médiatiques au détriment d'autres. Contrairement à une idée reçue, elle réduit donc la diversité et les choix en la matière, au profit de certains qui peuvent ainsi financer leurs propres goûts aux frais d'autrui et le leur imposer au détriment d'autres talents.

Dès lors, restaurer le libre choix du consommateur/citoyens apparaît comme un impératif tant économique que moral (éthique, démocratique et républicain, peut-on rajouter)

Afin de mener à bien les privatisations qui s'imposent, il convient :

  • - d'une part de supprimer les privilèges indus, (Ce qui a été fait un certain 4 août par quelques conventionnels en des temps où tu n'étais pas né; moi non plus, mais je me souviens! Certes, ils ont très vite été reconstitués à la marge par le XVIIIème des «Louis»)
  • - d'autre part, de déréglementer les secteurs dans lesquels la concurrence est interdite ou entravée par l'action des pouvoirs publics, (du principe Merkélien repris par Marie-Ségo-lolo: Du service public partout où c'est nécessaire et nulle part ailleurs!)
  • - et enfin de privatiser les entreprises encore en mains de l'État (qui n'y connaît vraiment rien à la gestion du business, d'ailleurs ce n'est pas son rôle!).

 

De la coupe aux lèvres... L'idée de « service public » est hélas omniprésente dans le discours politique. Aucun parti n'ose le remettre en question :

  • - Le Parti socialiste se définit implicitement comme « le parti du service public »,
  • - les autres affirment tout au plus vouloir le réformer ou le moderniser, lorsqu'ils ne le soutiennent pas ouvertement.

L'expression est devenue une sorte de mantra incontestable, un peu comme s'il suffisait de proclamer « service public » pour que n'importe quel monopole étatique devienne justifié ipso facto

 

Vous n'avez qu'à constater, qu'ainsi des privilèges légaux et des prix excessifs, qui seraient critiqués en d'autres circonstances, sont présentés comme légitimes dès qu'il s'agit de « service public ».

Paradoxalement, alors que des « positions dominantes » d'un producteur sur un marché libre sont critiquées pour cause d'atteinte à libre concurrence qu'il convient de défendre, les monopoles étatiques sont loués en tant que « services publics ».

Or, les faiblesses bien connues du monopole seraient censées être compensées par d'autres avantages qu'une gestion « publique » amènerait : ce sont notamment le « contrôle démocratique » et le « service universel et continu ».

 

Et c'est ainsi que pour les produits du marché une croissance de la demande est vue comme une aubaine permettant d'accroître les ventes et les profits, pour les services publics elle est exactement perçue comme un reproche à adresser aux « usagers ».

Les pénuries, les rationnements et les listes d'attente, d'autant plus nombreux que l'économie est collectivisée, apparaissent comme autant de symptômes de l'incapacité endémique de l'État à répondre aux attentes des consommateurs !

Une entreprise privée (mais également n'importe qui) propose rarement de résoudre la pénurie d'un produit en suggérant à ses clients d'en consommer moins, aurez-vous noté.

C'est pourtant bien ce que fait souvent l'État, que ce soit dans des domaines comme la circulation routière, la santé ou l'énergie.

En empêchant offre et demande de s'ajuster, l'État engendre des inefficacités, et finalement, provoque une insatisfaction des consommateurs/citoyens telle qu'elle s'exprime librement sur le marché.

Vu Dr. Watson ?

 

3° - Dans de nombreux domaines, l'apparition de nouvelles technologies a rendu particulièrement criant le caractère aléatoire et arbitraire des monopoles étatiques.

Que ce soit pour la poste, concurrencée par le courrier électronique ou celui des télécommunications et des médias traditionnels, concurrencés par Internet, tout un chacun peut désormais passer outre les monopoles en place pour de nombreuses prestations.

La culture a-t-elle des caractéristiques particulières qui justifieraient de l'exclure du marché ?

S'il existe un domaine où la diversité des préférences se manifeste avec la plus grande force, c'est pourtant bien celui des biens et services culturels. Que ce soit en matière de peinture, de musique, de cinéma ou de théâtre, les goûts individuels varient presque à l'infini (comme il est précisé ci avant).

Ainsi, bien que la « politique culturelle » prétende défendre la diversité culturelle, voire même l'impose, le « service public » diminue inévitablement la diversité. Eh bien, malgré cet effet néfaste, l'État intervient massivement dans le domaine culturel.

 

4° - Une des particularités du « service public » dans le domaine audiovisuel est qu'au lieu d'être financé directement par les dépenses publiques, il est financé par la « redevance audiovisuelle ».

Or, une redevance, normalement, devrait être payée en contrepartie d'un service : c'est dans sa nature, (dans son essence existentialiste, même !).

Si c'était réellement le cas, alors le service fourni serait financé de façon volontaire et s'apparenterait à des services fournis librement sur le marché.

L'emploi du terme « redevance » permet donc de créer l'impression d'un service financé par ses consommateurs, en toute liberté. 

En réalité, la redevance télévisuelle doit être payée par tous les ménages qui paye taxe d'habitation, censé posséder derechef des téléviseurs.

Même exclusivement branché sur des chaînes « non publiques »...

 

5° - Autre exemple : dans l'Union européenne, la libéralisation complète des services postaux est prévue d'ici 2011. Certains émettent des craintes pour l'emploi, les restructurations de la Poste ayant déjà conduit à des suppressions d'emplois.

Il convient de remettre également en cause le principe de ce « service universel ».

Sur un marché vraiment libre, toutes les entreprises se font concurrence sans qu'aucune n'ait d'obligation ou de privilège légal particulier ; elles choisissent librement les prestations qu'elles proposent.

C'est ainsi qu'elles peuvent innover. La Suède offre un exemple tout à fait illustratif des solutions novatrices qui peuvent être envisagées : avant la réorganisation du réseau postal, les offices de poste étaient au nombre de 1.300. À présent, ils sont 2.800, mais dont 2.400 sont gérés par des tiers, comme des supermarchés, des stations-service ou des boulangeries.

Contrairement aux offices de poste, qui, en France, ne sont souvent ouverts que quelques heures par jour, un grand nombre de ces points d'accès sont ouverts sept jours sur sept avec des horaires larges.

Au plus grand profit du consommateur et de ces prestataires de service qui n'auraient pas pu en vivre autrement, créant ainsi d'autres postes de travail...

 

6° - Dans le domaine de l'électricité, le marché est déjà partiellement libéralisé. Or, les arguments opposés à la libéralisation ne tiennent guère la route.

Le cas de la pénurie d'électricité du début des années 2000 en Californie, souvent utilisé contre les libéralisations, est pourtant édifiant et est en réalité un exemple probant des méfaits de l'interventionnisme.

 

En effet, l'État californien a réglementé d'une part les possibilités de construction et de maintien des centrales électriques, réduisant ainsi l'offre possible, et d'autre part, il a réglementé les prix de détail.

(Démerdez-vous entre les deux, puisque aucune boîte, même publique ne sait faire, disait le grand « Yaka-FauKon » !)

Ainsi, ni la quantité offerte ni des prix plus élevés ne pouvaient répondre à une demande en hausse, ce qui devait inévitablement entraîner un manque d'électricité et un effondrement du réseau.

La déréglementation des prix, mais seulement dans certaines régions a tout naturellement causé une hausse massive des prix dans ces régions-là, amenées à répondre à l'excès de demande des autres régions.

Bien entendu, si les prix et la fourniture d'électricité avaient été déréglementés dans l'ensemble de la Californie, ce problème ne se serait jamais posé. Les prix auraient d'abord augmenté au-delà des prix réglementés, avant de pouvoir baisser grâce à une offre accrue permise par la libéralisation.

 

7° - Dans l'Union européenne, le trafic ferroviaire de marchandises est libéralisé depuis le 1er janvier 2007. Mais quid du trafic ferroviaire de voyageurs ?

Les exemples d'autres pays montrent qu'une réelle libéralisation fonctionne et amène les bénéfices attendus pour autant qu'elle soit menée correctement ET complètement.

 

Au Royaume-Uni la privatisation s'est faite avec une fragmentation verticale, dont un monopole privé accordé à une entreprise pour l'infrastructure ferroviaire a été accompagné d'ingérences importantes de l'État, dont un contrôle des prix à tous les niveaux. Résultat, des heurts et malheurs dont les français se sont gausser !

Au Japon en revanche, le réseau ferroviaire, parmi les plus importants et dense au monde en terme de passagers transportés, dans un pays où même les voies se déplacent toutes seules pour cause de tremblements de terre à répétition, est réparti entre diverses entreprises en concurrence et est devenu réputé pour son efficacité.

 

Conclusion (parce qu'il y aurait tant à dire) : Il apparaît clairement que le concept de « service public » sert avant tout de faux nez, de paravent pour préserver des intérêts particuliers, protéger des rentes de situation ou maintenir les privilèges d'une clientèle syndicale.

La cause du « service public » sert alors d'excuse pour maintenir des monopoles protégés par la loi ou des entreprises subventionnées, court-circuitent ainsi la discipline des marchés.

Restaurer le libre choix des citoyens apparaît dès lors comme un impératif tant économique que moral... Mais est-ce possible ?

 

En France, 5 méga de fonctionnaires s'accaparent 53 % de PIB plus la dette - qui est pour les autres.

Alors que 22 millions de non fonctionnaires au boulot se contentent de gérer 47 % du reste.

Et de se laisser ponctionner les 53 % pour faire vivre la « technostructure étatique » et ses affidés (dont une partie seulement reçoivent aussi des subsides pour justifier de l'existence de l'ensemble de cette machinerie inculte).

 

Pauvre France ! Bientôt à rejoindre la Coré du Nord. Heureusement que la Communauté Européenne nous protége en parti contre la bêtise de nos dirigeants (et autres énarques de l'énarchie triomphante).

Cela ne durera. Les dégâts sont structurels.

Il va falloir se bouger et faire des choix. Notre Ô combien vénéré Président devra ouvrir les yeux.

 

Grand rêveur, va, mon Kamarade de labeur ! Tu sais très bien que quand on est chef d'un truc qui semble marcher tout seul, on est bien en peine d'en changer un seul iota, puisque le chef, il n'est jamais rien d'autre que l'esclave désigné pour être au service de tous les autres !

Il fat le « choc d'une faillite » pour parvenir à envisager de commencer à faire bouger le choses !

Et là, le « big boss », pour le moment, il ne fait que conforter les esprits que tout va bien avec ses mesurettes dont ne connaît toujours pas le détail officiel (cf. §3 pour la dernière fournée !)...

Mais tes coups de gueule font du bien quand même !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Nous en sommes bien d'accord !
Répondre
I
@ Cindy : tout à fait exact !Celui qui dit qu'il sait tout, c'est bien lui qui en sait le moins !Ca se vérifie tous les jours...Et les exceptions sont rarissimes et toujours provisoires !
Répondre
C
lavie est un long apprentissage !
Répondre
I
Cindy, toujours à la pointe de la recherche et des expérimentations hasardeuse ?
Répondre
C
Prétentieux va ! Double décimètre ! En tirant dessus peut-être et encore !Le dernier que j'ai approchant la dimension voulu, il n'a même pas été capable de s'en servir correctement ! A mon avis, je le dépucelais pour le faire devenir bi... Mais ça n'a pas dû l'encourager !
Répondre