Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

Publicité

« LA » flamme !

Moi, je l'ai vue...

 

Enfin... Pas vraiment ! Juste le cortège...

C'était hier. Au matin, RDV « boulo-boulot » sur front de Seine rive-gauche à potron-minet, pas très loin de France-Télévisions et Canal +, dans une boîte de production de films et autres documentaires qui ne va pas très bien, dans un quartier où que ça a un peu de mal à circuler pour cause de présence policière intense dans les allées des bus !

 

Cette boîte là, ce n'est pas une de ces grandes de l'affiche qui inondent nos écrans télévisuels avec l'ambition de se faire coter en bourse, où œuvreraient quelques animateurs vedettes, mais une toute petite boîte équipée de deux grands studios enregistrement, dont l'un sur la terrasse de l'immeuble et d'un maxi laboratoire de montage, le tout perché tout en haut d'un building qui était ensoleillé par intermittence, entre deux chutes de neige fondante (car il y fut fait froid) !

 

Examen des comptes, du carnet de commandes, des projets encore dans les cartons, du contenu du portefeuille. Très vite, on se rend compte que la seule « vraie » valeur de cette boîte, c'est que son patron est propriétaire des murs, caparaçonnés de telle façon que les voisins du dessous et de palier, derrière la cloison, n'entendent absolument rien malgré les 115 décibels qui peuvent être déversés par l'équipement audio ! Je ne vous raconte pas la taille des baffles ! Invraisemblable et pourtant vrai... semble-t-il.

À quoi cela peut-il bien servir d'en avoir de si grosses qui mangent autant de place pour « faire des images » ?

Un mystère qui restera sans réponse : hors sujet...

 

Mais quid de tout démonter pour aller à la campagne et vendre le plateau ?

A priori, opération blanche, même avec la plus-value dont la fiscalité mangerait une grosse partie.

Et puis franchement, la « prod », je n'y connais rien : ça me paraît hors de prix rien que pour faire un format de 52 minutes. Ferait mieux de contrôler et de serrer leurs coûts : ça ne doit pas être sorcier, quand même !

Quant aux longs métrages, c'est encore plus délirant : on ne sait pas qu'il y a autant de monde si cher payé derrière si peu de kilomètres de pellicule, « rushs » inclus.

Mon « pote », celui qui connaît le Commissaire aux comptes qui se tâte à déclencher la procédure d'alerte pour mettre la boîte à l'abri de ses créanciers et nous a « mis sur le coup » pour avoir un avis de sapiteurs z'experts et expérimentés, s'intéresse au détail des « courts-métrages » : Apparemment, il ne savait pas, mais ce n'est rien que de la filmographie rose, érotique pour ne pas dire carrément porno !

...

Le patron, pour sauver ses meubles, en produit à bas coûts et tours de bras, au black et à ses heures perdues, pour remettre en compte courant du « chief » pour repayer les charges foncières et quelques frais !

En voilà un qui que quand le fisc va se réveiller pour savoir d'où vient tout ce pognon, il aura intérêt à se replier sur des positions préparées à l'avance, loin derrière.

« Mais c'est plus ça ! Internet déverse des tonnes de clips à accès gratuit ! »

On veut bien le croire, le « pro »... même si je ne sais pas trop où ni comment : ça rapporte quoi de mettre des films gratuitement en ligne, vous voulez bien me dire ?

Sinon satisfaire l'instinct de voyeurisme de mes kons de citoyens !

 

Bref, ça fâche notre CAC de découvrir ne pas tout savoir de tout !

Et d'ailleurs, il n'avait pas à savoir ! C'est du ressort de la rémunération personnelle du « big boss », hors le business cantonné dans la SA. Ce que je lui rapporte l'espace d'un souffle que ça lui en coupe la respiration sur le moment.

Encore un long moment de solitude absolue pour bibi !

En résumé, situation ni fameuse ni reluisante... Parce que celui-là, pour le « redresser », va y avoir du neurone à consommer !

 

Puis, c'est l'heure de l'apéro (qui cadence mes matinées de « bien vivant ») en rez-de-jardin un peu plus loin. Et qui qu'on voit arriver de loin ? Une nuée en cortège de cars et voitures de police, de rollers, vélocipèdes, motards, camions, des bagnoles flics devant et derrière des piétons courant sur la chaussée à en bloquer la circulation automobile !

« Tiens, un défilé de handicapés ! » lance mon « pote » (Kon ! Serait-ce l'effet d'habiter la province ?)

Mais non ! C'est « LA flamme » qui fait son cinéma !

 

Et les gueux du café du commerce où nous allions nous attabler filent en « grandes gueules » siffler et huer à vive allure le défilé ! N'importe quoi, les moutons de Panurge !

Pas d'accueil tibétain spécifique : une longue cohorte de piétons, certains avec des banderoles, trop loin pour que je comprenne qui est qui dans cette foule.

Peut-être des tibétains, ou des bouddhistes voire des badauds. Peut-être des chinois. Trop loin pour que j'apprécie comme il convient. Mais ça a au moins le mérite de nous fournir des tables libérées d'un coup, fumeur et en terrasse chauffée et abritée où l'on s'installe bravement et gaillardement !

N'empêche une rumeur s'installe entre les tables : la flamme ce serait éteinte, la faute à la pluviométrie et aux rafales de vent ?

 

Le tout s'éloigne et on s'occupe avec acuité à nettoyer nos assiettes et argumenter sur les solutions à envisager pour le « prospect » du matin.

Et que dans l'après midi, après avoir métabolisé les alcools méridiens, je me retrouve à circuler jusqu'à Orly pour ramener mon « pote » dans ses verts pâturages de l'après-midi et continuer de causer du dossier. Pas de problème pour sortir de la capitale, mais quelques-uns pour revenir sur Paris, comme d'habitude.

Et là, patatras, de retour dans mon quartier de base, je tombe sur un premier bouchon avenue du Maine.

Pas grave, je connais les raccourcis autour du cimetière Montparnasse et de la mairie du 14ème !

Pas suffisant : je fais le tour par de l'autre côté de la rue du Général Leclerc et jusque vers les Gobelins pour revenir par devant les jardins du Luxembourg et descendre la rue d'Assas où il y a encore quelques traces visibles du passage des « sans papier » de samedi dernier, celui qui avait fortement excité les forces de l'ordre et les pompiers du quartier, me guidant au son de l'hélicoptère rouge et or qui me surveillent d'en haut.

Si ! Je le vaux bien, figurez-vous !

C'est que l'air de rien, je suis surveillé, protégé, espionné, épié, entouré, guidé, « moi-perso » tellement tout le monde en est déjà convaincu... qu'un jour je serai le « Futur Président » de ce pays (et tant pis pour mon sens de l'humilité incommensurable qui n'a d'égal que l'ego hypertrophié de mon nombril si ça se sait déjà dans les milieux les mieux informés) !

 

Pour finir par garer mon « tas de boue à roulette » comme je peux et parcourir les derniers cent mètres à pied, avec mon « pilot-case » à la main qui pèse un âne mort !

Bè voilà ! Bloqué par un cordon de flicaille dense qui m'empêchent virilement d'accéder à mes locaux !

Pas banal, cette affaire là !

« Euh, j'habite là-bas ! - Veux pas le savoir ! Elle arrive - Qui ça, Elle ? »

Catherine Deneuve ? Pamela Anderson ? Brigitte Bardot ? Patricia Kaas ? Hélène Mc Arthur ? Françoise Dolto ? Arlette Laguiller ?

 

Non ! LA flamme ! Avec la même cohorte de badauds plus une quarantaine de camionnettes de la police en deux convois : ils protègent quoi ? Il n'y a pas l'ombre d'un tibétain dans le coin !

Les chinois de leur comité d'organisation des jeux, puis une série de cars dont un gaillard tient une torche... éteinte à coté du chauffeur !

La claque !

 

Puis de nouveau des camionnettes de CRS. Puis des rollers de la police, puis deux camions publicitaire Samsung (file the difference, please !), dont un avec des percussionnistes à bord et l'autre des caméras.

 

Quel veinard fis-je ! Le Pape, j'avais raté... La flamme, deux fois le même jour, là dites donc !

À ne rien voir !

Que j'en rigole, frustré que j'en deviens !

Pas l'ombre « d'athlète suant porteur du flambeau ».

En fait de sportifs, je n'ai vu que quelques houspilleurs courir derrière le convoi en gueulant je ne sais quoi, tels des chiens qui galopent derrière la voiture du facteur, sûrs de la faire fuir au loin !

 

Pas la moindre flammèche pour satisfaire ma curiosité... Absolument ridicule !

La baffe, la claque, le coup de pied au kul et au CIO, version internationale et française toutes réunies !

Fête du sport et de la fraternité ?

J'en rigole !

Il paraît que partout où les JO vont, qu'on nous affirme que la démocratie progresse : Ils en savent quelques chose ! Berlin en 36, la Palestine au JO de München, Montréal, Los Angeles, Mexico et même Moscou... Un fort vecteur de démocratisation, à n'en pas douter !

 

Au moins, je pourrai dire que j'y étais, à ce grand moment de bravoure olympique !

Ainsi va le monde : Je boycotterai, moi aussi et à ma façon, les JO 2008 !

D'abord, je n'ai pas été sélectionné dans mon sport favori (chaise longue au soleil à l'ombre des eucalyptus) ;

Ensuite, c'est à l'autre bout du monde (je dors à cette heure là) ;

Et enfin je n'ai pas de télé au mois d'août (pour me laver la cervelle et le dernier relais utile a encore sauté en Corsica Bella Tchi-tchi) !

Idem pour 2012 ! Promis... Même si London aura besoin d'un grand lessivage démocratique - que je soutiendrai - cela va sans dire !

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
I
@ Momo : tu vois juste !@ Cindy : Tu es née quand ? Parce que le Tibet, ça fait 49 ans qu'il est occupé et je n'ai pas entendu grand monde s'en offusquer jusque là !Mais je ne raconte pas l'année prochaine : ils sont tibétains et "zen", bouddhistes par dessus le marché et non-violents !Alors faire la fête à leurs envahisseurs pour un demi-siècle d'occupation, j'imagine déjà la fiesta d'enfer !Oui, rassures-toi, le Tibet finira libre, parce que la Chine finira par exploser. Pourquoi ? Mais parce que s'ils écrivent à peut près tous le mandarin, ils ne parlent pas tous la même langue... plusieurs dizaines de langues et de cultures différentes où ils ne se comprennent même pas entre eux à l'oral...Un peu comme dans l'ex URSS, l'empire émiété !@ Inco : à mon avis, les 4 (enfin le CAC avec son numéro sur la filmographie "rose", c'est clair, l'expert-comptable, je ne l'ai pas vu.Le boss me paraît incompétent, ses coûts fonciers sont trop lourds, ses fonds propres insuffisants pour ses investissements et à mon avis, il fait du porno parce qu'il doit aimer à tester à l'oeil des castings.Mais bon, je n'en sais finalement rien !D'après mon "pote", de tout façon son équipement, c'est de la merde : il faut maintenant d'autres moyens et les siens (qui m'ont impressionnés) sont obsolètes.Mais bon, je n'y connais pas grand chose, sur le "coin technique"
Répondre
I
Be quoi ? Une boîte de prod en difficultés ? Impossible... en principe, ces gens-là profitent à fond du statut des intermittents du spectacle et sont en quasi charges variables pour leurs productions... Alors c'est soit qu'ils ont un niveau de charges fixes trop important, soit un carnet de commande en berne, soit un comptable qui ne sait pas calculer un coût de revient, soit une direction nulle, soit les 4... C'est quand que tu nous invites à assister à un tournage... pour auditer leurs méthodes de productions... off course...
Répondre
C
Faramineux cafouillage ! Quand les chinois viennent à Paris, tu te réfugies chez des vendeurs de chaire humaine ?Absolument hillarante cette histoire de flamme olympique !Vive le Tibet Libre !
Répondre
M
Intéressant, ton "pornocrate" !Comme ça, le business du sexe virtuel n'est plus ce qu'il était ? Tant mieux.La flamme s'éteint donc sur ton passage !J'imagine déjà le rapport entre les deux événements !Unité de lieu de temps et d'action...Du grand classique, mon ami !
Répondre