Économies comparées
Pendant que plein de sœurs jumelles à la « Nouvelle France » marseillaise voient le jour un peu partout en « Gauloisie postérieure », (soyez sûrs que nous y reviendrons tellement s’en est drôle), que les « marchés boursiers de valeurs » reprennent du « poil de la bête » rien qu’à l’annonce de 200 petits mignons de dollars de plus de liquidités immédiates, alors même que notre petit CAC 40 national en a dégagés plus de la moitié, 99,1 M€ rien que pour 2007, mes incendies perso éteints, j’ai fait un petit « tour idiot » sur les chiffres du « pouvoir d’achat » européen. De quoi je me mêle, faut dire ?
Ainsi, d’après Eurostat, l’INSEE européen, copie conforme à l’original de Malakoff, en janvier 2007, vingt des vingt-sept États membres de l’UE disposaient d’une législation nationale établissant un salaire minimum légal. Celui-ci variait fortement, de 92 € par mois en Bulgarie (mesuré en SPA 2 pour tenir compte des particularités économiques des États membres) à 1.570 € mensuel au Luxembourg.
On note ainsi les chiffres suivants :
– 92 € en Bulgarie, 114 € en Roumanie, 172 € en Lettonie, 174 € en Lituanie, 217 € en Slovaquie, 230 € en Estonie, 246 € en Pologne, 258 € en Hongrie et 288 € en République tchèque.
– 470 € au Portugal, 522 € en Slovénie, 585 € à Malte, 666 € en Espagne et 668 € en Grèce
– En France il fallait compter avec 1.254 €, en Belgique 1.259 €, aux Pays-Bas 1.301 €, au Royaume-Uni 1.361 €, en Irlande 1.403 € et au Luxembourg 1.570 € !
À titre de comparaison, le salaire minimum au niveau fédéral aux États-Unis s’élevait à 676 € par mois en janvier 2007.
Pauvres z’habitants du premier groupe, direz-vous ! Bien sûr. Mais attention aux gags !
Quand on y regarde de plus près, on n’a plus envie de rire : on a même la gorge serrée…
Il faut remonter à 2005 pour avoir des statistiques comparatives effarantes !
La proportion de salariés ne percevant que le salaire minimum était :
– De 0,8 % de la population en Espagne, 1,5 % à Malte, 1,7 % en Slovaquie, 1,8 % au Royaume-Uni et 2 % en Tchéquie libérée.
– Et de 10,3 % en Lituanie, 11 % au Luxembourg, 12 % en Lettonie, 16 % en Bulgarie et…
– 16,8 % en France !
À titre de comparaison, 1,3 % des salariés percevaient le salaire minimum au niveau fédéral aux États-Unis.
Avez-vous tout compris du « malaise franco-gaulois » ?
La voiture balai gauloise est d’un niveau tellement élevée, pour une économie ruinée par les prélèvements sociaux, qu’elle concerne le plus de monde !
Ça tombe sous le sens, remarquez ! Non pas que nous devions renoncer à « nos avantages acquis » de hautes luttes syndicales, mais parce que notre « performance », comparativement à d’autres, est tellement élevée, qu’on va tous finir smicarisés, tôt ou tard, puisqu’on ne peut pas suivre tous ensemble le rythme imposé !
La preuve : le pouvoir d’achat semble régresser, mais le Smic augmente plus vite que le PIB (qui mesure le volume de toutes les richesses produites), et à la même vitesse que la masse des prélèvements obligatoires (qui proportionnellement ne diminuent pas par rapport à ce PIB).
Pourquoi ce niveau si élevé et pour un si grand nombre de personnes (une sur six) ?
Mais tout simplement pour mieux financer lesdits prélèvements obligatoires, pardi !
Si les gueux ne pouvaient plus payer, vous n’imaginez pas les dégâts.
Pensez donc, 5 millions de fonctionnaires ou assimilés dont les traitements seraient réduits à néant !
À peu près autant qui survivent avec bien du mal de la « grande générosité » des minimums sociaux, en ne comptant pas que les « chômeur catégorie 1 », mais tous ceux sans le sou !
Vous mettez dans la balance les quelques 10 millions de jeunes et moins jeunes qui ne sont plus formés à rien et l’équivalent pour nos seniors trop vieux pour être utiles (et tout juste bon à générer des actes médicaux), et vous avez 30 millions de personnes dans le rue ! Voilà où donc passe le pognon que nous avons bien du mal à faire rentrer, jour après jour.
Et encore, ça ne suffit pas, parce que bêtement, depuis une trentaine d’années, nos z’élites se sont arrêtées au système décimal.
Résultat, l’année ne compte décidément que 10 mois pour ces gens là.
Dès le mois d’octobre, on boucle, même s’il y a encore deux mois à fournir pour lesquels il faut « faire l’impasse budgétaire » et emprunter de l’argent qui n’existe pas encore…
Que d’autres, qui n’existent pas encore non plus pour n’être pas nés, rembourseront, peut-être !
Heureusement qu’ils ne comprennent rien à l’informatique, depuis le « Plan calcul » et les déconvenues de « Bull » et « Goupil » : ils nous forceraient à compter en octet, si ce n’est pas en binaire, janvier, février et le reste à découvert !
Personne n’envisage heureusement de ralentir la croissance démographique : entre mon prof de droit social et du travail, l’inimitable J-J. Dupeyroux qui lançait dans le grand amphi « Baisez ! Mais baisez donc ! » à 1.000 studieux z’étudiants aux prises avec leurs hormones surchauffées d’il y a plus d’un quart de siècle, en passant par Michou (Debré, le père de Nanard et de Jean-lou) qui s’inquiétait déjà d’un déclin des naissances il y a un demi-siècle.
Imaginez que ceux-là oublient de naître ou se cassent avant, comme « Dany le Rouge » (cf. § 2, d’avant-hier) « Pour n’avoir pas à assumer leurs obligations citoyennes dans leur pays de naissance », franchement, on aura bien besoin de DSK planqué au chaud au FMI. Perso, je me bidonne sévère, là, quand j’imagine des trucs pareils !
J’espère que vous vous en amusez bien et que je vous ai mis de bonne humeur pour la journée.
Que je vous souhaite excellente quand même, (vous le valez bien !).