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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Annonce triomphale !

L’inflation enfin terrassée, d’après l’INSEE.
 
Les trois indices IPC ont dégringolé en janvier 2008 par rapport à décembre 2007 ! Si !
116,25 pour 116,36 pour les ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé.
116,32 pour 116,46 pour l’ensemble des ménages hors tabac.
Et 117,56 pour 117,70 pour la série avec tabac !
C’est marqué dans le JO de la République du 23 février 2008 !
Pas plus tard que la semaine passée, donc et juste le temps de le dépiauter, compte tenu du retard que je me traîne depuis tant d’année à vouloir rester à jour.
Oh, pas grand-chose : – 0,1 %.
 
Ah que c’est génial !
Mais juste un rappel intéressant : Les Indices de Prix à la Consommation, base 100 en 1998, étaient de :
Ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé : 116,36 en décembre 2007, contre 113,57 en décembre 2006. Soit + 2,4 % !
Celui de l’ensemble des ménages hors tabac : 116,46 en décembre 2007, contre 113,59 en décembre 2006. Soit + 2,4 %, juste pour l’année 2007 !
Quant à celui incluant le tabac : 117,70 en décembre 2007, contre 114,73. Soit + 2,5 %
Date de parution au JO de la République : 17 janvier 2008 pour les uns, 18 janvier 2007 pour les autres.
 
Quand on vous disait que vous alliez vous faire avoir, une fois de plus… eh bien vous vous êtes faits eus !
Et dans les grandes largeurs, pour une fois ! Souvenez-vous… On nous avait promis + 1,3 % seulement.
Juste pour revaloriser tous les seuils et autres tranches de vos impositions 2008 : une « mesure d’équité » consistant à assumer les « dérives courantes »…
On n’a presque le double en « dérive » et donc la moitié seulement en « mesure d’équité » !
Mais si il n’y avait que ça…
 
Dans le même temps, les prix des produits frais ont grimpé de + 2,7 % rien que sur le seul mois de janvier.
En un an, l’évolution est de + 3,3 %.
Les prix des légumes frais (+ 3,1%) et des poissons et crustacés frais (+ 7,4%) enregistrent leurs hausses saisonnières classiques : pas de quoi s’énerver.
Les prix des fruits frais augmentent également, mais de + 0,5 % sur un mois (+ 5,9 % quand même sur un an).
Logique…
 
Hors produits frais, l’indice des prix de l’alimentation progresse de + 1,2 %, alors qu’il était en baisse de – 0,1 % en janvier 2007 (souvîntes-vous) !
L’INSEE constate, aussi et notamment, que les prix des produits laitiers continuent de croître : les beurres + 5,0 %, le lait et la crème + 3,7 %, les fromages + 3,3 % et les yaourts et desserts lactés + 3,1 %.
 
Les prix des produits pétroliers eux n’ont gagné que de + 0,5 % par rapport au mois précédent, portant leur glissement annuel à rien moins que + 16,7 %, malgré le dollar plus que faiblard.
Tandis que les prix des services sont restés relativement quasi stables, ne progressant que + 0,1 % en janvier, toujours selon les chiffres de l'INSEE.
 
Selon les résultats de l’enquête trimestrielle réalisée par l’auguste Institut et pris en compte dans l’indice de janvier, les prix des loyers des résidences principales sont stables, comme ceux des services de santé (qui baisse même un peu).
On relève d’autre part une baisse des prix des services de transport et de communication (– 1,1 %), due pour une grande partie au dédommagement dont ont bénéficié en janvier les usagers des transports en commun après les grèves de novembre.
Bè oui, ce n’est pas la télécommunication qui baisse, mais les grèves de novembre qui font leur effet très conjoncturel. Faut pas rêver non plus…
 
En attendant, ce n’est pas ce constate ni les études de l’INC ni celles de Nielsen.
Cette dernière boîte à l’avantage d’avoir un panel complet des prix et volumes de la distribution.
Complet, pas tout à fait – pour me souvenir de l’époque où je les analysais fréquemment, quand j’observais des augmentations dans mon secteur, ça se traduisait par des baisses dans leurs stats ! Allez savoir pourquoi et comment ? – publié chez LSA (Libre Service Actualité, l’une des deux revues des « pro » avec Point de Vente).
 
« Les prix des produits alimentaires sont montés en flèche en janvier, avec des hausses de plus de 10% pour les pâtes et les oeufs, et presque autant pour le beurre et la farine, affectés par la flambée des matières premières, une tendance appelée à se maintenir pendant quelques mois ».
Ah ?
On a à peine + 5 % à l’INSEE… Curieux n’est-ce pas !
 
C’est que l’INSEE anticipe peut-être une baisse, et « lisse » au passage, puisque selon Olivier Desforges soi-même, (le celui des linges de maison) également Président de l’Institut de liaison et d’études des industries de consommation (ILEC) « le renchérissement devrait se maintenir sur le premier semestre, avant de reculer grâce à une accalmie sur le marché des matières premières ».
Serge Papin, le patron de Système U, estime également que les cours des matières premières alimentaires vont baisser.
« La nouvelle loi régissant les relations entre les fournisseurs et les distributeurs, en vigueur depuis le début de l’année (…), est plus simple, plus transparente, je pense que d’ici l’été, au plus tard à la rentrée, on devrait assister à une baisse des prix des grandes marques sur les linéaires », a-t-il affirmé sur RTL, l’autre jour. Des grandes marques, mais peut-être pas des MDD ou des premiers prix…
 
En attendant d’après l’AFP qui le rapporte, « Nielsen Panel International prévoit un renforcement de l’inflation dans les magasins, avec un pic à + 4 % en avril » !
C’est le moment de stocker, les jeunes…
 
Car, fait nouveau dans la grande distribution, les produits de grandes marques fabriqués par les majors de l’industrie alimentaire comme Danone ou Coca-Cola ont également augmenté en janvier (+ 1,29 %).
« Ils avaient constamment reculé depuis 2006 grâce à une première réforme de la loi Galland, qui avait donné une plus grande marge de manoeuvre aux enseignes pour faire baisser les prix de ces produits. Pour compenser, les distributeurs avaient parallèlement augmenté les tarifs de leurs propres produits, dits marques de distributeurs (MDD) ».
Eh oui, faut assurer les marges en volume aussi, chez les distributeurs ! Sans ça on ferme boutique et on licencie…
 
L’écart entre les MDD et les grandes marques, s’était logiquement creusé jusqu’à 35 % en 2001. Il a été ramené à 29 % fin juin 2007. Depuis, le resserrement s’est accéléré à l’automne, avec la flambée des cours des matières premières, qui pèsent davantage dans le prix des MDD que dans ceux des grandes marques puisqu’elles doivent vendre aussi le marketing qui assure leurs volumes (c’est qu’elles ont aussi des usines à faire tourner et des salariés à payer), marketing qui est réduit à la plus simple expression d’un « packaging » approximatif et standard pour les MDD.
 
« En janvier, les MDD ont poursuivi leur renchérissement (+ 3,1 %), tout comme les articles premiers prix (+ 3,63 %) ».
Les produits à base de lait et de céréales ont enregistré les plus fortes progressions.
Les pâtes alimentaires ont ainsi bondi en moyenne de + 11,44 %, dont + 13,11 % pour les grandes marques, + 12,91 % pour les MDD et surtout + 28,30 % pour les premiers prix.
Les oeufs ont grimpé de + 13,17 %, dont + 20,27 % pour les MDD et + 22,10 % pour les premiers prix, alors que les « grandes marques » n’ont progressée que de + 8,44 %.
(Et ça nous fait que – 0,1 % de l’indice des prix, que tout ça, ma petite dame ?)
 
On rappelle aimablement « qu’en décembre dernier, les pâtes « premiers prix » avaient déjà pris plus de 30 % et les oeufs plus de 21 % ».
En janvier, c’est au tour des farines et semoules d’augmenter de + 6,84 %.
« Les premiers prix ont grimpé de + 22 %, contre + 9,11 % pour les MDD et +5,29 % pour les grandes marques ».
« Toutes les familles de produits alimentaires ont augmenté début 2008, tant le beurre (+ 8,88 %), le riz (+ 7,35 %), les fromages (+ 6,81 %) que les yaourts et desserts lactés (+ 6 %) ». (Source AFP).
Ce que confirme l’enquête de l’INC publiée dans « 60 millions de consommateurs » avec des exemples magnifiques et des repères par enseigne : car tout le monde n’est pas logé à… la même enseigne !
 
À part ça, aucun doute, les prix ont baissé de – 0,1 % sur l’ensemble du territoire nous assure-t-on, toutes consommations confondues. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer !
Et le distingué Luc Châtel, qui a tout compris de tout dès le mois de novembre dernier, de s’affoler à convoquer un conseil restreint le lundi de la semaine précédente, pour quelques mesures urgentissimes !
Et le locataire précaire de l’Élysée de se demander comment il se fait que le cochon qui ne vaut à peine que 5 € du kilo sur pied à la cochonnerie, dépasse parfois plus de 20 € en rayon…
En oubliant qu’il a été contrôlé, analysé jusqu’à vous garantir le taux de chlorate de potassium, tranché, empaqueté, cuisiné, enrichi en conservateurs, emballé sous atmosphère contrôlée, marketé, négocié, transporté, déballé, payé, mis en rayon, et encaissé juste pour deux tranches, le tout en assurant la chaîne du froid, la traçabilité, et les contraintes vétérinaires, qui vont jusqu’à certifier ce qu’a pu ingérer le bestiau et celles d’une hygiène rigoureuse (de A jusqu’à Z)…
En voilà un qui aurait l’air fin avec son cochon en vrac, pas encore blanchi, tout plein de crottin, dans son assiette !
Et le Michel-Édouard Leclerc, le digne fils de son paternel à lui-même (pas le Chef de la 2ème DB, mais Édouard tout court), de reconnaître que ce n’est pas que de la faute des industriels de l’alimentaire…
Y’a aussi l’effet du prix des matières premières… et toute la distribution n’est pas comme lui !
 
Et je rajouterai un autre phénomène, que seul Nielsen peut encore appréhender (même si ils ne le font pas), mais aucune autre méthode, ni celle du panier constant chez INC, ni la technique des « familles de produits » de chez l’INSEE : les glissements d’un produit à l’autre, dans l’alimentaire mais également vers des produits non alimentaires et réciproquement.
Le « produit festif », de confort, impulsif est moins vendu faute de moyen, par nécessité peut-on dire : nous verrons ça dans les résultats publiés l’année prochaine (avril/mai 2009), après l’heure des bilans.
 
La preuve dirai-je, si l’indice de « l’alimentaire » augmente tant et que l’indice général diminue, c’est bien qu’il y a eu une « adaptation », même marginale, du « non alimentaire » pour « garder des volumes ».
Même la « période des soldes », dans le non alimentaire, a d’ailleurs marqué le coup…
Ce qui veut bien dire que « tout le monde souffre ».
 
En conclusion, pas trop de quoi se réjouir, finalement.

Mais de ça, chacun avait pu s’en rendre compte avant moi.

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C
Tant mieux... je n'aurai pas voulu y être pour quelque chose !
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I
@ Cindy : c'est alors moi qui finirait par mourir aussi kon que je suis né alors !Pas bien grave, je m'étais fait à cette idée depuis longtemps !
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C
Voilà que je vais devenir intelligente, alors... Raisonnablement tout de même. Puisque je viens d'apprendre quelque chose.En fait, il me semble que l'art culinaire, ce n'est pas tant l'abondance de viande, mais la façon de la préparer avant de la donner en pitance à nos mâles (qui ne savent que la griller) !L'art de les faire revenir à table quand les loups ont les crocs.L'art de la séduction passe forcément par d'autres talents. Je ne dirai pas lesquels, tu deviendrais trop "malin" à force de "manger les bêtes qui mangent de l'herbe".
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I
@ Jasmin : C'est vrai, ça ? Ou est-ce encore un de tes tours de séduction ?De toi à moi, je suis sûr que tu n'as pas besoin de ce genre de subterfuge pour séduire qui tu veux !Reste qu'un jour, il faudra bien qu'on fasse le tour des artisans boucher de talent, avec un guide à la clé, un peu comme on sait déjà faire des guides de restaurants ou les vins.Ca et le même pour les boulangers.La vie n'en sera que meilleure.
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I
@ Cindy : Lhumain est omnivore. Il peut aussi être végétarien sans problème...Mais il faut rappeler que quand il s'est mis à manger de la viande, c'est qu'il a pu maîtriser le feu et du coup raccourcir son tube digestif.Se faisant, là où les carnivores passent le plus clair de leur temps à digérer en de longue sieste et les ruminants à ruminer, le sang nécessaire à faire fonctionner leur tube digestif est allé au cerveau chez les Homo Sapiens.Résultat, celui-ci à pu mieux être oxygéné et grossir.Conclusion : manger de la viande cuite a rendu l'espèce intelligente ! Et elle a bien eu besoin de ça, pauvre petite bête qui n'a aucune arme naturelle (corne, bec, griffe, dents accérées) pour assurer sa survie, ni défense naturelle (carapace, poison, fourrure) pour assurer sa survie face à ses prédateurs naturels voire les changements de saison !Avis aux mangeurs d'herbe. Moi je mange les bêtes qui mangent de l'herbe. C'est plus facile à digérer !D'où l'importance du boucher (et de l'éleveur ou du chasseur sachant chasser)
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