La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Hier,
L’Allemagne nous annonçait sereinement que ses finances publiques seront revenues à l'équilibre dès la fin 2012, soit avec un an d'avance !
Bravo !
Comme quoi, même avec une croissance moribonde, ou à tout le moins « poussive », quand on veut on peut !
Est-ce donc seulement ce qui nous manque, un peu de volonté ?
Un an d’avance, voilà qui n’a pas fait pour autant exploser le compteur des mécontentements outre-Rhin, ni même détruit « du service-public », ni plongé les allemands dans la ruine…
Ce faisant, l'Allemagne vient de tuer dans l'œuf l'espoir secret que pouvait encore nourrir « François III » et son gouvernement de délirants de se voir accorder un délai de grâce supplémentaire pour ramener son propre déficit à 3 % du PIB.
Bien sûr, officiellement, Paris n'aurait rien demandé mais, lorsque, au printemps, sera devenue patente l'impossibilité d'atteindre cet objectif comme promis fin 2013, j’imagine que mon pays aurait accueilli favorablement cette proposition « spontanée » des membres de la zone euro...
Scénario tombé à l'eau hier.
Car, même si elle est désormais pratiquement seule dans cette situation depuis que la Finlande dérive, l'Allemagne apporte la démonstration que, même avec si peu de croissance que ce soit – sans doute moins de 1 % cette année –, rétablir un équilibre budgétaire global n'est absolument pas hors de portée.
C’est là où on mesure tout ce qui sépare un pays entré dans la crise avec un excédent de ses finances publiques, produits d'années de réformes structurelles, et d'autre qui y est tombé lesté d'un lourd déficit, conséquence de décennies de réformes différées…
Les mauvaises langues rancunières diront, à juste titre qu’ici, on constate tout ce qui sépare deux pays ayant pris la barre des 3 % de déficit, l'un pour un indépassable plafond, alors que pour l’autre il ne s’agit même pas d’un plancher à atteindre de toutes les ambitions.
L'insolent excédent allemand va rendre plus impérieux que jamais, aux yeux des détenteurs de la dette publique et autres entreprises, le suivi scrupuleux du plan d'ajustement de nos finances.
Car n’imaginons même pas une seule seconde que « Mère-Quelle » consacrera ses marges de manœuvre retrouvées à baisser les impôts sur la consommation, pour relancer une demande intérieure qui profiterait aux mauvais élèves de la zone euro.
Elle va, à ses propres élections, avec un bilan de « mission accomplie » en poche (ce qui a manqué à « Bling-bling » sur tous les chantiers, même celui de l’euthanasie de chiens dangereux et des fous-errants, hors la vente de navires de guerre à l’aimable « Grand-Russie » attentatrice de la Géorgie).
Et gageons qu’elle en consacrera un peu plus au propre « redressement-productif » des entreprises de son pays.
D’autant que le défi de la dénucléarisation de son pays n’est pas une mince affaire à venir…
De toute façon, ce sont ses entreprise qui fournissent du boulot à ses électeurs et personne d’autre, transformant l’assisté « consommateur de cotisations » en « pourvoyeur de valeur-ajoutée » actif.
Ce qui reste curieux, c’est que de toute façon, chez notre nous à nous-mêmes, personne n’envisage d’en tirer les mêmes conclusions, au contraire : Il s’agit dans piquer « toujours plus » sans fournir le moindre effort sur soi !
Le prolo gaulois en crève déjà : Il finira tondu jusqu’au derme écorché, sanguinolent, dépecé à pleurer son « État-providence » ruiné jusqu’à la faillite…
Triste perspective, s’il en est.