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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Projet de programme des Verts Paris pour les élections municipales de 2008. (II)

« 1. Action sociale, Handicap, Personnes âgées, Santé
 
1.1. Un plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion pour Paris (groupe 1)
Selon l’Insee, 226.000 personnes vivent à Paris sous le seuil de la pauvreté. Paris est une ville riche et de riches qui compte de très nombreux pauvres et très pauvres, au coeur d’une région au profil comparable. »
 
C’est sans doute vrai !
10 % de la population parisienne qui vit au-dessous du seuil de pauvreté, c’est à la fois beaucoup trop et presque mieux que partout ailleurs en France.
Des « très riches », il y en a encore intra-muros, mais toute proportion gardée, moins qu’à Neuilly quand il s’agitde comparer les déclarations d’ISF par commune et bien moins qu’à La Réunion ou les Hauts-de-Seine quand il s’agit de faire le même exercice par département.
 
Diagnostic faux ou de mauvaise foi : Passons !
 
« Mais ces dernières années, on note un fort appauvrissement de certaines couches « moyennes », qui, avec l’augmentation considérable des dépenses de logement (loyer, remboursement des emprunts, charges, en particulier de chauffage, cautions pour les entrées dans les logements) ne font plus face aux dépenses courantes.
Dans la continuité du programme 2001, des actions conduites tout au long de cette mandature, il faut exiger des politiques publiques qui visent les diverses couches de la population en difficulté. »
 
En effet, c’est bien la « marque » des Verts et du Maire de Paris, le « soce » De-La-Nuée :
        Aucune réduction de la pauvreté extrême,
        Et une formidable érosion des classes moyennes et laborieuses !
 
Autrement dit un « échec cuisant » à éradiquer ce qui peut faire scandale (et qui est dénoncé à juste titre) et empêcher ce qui l’est tout autant, dans une ville pourtant si « riche de riches » : Aberrant !
 
« Nos trois axes prioritaires sont : le logement, le revenu parisien universel et l’action sociale et propositions : Bases pour un plan d’action
        Pour une véritable décentralisation de l’action sociale, avec un contrat de plan ville/région/État, par une meilleure et égale répartition des richesses – tant à l’échelle municipale que régionale – et par l’augmentation de la fiscalité locale.
        Pour une lutte contre l’ensemble des pollutions(air, bruit, insalubrité des logements, lutte contre le saturnisme et autres polluants intérieurs) dont les plus modestes sont les premières victimes.
        Pour une exigence de qualitédans les mesures prises, même dans l’urgence, que ce soit dans les logements (isolation des bâtiments, baisse des dépenses de chauffage), les distributions de nourriture (distribution de produits frais, fruits et légumes) etc.…
        Pour l’évolution des principes et des pratiques du travail social, en éliminant tout idée de contrôle social au profit de l’idée d’accompagnement.
        Pour affirmer la multiplicité et la diversité des situations: les marges (squats…) existent et doivent pouvoir exister, au-delà de tout programme de rénovation et d’artificielle mixité sociale… »
 
Impressionnant : augmenter la fiscalité et faciliter l’évasion fiscale, voilà qui reste cohérent et non discriminatoire, bien entendu !
Vous apprécierez, espère-je…
 
« 1.1.1. Le logement social. La politique de logement, menée tant par les gouvernements de gauche et de droite depuis les années 80, a abouti à la plus grande crise depuis la fin de la guerre : l’idée de faire financer l’habitat par les particuliers (qui doivent s’endetter toute une vie, y compris en transmettant cette dette à leurs enfants) pour se loger est fort contestable dans une économie en forte croissance, elle est catastrophique dans une économie stagnante, où les inégalités croissent, et où le revenu des familles est aléatoire.
Le rattrapage engagé par l’État (mise en chantier de plus de 400.000 logements) en cette période préélectorale n’est pas la hauteur des problèmes, ni en quantité (il en faudrait 900.000), ni en statut (il faudrait une majorité de logements « très » sociaux), ni même en qualité (isolation thermique et économie d’eau insuffisantes).
La crise atteint toutes les couches de la société : les jeunes, les familles modestes, les travailleurs pauvres, les personnes âgées, les femmes seules avec enfants, etc. La spectaculaire lutte des SDF et des associations qui les soutiennent n’est qu’une partie visible du problème.
Cette situation requiert un plan d’ensemble, liant l’urgence, le moyen terme et une vision de long terme : construction, transformation de bâtiments, ouverture de petites structures sociales, mobilisation des logements vides, rénovation, réhabilitation, assainissements. »
 
Simple déclaration d’intention ?
Pour Paris, le problème est simple : Les Verts ont appuyé en 2001 le gel de toute délivrance de permis de construire, dans l’attente d’un nouveau PLU, lié lui-même à l’adoption d’un PLD, décidée par la majorité municipale, qui ont mis des années à sortir des tiroirs…
5 années de retard et de multiples contentieux grâce à leur action, ajoutés au manque de foncier, ont gelé la rénovation souhaitée par les militants de 2007 !
 
Voilà qui est assez extraordinaire d’inconséquence !
 
« 1.1.2. Le « revenu citoyen parisien » ou « revenu parisien universel » Il faut instaurer un « revenu parisien universel » dans un système d’aides réformé. Les minima sociaux et les aides que ce soit de l’Etat ou de la ville, (RMI, ASS, AAH, API, AVP, prise en charge de certains demandeurs d’asile) dépannent de nombreuses personnes. Mais ces aides sont trop faibles pour « vivre » (elles doivent être constamment complétées par l’APL, les aides des restos du coeur ou épiceries sociales, aides exceptionnelles du CAS etc.), certains en sont exclus (selon l’âge — moins de 25 ans, ceux qui ont touché un revenu dans le mois précédent, effet de seuil). Quelquefois, les aides ne sont pas versées avec régularité (changement de situation, dossier incomplet). De nombreux allocataires déploient une énergie considérable à « faire de la paperasse » et à « se débrouiller ».
La persistance du chômage, du travail précaire et du travail à temps partiel, ainsi que la hausse des dépenses de logement induit la nécessité d’un revenu pour tous, quels que soit l’âge, la situation face au travail ou à la santé, les aides éventuelles venant alors en complément de ce revenu. »
 
Voilà une idée intéressante.
Mais manquant cruellement de précision.
Et de fonds pour voir le jour… un jour !
Proposition de doux rêveurs, qui après la « Carte Paris Santé », le « CMU social », tout deux d’essence chiraquienne absolue, tentent de rattraper le coup ?
 
« 1.1.3. L’action sociale en crise. Pour une politique plus juste et mieux adaptée au contexte socio-économique parisien. Un état des lieux est nécessaire sur ce sujet, en y intégrant le tissu associatif, qui doit avoir toute sa place dans la réflexion sur le constat et le diagnostic, puis dans les mesures mises en oeuvre.
Les services sociaux doivent être accessibles à toutes les personnes en difficulté, même provisoirement, faciliter l’accès aux droits sociaux et aux aides facultatives des Parisien(ne)s, assurer en lien avec les services de l’État une meilleure prise en compte des personnes sans domicile en particulier des femmes et des mineurs en errance.
Ils doivent bénéficier des moyens d’un Observatoire Social Parisien, jouant un rôle de centre de ressources en matière de formation, d’orientation, de coordination de projets et d’expérimentation.
Le travail social vis-à-vis des populations en difficulté demande : un élargissement aux catégories « moyennes inférieures », artistes (!) etc. ; un suivi et un soutien des populations en difficulté (fondé sur une meilleure connaissance de ces populations) ; une meilleure prise en compte des mineurs en errance ainsi que des femmes à la rue…
(…) Les aides ne doivent plus dépendre d’un statut (allocataires du RMI…), mais des revenus et besoins des personnes. Il est indispensable de relancer l’idée d’un audit social déjà présenté dans le programme des Verts 2001. »
 
Étonnant, non ? 7 ans aux affaires, le dernier septennat de la République, et constat d’échec d’une idée pourtant déjà ancienne !
Quel aveu d’inefficacité.
Dramatique, ces gens là !
 
« 1.1.4. Objectifs : Un espace de réflexion permanent, permettant un diagnostic, des études, des expérimentations et leurs extensions si elles sont satisfaisantes ; associant l’ensemble des acteurs (élus, experts, public visé, responsables associatifs), dans le cadre d’une démarche « participative ».
        Un plan SDF selon la charte des Enfants de Don Quichotte, en particulier l’ouverture 24H/24 et 365 jours par an de tous les centres d’hébergement décents et à taille humaine, et l’application de la loi de réquisition.
        Une mobilisation sur le logement, en termes de construction, de mobilisation des bâtiments existants, (transformation de certains bâtiments en logements, rénovations) mais aussi de nouvelles façons de concevoir des maisons collectives, (pensions de familles, hébergement de transition, foyers pour célibataires), de quartiers « ouverts » où les équipements collectifs (salles de réunions, de jeux, de convivialité) prime sur l’habitat individuel, etc.
        Des dépenses de logements (loyers, remboursement de prêts, charges, chauffage) n’excédant pas un quantum (25%) des revenus du foyer.
        Un revenu parisien universel dans un système d’aides réformé, évitant les effets de seuils, (de façon à mettre en cohérence RCP, aides ou prestations particulières, rémunération du travail basée sur le Smic) : l’objectif est de faire en sorte que toute personne dépasse le seuil de pauvreté pour tirer les revenus vers un équivalent Smic.
        Un déblocage d’une somme suffisante sur Paris pour répondre à cette aggravation de la pauvreté : par ex. 500.000 euros/an équivaut à + 100 euros/an par personne /5.000 personnes.
        Gratuité des transports pour les personnes en situations difficiles.
        Mettre en place des consignes de bagages gratuites où ranger les affaires des sans logis, à coordonner par la ville dans chaque arrondissement.
        Offrir des solutions adaptées aux mineurs en errance, notamment des logements passerelles et des formations pour les centaines de mineurs étrangers en « transit » sur le territoire français.
        Développer l’intégration sociale pour les populations fragiles (en difficulté d’insertion, personnes âgées, handicapés …) par un accès aux soins, le sport, la culture.
        Mettre en place et soutenir pour ces populations des projets de proximité d’insertion professionnelle notamment grâce au micro crédit (petits métiers locaux tournés vers le service à la personne et à la collectivité…). »
 
Marrant, tous ces gens là : Qui qui paye ?
Et combien de sous pour que tous ces gens là causent de « la vie des autres » ?
On ne cause même pas d’efficacité.
 
Ex : 2,6 millions de parisiens. 100 euros/an, femmes et enfants d’abord, ça fait 260 millions d’euros. Soit 520.000 logements (si on trouve le terrain).
Or, on vient de nous dire qu’il en faudrait 900.000 !
Y’aura donc encore des « plus pauvres parmi les pauvres ! »
Affreux !
 
Notons également qu’à 500.000 euros le bout, il n’aurait fallu que 450 millions d’euros en 7 ans, soit 64 millions tous les ans, à la « riche mairie delanuesque » pour résorber définitivement le problème des SDF et autres mal-logés dans la capitale.
Soit même pas quelques poignées de pourcentage du budget de la ville…
Qu’en est-il, si c’était si simple ?

Ignorants, va !

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I
@ Momo : On ne l'entend plus. Enfin, on ne le lit plus ! <br /> Mais il a gagné : on en cause !
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M
@ FFSC : C'est exactement ça !<br /> Sauf que ce n'est pas exactement un forum de déontologie. <br /> Juste un aperçu critique (et encore !), très très limité faut-il en convenir, des non sens qu'on nous sert à tout bout champ sur n'importe quel sujet.<br /> FFSC, tu as parfaitement raison de souligner que n'importe qui est capable de gober des énormités - même du genre que tu racontes toi aussi - sans même réfléchir un seul instant à leur pertinence !<br /> Un mode merveilleux : Infree le souligne assez souvent ici pour que vous entendiez bien tous les deux !
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F
Oui, khmer vert, c'est un peu comme hitléro libéral.<br /> <br /> Parfaitement adapté, nuancé, et<br /> pas du tout méprisant pour les millions <br /> de cambodgiens victimes de Pol-Pot.<br /> <br /> Sur ce forum, il me semble qu'on donne, par ailleurs, <br /> des leçons de déontologie, qu'on s'étouffe <br /> d'indignation devant le cynisme<br /> (devant ce que l'on feint de prendre pour mon cynisme...)<br /> <br /> Hi, hi, hi.<br /> <br /> Je pouffe.<br /> <br /> Fier fsc
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I
Momo a parfois des raccouricis qui touche à la grâce !
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C
Khmers-verts. J'aime beaucoup !
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