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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Internet, c’est rigolo !

 
Les revenus présidentiels.
 
Microsoft Inc. (du vénéré Bill Desportes, merci à lui sans lequel je ne saurai ni compter ni écrire) nous a fait marrer, l’autre fois, en reprenant à son compte une étude du « magazine Forbes » (rassurez-vous, on n’y cause pas encore de moi) qui comparait quelques grandes fortunes et hauts revenus.
 
Entre industriels et rentiers divers, on y trouverait ainsi les revenus officiels de ces génies indubitables à l’intelligence figurante qui nous gouvernent.
 
Le mieux lotis des chefs d’État reste incontestablement le Sultan Haji Hassanal Bolkiah, qui dirige le minuscule État de Brunei, perdu sur de vastes champs pétrolifères du côté de Bornéo.
Le brave homme, qui s’attache avec passion à sa fonction bénévole depuis 40 ans, ne touche hélas aucun salaire : pas son truc, manifestement (les Urssaf et tout ça, on peut comprendre).
Pas moins de 15 millions d’euro de rentes pétrolifères à l’année. Une paille…
 
On note ainsi que, parmi les moins biens lotis, on retrouve le Lider Maximo. 30 euros par mois, affirme-t-il !
Et encore, pourrait-on penser.
Lui affirme n’avoir aucune fortune personnelle (à distribuer à ses proches dès le lendemain de son probable décès, survenant un jour ou l’autre), mais pratique la vie de famille à un niveau estimé à 600 millions de fortune personnelle en 2006 par le vénérable magazine…
On comprend mieux pourquoi il ne demande pas l’asile politique et sanitaire à la France désargentée, endettée et en déficit chronique depuis si longtemps : il y a l’ISF…
 
Parmi les souverains régnant (il en existe encore quelques uns), on remarque que Sa Majesté Elisabeth II est royalement dotée de 11,2 millions d’euros pour ses menus plaisirs quotidiens et l’entretien de ses vastes palais, alors que Juan Carlos (de Bourbon, la branche cadette, des Palerme) ne reçoit que 8,6 millions d’euros du contribuable Espagnols (mais un généreux soleil en plus).
 
De l’autre coté du rocher de Gibraltar, le roi Mohamed VI perçoit 35.000 euros par mois : il faut dire qu’il gouverne sans mollesse.
Disons également que le train de vie des palais royaux et de la cour serait de l’ordre de 200 millions d’euros à l’année, comprenant plus de 1.000 salariés, quantité de chevaux à nourrir et autres « subventions royales », comme autant de signes de la « générosité royale ».
La vie serait-elle vraiment moins chère sur ce continent là que sur le nôtre ?
 
Ce qui nous ramène en France, avec un budget de 100 millions d’euros juste pour le Palais de l’Élysée, mais au nom de la transparence, nous dit-on, avec un Vénéré Président tout juste rémunéré à hauteur de 8.300 euros brut par mois… jusqu’au 31 décembre 2007 (on ne nous dit pas si il faut compter avec la bonification annuelle du 13ème mois… Qu’importe, ces gens là ne font pas « ça pour l’argent » c’est bien connu !)
 
Heureusement, tous nos Vénérés Président disposent de bénéficient des avantages de la fonction : appartement privatif de 260 m² au cœur de Paris (rive droite), décoré au mobilier national à volonté, cuisinier et petit personnel à satiété (je ne vous raconte pas la cave : la meilleure de France ! Mais il ne boit pas, nous assure-t-il), une résidence d’été, une autre à la campagne, le chauffeur et quelques voitures, un avion (véritable QG militaire ambulant), etc.
Rien que de très naturel, même si une note interne proposait une augmentation substantielle jusqu’à hauteur de 20.200 €/mois brut, soit quelque chose comme 19.331 € net.
Une petite augmentation, non pas de 140 %, mais de 243 %. (Y’en a qui ne savent pas compter jusqu’au plus haut niveau de l’État : inquiétant !)
Jackpot, en somme !
211 € net rien qu’à pioncer huit heures par nuit, 44 centimes pour passer une minute à vidanger la vessie… Le double pour se brosser sommairement les dents !
 
Car c’est bien naturel de gagner au moins autant qu’un premier ministre qui lui n’a pas été élu par le suffrage de ses contemporains…
Et puis, à comparer à ces chefs de gouvernement d’ailleurs, c’est quelque chose d’iconoclaste.
 
Songez-y : 23.000 €/mois pour la chancelière allemande, ce qui ne l’empêche pas d’avoir mauvais goût vestimentaire. Il faut noter qu’elle cumule aussi sa fonction de Chef de gouvernement ET son traitement de député ET quelques indemnités de représentation.
D’autant qu’elle n’est pas logée par le contribuable.
Oui, Outre-rhin, ils n’ont pas vraiment la même conception de la séparation des pouvoirs (exécutif et législatif) que du côté de l’hexagone… Faut s’y faire.
 
Gordon Brown, si il habite bien au 10, Dowing Street in London aux frais du contribuable, il cumule tout autant ses rémunérations de député ET celle de Premier ministre pour atteindre 22.000 €/mois !
Toujours la même prédisposition de ces « régimes parlementaires » à multiplier les cumulards…
 
Côté « Président élu », on note que George (deubeulviou) Bush cumule lui aussi la fonction de Président et de Chef de Gouvernement (aaaah, ces régimes présidentialistes, tout autant cumulards que les autres !), pour atteindre péniblement 33.000 dollars/mois.
Certes les charges sociales ne sont pas non plus les mêmes qu’en Gauloisie, mais surtout, avec un dollar à la baisse, on peine à retrouver les 23.000 € allemands !
Bon, faut vus avouer aussi que le pays est incontestablement plus peuplé, baigne dans deux océans à la fois et s’étale sur plusieurs fuseaux horaires : C’est presque un prix discounté, finalement !
D’accord, il y a aussi « Air Force One » pour les déplacements aériens – qui fait quand même figure de paquebot à coté de l’A 300 français – la résidence de camp David, l’hélicoptère pour les petits tour en ville, etc. etc. Et puis ça ne dure au mieux que 2 fois 4 ans : après il faut rendre les clés !
 
Tara Halonen, finalement ne touche que 10.500 €/mois… Mais le Parlement finlandais lui octroie 171.000 € pour ses faux frais de représentation personnels.
Attention, elle voudrait offrir une soirée dînatoire aux chandelles en ville à son époux (ou une autre), elle devrait faire usage de son chéquier personnel !
Mais j’espère que le Monsieur n’aura pas la goujaterie de lui laisser la douloureuse à sa charge… Quoiqu’il ne soit pas forcément gaulois et ne connaît pas nécessairement tout du « savoir vivre à la française », même si ces tables là sont fortement dotées de nos meilleurs Bourgogne et Bordeaux : des fins connaisseurs, les finnois (au moins depuis que Sibelius écumait les bistrot à vin du quartier Saint-Germain) !
 
Quant à Vladimir Poutine, en 2004, il ne touchait que 4.500 €/mois… Un pays de pauvres, encore plus vaste que les USA, mais… un seul océan et des congères hivernales flottantes sur l’autre. Le rendant peu pratique.
Certes, ses « frais de bouche » et tous ceux de sa famille sont pris en charge par le contribuable russe. Budget pour 2006 : 160 millions d’euros pour toute l’administration présidentielle.
7 fois plus que pour celle du gouvernement !
Allez savoir pourquoi !

Finalement, le Smic gouvernemental revient à José Luis Zapatero : 7.600 € mensuels. Tout juste un peu plus que la retraite d’un ex Pédégé du pays en France (6.000 € indexé sur la rémunération des Conseillers d’État), mais qui ne l’empêche pas pour autant d’aller pointer au Conseil Constitutionnel. Voire même d’un député de base national

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I
Autant pour moi Cindy : 143 % d'augmentation et mon commentaire désagréable ne vaut que pour moi ! Sorry...<br /> Pour vos 2 remarques, elles sont très justes : Le pédégé des ricains pèse finalement beaucoup moins que celui des gaulois rapporté par tête de pipe !<br /> Mais en notant que celui des russes, au moins aussi nombreux, ne coûte presque plus rien...<br /> Et oui, un régime parlementaire ce n'est pas tout à fait une séparation "totale", via incompatibilités, des pouvoirs exécutif et léglisatif : il y a confusion voulue, très pragmatique.<br /> Chez nous, il faut aussi noter que depuis que le "Pédégé" est élu au suffrage universel, nous avons deux têtes de l'exécutif, alors qu'ailleurs, même si la fonction de président (ou de roi) existe, il n'y a qu'un seul patron ! C'est une bizarerie voulue par De Gaulle pour assoir sa légitimité populaire et sortir du "délire" d'une élection sans valeur par le Congrès (et tous ces marchandages de tapis vert hors la vue du citoyen, type III° et IV° république). <br /> Résultat, le Premier ministre est dans la position du fusible, mais parce qu'il y a un président actif au-dessus de lui, les institutions ne sont pas bloquée ad vitam eternam à la première crise politique venue : Regardez chez nos cousins bleges ce qu'il en est : Le roi ayant assez peu d'autorité et de légitimité populaire, ils n'ont toujours pas de gouvernement depuis des mois ! Ce qui ne doit plus pouvoir arriver en France depuis 1962.
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C
Chez moi, ça fait bien 143 % d'augmentation... Et 243 % du salaire antérieur !<br /> Pour reste, c'est vrai qu'entre un continent de 260 millions d'âmes et un petit pays de 60 millions d'habitants, il y a une certaine démesure, sauf à considérer qu'il s'agit d'un forfait.<br /> Information interéssante dans cet article : Un régime parlementaire, c'est donc un ministre/député, comme dans une Société anonyme ou le Président est aussi un administrateur parmi d'autre ?
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