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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Travailler plus pour gagner plus

 
L’heure des cocus !
 
Alors qu’on se prépare à travailler moins demain (pour cause de grève et de bordel annoncés sans application de la loi sur le service minimum, en vigueur seulement le 1er janvier prochain), il était temps de se pencher sur le sort de ceux qui « travaillent plus pour gagner plus ».
D’ailleurs, la circulaire tant attendue et déjà largement commentée par les spécialistes (n° DSS 5 B 2007-358) du 1er octobre 2007 relative à la loi n° 2007-1223 du 21 août dernier, à la signature de Monsieur le Directeur D. Libault (Sous-direction du financement de la SS, bureau 5 B) est enfin accessible au commun des mortels !
Accompagnée de la feuille de paye de fin de mois d’octobre 2007 d’un dénommé André Dantec (ça ne s’invente pas : il manque juste un « S » pour faire rigolo) créchant allée des Souchets à Ruffec 16700, né dans l’Ardèche et bossant pour la SARL Santer, dans la même ville, avenue des tours, au 24.
Si !
 
Ruffec, il faut connaître : c’est à mi-chemin entre Poitiers et Angoulême, sur la N 10. Si il y a bien un boulevard du Général Pinoteau, une rue Jean Jaurès, un boulevard (et une rue) de l’hôpital, une rue de la République et LA place Aristide Briand, point d’avenue des tours ou d’allée des Souchets. Mon navigateur perso ne connaît pas : il en situe bien une (d'allée) à Lège Cap-Ferrat, tout au bout du bassin d’Arcachon et une autre à Merville Franceville plage, en face de Ouistreham.
Pas non plus de SARL Santer connue au pays (ni ailleurs) : societe.com ignore totalement !
Passons, on pouvait s’y attendre et, de toute façon, ce n’est pas le plus drôle !
 
On y détaille la mesure législative et l’application in concreto des précisions du décret d’application.
Globalement, nous avions tous compris la même chose :
Si on fait 35 heures et que le patron explique gentiment qu’il a besoin de vous samedi matin, la semaine prochaine, c’est 4 heures supp exonérées de tout, payées comme 5 heures !
En fait, avec le bonus de 21,50 % de « Sarkoléon 1er » qui est ristourné au salarié, c’est comme si il était payé 6 heures et 4,5 minutes de plus net !
La bonne affaire !
C’est « l'effet de levier » jeté en pâture durant des mois de campagne, aux électeurs putatifs du candidat !
Une fois élu, il tient bien sa promesse : Merci, M’sieur le Président ! Cette bafouille est pour vous.
 
Tout cela est exact, si le salarié ne récupère pas ces heures là, en congé supplémentaire et compensatoire, si sa boîte n’a pas conclu un accord de « modulation annuelle », ni si il est déjà payé 39 heures (pour faire bon poids bonne mesure).
 
Évidement, si le « Big Chief » installé à l’Élysée dit clairement que le salarié ne paye pas sa quote-part salariale de charge, il ne refile que 6 euros au « petit patron » (2 euros pour les entreprises de plus de 20 salariés, le tout pour les 4 heures « supp ») pour payer quand même la quote-part de retraite mise à sa charge, plus les régimes complémentaires ! Mais personne ne dit pas combien de « points retraite » ça va rapporter !
Idem si le salarié tombe malade (incapable ou invalide) : personne ne sait combien il va toucher « en plus » (notion de « salaire de référence » oblige).
Pour les Assedic, pas de souci, les feuilles de paye font foi !
Ce n’est finalement pas le problème du bureau B5 (mais sans doute celui du bureau B2 ou B6 ou un autre encore) !
Passons, finalement, ce n’est très pas drôle.
 
Si par malchance, si le salarié est saisonnier, intermittent, travailleur à domicile, VRP ou payé à la tâche, il peut toujours aller se brosser : plus il bosse, plus il gagne, mais pas de cadeau pour les stakhanovistes patentés ! Ils ne bénéficient d’aucun « effet de levier »…
Par ailleurs, si par hasard, après d’harassantes semaines de négociation, le çonnard de délégué syndical a enfin signé l’accord RTT passé le 21 juin dernier, fume mon gars, c’est du Belge, les 4 heures supp n’entrent pas dans les « avantages de la loi » !
Globalement 100 balles en moins (du temps où la France comptait en Franc Pinay) que l’entreprise d’à côté pour le même boulot !
Faudra en plus faire gaffe à ce que toutes les heures soient bien centralisées dans un registre spécial dont le double sera remis aux administrations, sans ça on perd les exonérations… après coup !
Et qu’on prévient tout de suite dans les Comités d’Entreprise : on voit mal quiconque restituer, après coup en fin d’année ou en cas de contrôle, la différence !
Z’avaient qu’à faire leur boulot correctement à la compta, plutôt de passer leur temps à roupiller bien au chaud à côté du radiateur !
 
Le plus rigolo quand même est à la fin (page 18) : « Le septième alinéa de l’article L. 212-4-3 du code du travail dispose que lorsque, pendant une période de douze semaines consécutives ou pendant douze semaines au cours d’une période de quinze semaines, l’horaire moyen réellement effectué par un salarié a dépassé de deux heures au moins par semaine, ou l’équivalent mensuel de cette durée, l’horaire prévu dans son contrat de travail, cet horaire doit être modifié, sous réserve d’un préavis de sept jours et sauf opposition du salarié ».
Autrement dit, si je bosse tous les samedis matin histoire de désengorger le taff qui s’accumule à force d’embaucher des « bras cassés », pendant seulement trois mois d’affilée, je reste cocu pour le reste de mes jours !
Encourageant, non ?
 
Non, ce qui fait rigoler en douce, c’est encore cet abruti de contremaître qui touche à peine 18 % de mieux que l’OS qui bosse 35 heures, sous « ses ordres » et calmement sous le même toit.
Ledit contremaître est là avant tout le monde et repart après tout le monde, se vantant de faire des journées de 10 heures à chaque chopine partagée avec ses potes au café d’en face (normal, il ne supporte pas sa femme… faut dire aussi ! Passons ce n’est pas le sujet).
Lui n’aura pas la possibilité de bénéficier des « effets de levier » sarkozistes (alors qu’il avait voté pour lui en mai dernier contre l’avis du délégué syndical) !
Alors que l’OS avait suivi la consigne du syndicat et sans se les casser, juste en acceptant de bosser 2 heures de moins que lui par jour (2 x 5 H = 10 H dans la semaine, une des journées complètes du contremaître), il gagnera autant que lui… et sans impôt, alors que lui en paye depuis toujours !
 
J’adore, ce pays, décidément !

Pas vous ?

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I
Et c'est qui les "cocus" chez vous ?Pas sûr que ce soit très motivant d'en faire plus que nécessaire : il n'a pas tout compris, votre "boss à vous" !
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C
Un visionnaire, oui c'est ça ! Ou alors juste une calculette à la place du cerveau ?Chez moi, le boss, il coupe la pointeuse à l'heure de la fermture. On ne peut plus badger : pas la peine de faire des heures sup.Du coup, on n ebadge que le matin et jamais le soir !
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I
Le cocufiage consistait à dire que tout le monde devait pouvoir travailler plus pour gagner plus !<br /> Or si tout le monde doit pouvoir, fort peu le pourront en définitive ! <br /> Hervé devrait rebondir dessus et proposer une motion à notre comité des sages d'accès aux honneurs de l'ordre du Tartuffe !
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M
En tout cas, nous aurons l'outil : Faire faire des heures supp à 83, c'est quand même mieux que 106 en heure complémentaire pour reprendre ton calcul (avec l'IS) net de chez net !<br /> Même s'il est vrai que c'est le salarié qui y a intérêt plus que le patron puisque lui touche 116, déduction faites des CSGet CRDS, non imposable au lieu de 98 imposable ! Ils vont pouvoir tous "traîner" tranquillement pendant 35 heures et appuyer sur l'accélérateur en fin d'après-midi, passé le déclenchement des heures supplémentaires pour finir le travail et rattraper le retrard de la journée !<br /> Bien sûr, pas les mères de famille qui récupèrent leur mômes à la sortie des garderies à 18 heures !
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I
@ Jacques : Les patrons de base ont que leur problème est déjà de faire bosser ses types correctemenet dans les délais aux heures normales  avec toutes les heures dites normales !<br /> Les faire bosser en plus, pourquoi pas quand il y a du boulot, mais il en coûte quand même 16 % de plus qui ne sont pas compensés par les 0,5 € ou 1,5 € de ristourne sur les charges , à prendre sur sa marge brute ! Assez peu travaillent avec un tel taux !<br /> Exemple : la station service de votre hypermarché travaille avec une marge de 1 à 2 % grand maximum et à condition de "dépoter" un maximum de volumes !<br /> 16 %, c'est mieux que 25 %... Mais ça renchérit quand même les coûts de fabrication ! Donc on y va, mais piano.<br /> Pour bien compter, en fait, dans les entreprises ayant un 13° mois, le coût de l'heure travaillée est égale à 100 (Salaire brut) + 45 (de charges sociales), x 13 (mois) le tout divisé par 11 mois (de boulot), pour simplifier : ça donne 171 duquel on peut retirer 33,33 % d'IS, par exemple, puisqu'il s'agit de charges déductibles de l'assiette fiscale, soit 114 au final !<br /> L'heure sup est égale à 125 moins l'IS (même cause même effet) soit 83 ! Donc normalement, tous devraient n'avoir que des heures supplémentaires au compteur. Par malchance, non seulement on ne peut en faire faire que 200 (heures) par an au salarié, mais en plus, si par hasard il les fait d'affilée sur plus de 12 semaines, on retombe sur la règle de modification du contrat de travail automatique et le coût est alors, faute d'exonération de charges, de 120 de l'heure ! Létal...<br /> Or, on ne peut faire bosser que de façon très exceptionnelle quelqu'un plus de 48 heures par semaine (c'est contrôler par l'inspection du travail), soit 15 semaines un tiers par an ! Par conséquent, soit il fait ses 13 heures de plus sur 15 semaines et le salarié est prié de rentrer chez lui pour congé de modulation ou congé de récupération, soit on étale le contingent de 200 heures sur 47 semaines de travail, soit  4 heures un quart par semaine, avec le risque de perdre les exonérations dues au salarié !<br /> Vous pensez bien que même le salarié n'y a aucun intérêt. Conséquence réelle, le régime nouveau des heures supp ne sera applicable que de façon exceptionnelle (l'absence inopinée d'un autre salarié, un accroissement très temporaire d'activité, etc.) Rien de plus !<br /> Et encore, à condition d'avoir une entreprise qui a de l'activité dans ses carnets de commandes ! Ce qui est loin d'être le cas de toute actuellement tellement la croissance reste "poussive".
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