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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Frêche, dans ses délires !

 
Les « harkis insultés » déboutés en appel !
 
« Loi n° 2005-158 du 23 février 2005 : Loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.
Article 1er : La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française.
Etc.
Article 5 : Sont interdites :
- toute injure ou diffamation commise envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur qualité vraie ou supposée de harki, d'ancien membre des formations supplétives ou assimilés ;
- toute apologie des crimes commis contre les harkis et les membres des formations supplétives après les accords d'Evian.
L'État assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur. »
Fermez le ban !
 
Vous vous souvenez du : « Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur » ?
Tel était le propos incriminé : on n’est pas anti-gaulliste pour rien, même chez les anciens « soces ».
La « chose » est jugée : on peut donc en parler (et commenter, à la façon d’un docte juriste, naturellement).
 
Condamné en première instance à une amende de 15.000 euros pour « injures à caractère racial », le Président de la région Languedoc-Roussillon (ex Septimanie) vient d’être acquitté par la Cour d’appel de Montpellier.
Pour le Président du collectif national Justice pour les Harkis, « cette décision est absolument terrible : par la voix de ses juges, la France affirme que les Harkis sont bien des sous-hommes. Et justifient ainsi de nous avoir enfermés dans des camps pendant 50 ans».
Il y va un peu fort : La France, c’est aussi mon ego à moi – au moins un petit peu – et il ne me viendrait même pas à l’esprit de qualifier de sous-homme qui que ce soit, pas même mon « gogol » de cousin, celui qui vote Maigret !
 
D’ailleurs il a tort : Dans leur délibéré, les juges ont quand même reconnu le caractère d’ « injure très gravement outrageante » à l’expression « sous-hommes », qui « renvoie aux expressions utilisées par les doctrines raciales nazies ».
Alors, qu’est-ce qui motive la relaxe ?
« La loi comporte peut-être une faiblesse », admet l’avocat
En effet, techniquement, elle émet bien un interdit, mais pas de sanction !
Cherchez, vous n’en trouverez pas… Donc pas de condamnation possible !
 
C’est l’histoire du « délit de grivèlerie » ou des fausses pièces de monnaie de la République.
Dans le premier cas, se faire servir le plat du jour sans rien commander dans un restaurant et partir sans payer, n’était pas prévu par le Code pénal : Pas de condamnation possible, même sous une autre appellation (abus de biens, abus de confiance).
Dans le second cas, si la loi était reproduite sur les bons vieux « Pascal » et autres coupures, rien n’était prévu pour les fausses pièces…
Il aura fallu deux lois spécifiques pour réparer l’erreur !
 
Autrement dit, dans sa précipitation et son « immense sagesse », le législateur renvoie aux sanctions des délits de presse, qui se jugent de façon restrictive – comme tout le droit pénal, mais là plus qu’ailleurs – où aucune sanction spécifique n’est prévue pour ce « délit de presse » si particulier concernant spécialement les Harkis !
Donc coupable, mais pas « sanctionnable » !
À moins que demain, la Cour de Cassation infléchisse sa jurisprudence…
 
« Voici la fin d’un procès ignoble contre un homme qui a toujours lutté en faveur de toutes les minorités », s’est félicité l’avocat de Frêche.
Mais de quelle minorité parle-t-il donc ?

Petit discours récent du 24 juin dernier, à Montpellier :
 

Édifiant, ce bonhomme là…

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I
Parce que je n'ai pas été convié... Mais probable que je serai aussi tombé dans le panneau ! Je ne suis pas un spécialiste de ces problèmes !<br /> Maintenant, je m'insurge que tu puisses penser que la justice est à deux vitesses, selon que l'avicat est bon ou non !<br /> Un mauvais avocat gâchera une bonne affaire. Mais un bon ne peut pas gagner si le dossier est pourri : il ne fait qu'exploiter la faiblesse de l'adversaire.<br /> Par exemple, à Marseille, le ponte s'est planté récemment sur une affaire de responsabilité civile. Un restaurant flambe. L'assurance prétend qu'il s'agit d'un attentat. L'avocat fait un référé pour une provision et l'obtient. Il se trouve que l'enquête postérieure exclue la thèse de l'attentat, mais l'avocat laisse passer le délai d'assignation au fond. Boum, la victime n'est plus indemnisable !<br /> Ca a fait les gorges chaudes de Libé récemment : Le client change d'avocat et assigne son ancien. Le tribunal de Marseille condamne la compagnie du premier à un délire, ramené à une somme plus raisonnable par la Cour d'Appel d'Aix et libé de titrer : "La grande famille du droit protège une sommité" !<br /> Tout le monde est faillible ! Même dans un procès, on ne connaît jamais la solution finale (sans ça on irait pas au procès) et bien souvent les juges s'en tiennent à une rigueur toute de grande sagesse dans leur motivation. Faut pas non plus l'oublier !
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M
C'est encore plus clair : Une bonne cause défendu par un mauvais avocat et c'est perdu ! Incersement, un bon avocat avec un cas pourri, et c'est gagné !<br /> Invraisemblable, non ? Pourquoi n'y étais-tu pas allé, pour bâtir la stratégie des Harkis, comme tu sais si bien le faire ?
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I
Monsieur Heurtault, vous avez une fois de plus raison : car il s'agit de bon sens.... un peu vite oublié.<br /> Pour être encore plus précis, nous sommes confronté à deux types de délits : D'un côté l'injure raciste, sectaire, etc. que le droit pénal condamne sans état d'âme !<br /> De l'autre le "délit de presse", beaucoup plus strict puisqu'il s'agit de protéger la "liberté de la presse", la liberté d'opinion. La presse peut rapporter des faits, des dires. Tous ! Y compris l'injure raciste si elle n'en est pas l'auteur. Tout ce qu'on lui demande, c'est de ne pas en faire l'apologie !<br /> La frotière est "difficile" quand la presse devient diffamatoire, c'est-à-dire rapporte des faits de telle façon qu'elle est préjudiciable à quiconque : là, c'est une question d'interprétation casuistique. Pas simple<br /> Elle doit aussi ne pas violer un principe plus fort, celui du respect de la vie privée (même de personnage public). Encore moins simple.<br /> L'erreur de l'avocat des Harkis a été de se positionner sur la loi de février 2005. Il l'aurait fait sur le droit commun de l'injure en arguant par ailleurs de la loi de 2005 en complément, Frêche aurait été condamné (comme ne première instance).<br /> Or, la de 2005 ne renvoie pas au droit commun, mais au délit d'opinion de la presse. Et force est de constater qu'il n'y a pas de délit d'opinion, qualité "presse", constituée : la Cour d'Appel relaxe !<br /> Ce qui est terrible en droit français, c'est que non seulement on ne peut pas juger les même fait deux fois de suite, même sous des qualifications différentes. Normalement le parquet aurait dû requalifier l'infraction pour s'assurer d'une juste application du droit commun. Ce qu'il n'a pas fait pour une raison que l'on ignore. Résultat, sauf "infléchissement" requalifiante de la Cour de cassation, Fr^che ne sera jamais condamné pour ses propos !<br /> Normalement aussi, le parquet devrait se porter en Cassation. J'ignore s'il l'a fait. Les Harkis, eux l'ont fait. Ce sera donc à la Haute Cour de dire l'effet des lois, jugeant de la valeur relative des unes par rapport aux autres (protection de la liberté de presse ou délit d'opinion exprimée en public). J'avoue que ça ne sera pas simple quant à la rédaction des attendus, d'autant que le juge du droit n'est pas le juge du fait : il ne peut pas qualifier les faits par lui-même, sauf cas exceptionnel (mais on en est pas encore là).<br /> L'exception serait qu'il considère la loi de 2005 supérieure à celle sur la liberté de la presse et non contradictoire avec celle-ci. Il casse et renvoi l'arrêt de Montpellier... La Cour suivante n'admet pas la supériorité dordre public de la loi de 2005 par rapport à celle tout autant d'ordre public de la liberté de la presse et condamne. <br /> Deuxième pourvoi en cass et l'assemblée plénière de la Haute Cour, peut alors, en Assemblée Plénière, dire le droit au fond sans renvoi. Si la formation est en "chambres réunies", elle renverra une seconde fois vers une troisième Cour d'Appel... Bref, on en a pour un moment !<br /> Tout ça parce que finalement, nos députés, mais aussi les "technocrates" des Assemblées n'ont pas vu "un détail"... Ou au contraire l'ont voulu sciemment ! Allez savoir !<br /> Mais le plus grand coupable reste quand même l'avocat des harkis qui n'a pas fait son boulot ! Mais aurions-nous fait différement à sa place ? Pas sûr : on pouvait tomber dans le panneau, tellement les termes de la loi étaient clairs dans son article 1er et dans le 5 !
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J
Aussi terrible que soit cet arrêt, il n'a hélas, rien d'hallucinant ... Nos codes sont clairs : les tribunaux jugent "en droit", non "en équité"!Il s'ensuit que si la défense fait état d'un problème technique, la Cour ne peut que la suivre ... S'il n'y a pas de sanction pénale prévue, la Cour NE PEUT PAS  condamner!On résoud ce genre de difficulté par une prise conscience qu'il ne sert à rien de légiférer "à tout va" ... Mieux vaut "peu de textes très clairs" que "beaucoup de textes peu clairs".Ce que veulent les magistrars aujourd'hui, c'est qu'on les laisse juger tranquilement, hors la pression médiatique ... Si on continue à pondre des textes les uns après les autres, tous plus incohérents les uns par rapport aux autres, il est à craindre que les jugements et autres arrêts soient tout aussi extravagants
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C
Punaise ! Extraordinaire !<br /> Et affligeante, cette décision de la Cour d'appel. Mais on comprend mieux avec vos explications : la précipitation du parlement !<br /> Navrant ! Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça au PS et qu'ils ont fini par le virer
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