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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Mais où trouvent-ils donc tout ça ?

 
Mourir asphyxié.
 
Michel Sardou nous chantait la maladie d’amour (c’était avant les années Sida et ça n’a rien à voir), Monsieur le Maire Parigot, lui, engloutit des sommes faramineuses pour augmenter les embarras des estimables amoureux de Paris (qu’ils continuent imperturbablement à visiter où à habiter) et les asphyxier dans les gaz d'échappement compacts.
 
1 milliard d’euros engloutis dans les travaux de voirie ! C'est le montant de l’addition des couloirs de bus, trottoirs élargis et autres pistes cyclables depuis cinq ans. Un montant calculé par le Perroquet à partir des chiffres de la mairie de Paris. L’entreprise de destruction de la capitale menée consciencieusement depuis bientôt six ans a aussi un coût financier.
En retrouvant les documents publiés d’une année sur l’autre et en les complétant au moyen de chiffres glanés ça et là dans les communiqués municipaux, le « Perroquet libéré » est parvenu à reconstituer l’évolution des dépenses de la Ville pour les travaux de voirie entre 2002 et 2006.
L’évolution de ces dépenses est en tout cas spectaculaire : on est passé de 106 millions d’euros en 2002 à 343 en 2006, soit une hausse de 223%. Sur cinq ans, l’addition pour le contribuable parisien s’élève à plus d’un milliard d'euros (1,008 milliards).
À croire qu’avant Delanoë, les rues de Paris n’étaient que chemin boueux ou caillouteux !
Non ! C’est le prix à payer pour les pistes cyclables, les couloirs de bus, les élargissements de trottoirs et, bien sûr, le fameux tramway, bref, quelques privilégiés seulement…
 
Notons que si c’était pour le bonheur contenu et reconnaissant des dizaines de millions de franciliens qui usent le pavé parigot, il y aurait lieu de se féliciter d’une politique de la ville « dynamique », intelligente, durable et écologique…
Après tout, la « riche parisienne » peut payer toute seule ses aménagements décidés sans concertation aucune avec ses voisines (sauf celles qui ont un « bon » maire… sectarisme idéologique et dogmatique oblige !)
 
Mais non :
        Il convient de rajouter que la vitesse moyenne de circulation a diminué de 12 % sur la période 2000-2004.
        Les automobilistes perdent ainsi plus de 60 millions d’heures par an dans les embouteillages et autres encombrements, représentant un coût économique de 600 millions d’euros (à pas cher de l’heure…).
        Il s’y ajoute 6 millions d’heures perdus par les véhicules commerciaux, soit 180 millions d’euros (c’est plus cher parce qu’il faut payer le camion… et tout ce qui va autour !).
        Quant à l’impact négatif dans le domaine de la pollution, il représenterait plus de 70 millions d’euros du fait de l’accroissement des encombrements qui augmente considérablement les rejets polluants (je ne vous raconte pas les délires des services municipaux qui exigent des ravalements de façades tous les 10 ans, depuis désormais…)
 
Si l’on tient compte du coût des travaux d’aménagement engagés par la mairie, l’ardoise annuelle est supérieure à 1 milliard d’euros, par an et tous les ans, sans bénéfice réel pour les usagers des autobus dont le nombre n’a toujours pas augmenté durant la même période.
 
Et je ne vous raconte pas tout : L’autre fois, Paris-Centre/Roissy dans l’urgence, moins de 30 minutes ! L’avion n’attendait pas, lui.
Retour, à peine plus… Un vrai miracle (due à la fuite des juilletistes sous de meilleurs cieux).
 
45 minutes pour trouver à garer ma chignole autour de mes pâtés de maisons traditionnels… Parce que les aoûtiens, eux, ils désertent les transports en commun !
 
Quand donc dépensera-t-on tout cet argent à creuser les sous-sols partout où c’est possible, quitte à déplacer les égouts et autres réseaux pour parquer facilement cet outil indispensable à la vie moderne qu’est « l’auto-mobile » individuelle ?
(Parce Roissy en bicyclette ou en transport en commun, de toute façon, l’avion partait sans ses deux passagers là !)
 

Qu’on puisse aussi virer tous ces tas de ferraille qui enlaidissent mon champ visuel, rendant alors à la rue toute sa surface de circulation (un quasi-doublement en perspective) génératrice de fluidité !

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I
Cher Ami, non seulement je te confirme qu'on ne peut plus construire de parking dans les caves, mais dès l'arrivée de De-la-nuée à l'hôtel de ville, tous les permis à l'instruction et non encore délivrés ont été suspendus. Il y a eu comme un "flottement" chez les promoteurs...<br /> Puis de nouveau les vannes se sont ouvertes devant les recours, sauf quand des parking étaient prévus (et même rendus obligatoires par la précedente mandature) où il était alors devenu impératif de modifier les permis en supprimant les parking !<br /> Ils sont désormais interdit, ce qui arrange quand même les promoteurs parce que décaisser 3 ou 4 niveaux, prévoir des cuvelages et prendre le risque de retard faramineux si par hasard ils tombaient sur des antiquités enfouies (obligation de suspendre les travaux tant que les archéologues n'avaient pas fini de fouiller le sous-sol) étaient vraiment des coûts aléatoires faramineux. <br /> Les grands promoteurs se sont donc tous rabattus sur la périphérie (on voit encore leur tour sur les chantiers de la petite couronne) laissant Paris intramuros en l'état (ou faire des rénovation hors de prix, des réhabilitations, des transformations de bureaux en logement chic et choc, etc, avec façade classée et tout le bastringue....<br /> Bref, construire à Paris est quqisment impossible sauf sur les zac de la mairie !<br /> Il a même été envisagé, à un moment, de murer les parkings existants et puis la mesure n'est pas passée car elle aurait entrainée une flopée de contentieux avec les propriétaires... Mais de justesse !<br /> Berf, Ami, c'est toi qui a raison : on marche sur la tête dans la capitale et encore pour quelques temps, car même si on rechange de politique, il faut quelques années avant d'en voir les conséquences perceptibles sur le terrain : Pour ma part, je crois fermement que nous avons perdu de trop nombreuses années à vouloir aborder le problème des déplacements "à l'envers" du bon sens : On devrait faciliter tous les déplacements, quelle que soit leur nature, car une ville fermée aux hommes est une ville qui meurt (on le voit partout dans les capitales provinciales) au profit de la périphérie ! Les centres villes doivent rester accessibles à tous, quitte à débarrasser les surfaces, les libérer au profit de la troisième dimension en enterrant les bagnoles (qui restent indispensables non seulement en semaine mais aussi en week-end).<br /> Et ce qui m'inquiète, c'est que De-la-nuée ou Tiberi, n'ont finalement que le même raisonnement : interdire la bagnole aux heures de pointe (ce qui est débile : aux gens de gérer leurs déplacements dans le temps et de sélectionner les moyens idoines ; à la puissance publique d'accompagner cette gestion, pas d'en imposer une seule !).<br /> Car Tiberi s'exclame à tout va que tous les plans de De-la-nuée, sont les siens ! Je ne te raconte pas le délire !<br /> Il faut vraiment une autre équipe qui repense l'ensemble du problème et trouve des solutions cohérentes avec les besoins des habitants, des commerçants, des artisans et de tous les franciliens, qui y viennent travailler, qui y viennent consommer, qui y viennent s'y distraire.... Plus tous les touristes qui viennent jusque depuis l'autre bout du monde également !<br /> Bref : y'a du boulot !
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I
Je ne voudrais pas dire de bêtise, donc à vérifier, mais il me semble bien que dans le nouceau POS/COS de Paris, il n'y a plus l'obligation de construire une place de parking par logement neuf construit !!! Et aucun chantier de parkings publics n'a été réalisé, ni prévu sous la mandature de Delanoë !!!Etonnant de cohérence, non ? Tes rêves de rues débarassées des tas de ferraille ne sont pas près de se réaliser... PS : je répondrai à ton invitation quand j'aurai un peu plus de temps. Amitiés.Toto
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