Le « bio » éthanol !
D’après notre contact, il est non seulement disponible (c-à-d libre de diffusion) et son auteur est un jeune cherche qui aurait fait sa thèse de recherche sur les carburants alternatifs :
« Les gros mensonges du lobby du « Bioéthanol ».
Par : Patrick Sadones – EDEN
L’industrie du « bioéthanol » est aujourd’hui aux abois : l’augmentation du prix des matières premières agricoles, au premier rangs desquelles le blé, compromet l’approvisionnement de leurs unités de production dont certaines démarrent à peine.
La défiscalisation dont bénéficie la filière, qui représente tout de même 118 € par tonne de blé, n’est pas suffisante pour payer le blé au producteur le prix qu’il peut en attendre sur le marché alimentaire. Par ailleurs, comme l’incorporation de l’éthanol se fait essentiellement sous forme d’ETBE fabriqué par les pétroliers, les éthanoliers ne sont pas en mesure de mettre en place un racket à la TGAP auprès des distributeurs de carburants, comme SOFIPROTEOL, en situation de monopole sur un marché captif, a pu le faire dès 2005, ce qui procure aujourd’hui à cette société des recettes supérieures à la défiscalisation de son « bio » diesel, au détriment de l’automobiliste.
La seule solution pour nos éthanoliers, qui par ailleurs voient les projets d’unités de déshydratation d’éthanol brésilien fleurir dans nos ports, serait que l’État perfuse encore davantage leur filière, ou que les agriculteurs se contentent d’un prix bas.
Dès lors, une intense campagne de propagande, menée entre autre par une officine dépendant de la toute puissante FNSEA du nom de « Passion Céréales » qui diffuse, avec la complicité des Chambres d’Agriculture, de magnifiques brochures dans lesquelles on peut lire :
« Quand on remplace une tonne d’essence par une tonne d’éthanol, on diminue les émissions de Gaz à Effet de serre de 75% » .
Cette phrase est un triple mensonge :
– Une tonne d’éthanol ne remplace pas une tonne d’essence, mais seulement 630 kilos ! En effet, la combustion d’un kilo d’éthanol fournit 26,8 Méga Joules d’énergie, contre 42,5 pour la combustion d’un kilo d’essence. Il faut donc comparer les émissions de gaz à effet de serre à quantité d’énergie libérée équivalente.
– Ce résultat est une interprétation, malhonnête, de l’étude ADEME « DIREM 2002 », qui est elle même fallacieuse. Son comité de pilotage, sous la pression du lobby des agro carburants, avait en effet choisi une méthode de calcul des bilans énergétique et effet de serre inappropriée, favorisant outrageusement l’agro carburant. Selon les études plus rigoureuses, la substitution d’une unité d’énergie sous forme d’éthanol de blé, utilisée en mélange direct, à une unité d’énergie d’essence réduirait dans le meilleur des cas les émissions de GES de 45 %.
– En France, l’éthanol n’est pratiquement pas incorporé à l’essence en mélange direct, mais presque exclusivement sous forme d’ETBE, un dérivé de l’éthanol fabriqué par les pétroliers. Le coût du transport de l’éthanol jusqu’à l’unité de production d’ETBE et surtout le coût de la synthèse de ce dérivé, à partir de l’éthanol et de l’isobutane plombent le bilan de l’éthanol utilisé sous cette forme, dont une unité d’énergie, substituée à une unité d’éergie d’essence, ne diminue plus les émissions de GES que de 12 %, ce qui fait que le coût en défiscalisation de la tonne de CO² économisée de cette façon dépasse les 500 € soit 10 fois plus que ce que l’on est capable d’obtenir aujourd’hui en utilisant la biomasse pour le chauffage.
Patrick Sadones – EDEN »
Personnellement, puisqu’il s’agit de fiscalité – une fois de plus – je suis toutes ouïes ouvertes en écoute… pour constater qu’une fois de plus, nous restons manipulés par des informations douteuses, quand ce n’est pas leurs auteurs ou propagateurs, c’est le fond qui détonne !
OUI, nous constatons tous par ailleurs que l’opportunité du « bioéthanol » n’est qu’un avatar pour les « pétroleux » (qui restent indispensables pour sa fabrication et sa distribution) et les « agriculs » pour sauter ensemble sur un dispositif qu’ils souhaitent financer par l’impôt, au moins pour couvrir leur frais de recherche !
Tout cela est cousu de fil blanc…
Reste que nous ne réglerons pas le problème des « GES » avec des « ficelles » techniques qui relèvent du bricolage du gazogène !
On sait que ça marche, mais est-ce un progrès ?
En effet, l’électricité n’est jamais qu’une énergie secondaire, produite par ailleurs, un vecteur en somme (qui a remplacé utilement les « arbres à courroie » dans les usines de nos grands-parents d’antan, mus par des machines à vapeur… mais qui s’en souvient encore ?)
Indécrottable optimiste, je reste persuadé que l’arme fiscale, pour nettoyer la planète, n’est qu’un « faux nez » d’arrivistes aux destinées pour le moins précaires : « L’Intelligence en marche » fera la différence, bien naturellement !
Reste pour nous à être vigilant… en permanence, semble-t-il !
Épuisant.