Haro sur Villepin !
C’est encore tout chaud, mais la page « années Chirac » se tourne à vive allure. Non seulement l’homme ira témoigner devant ses juges à propos des « affaires », mais son premier lieutenant s’en prend plein les gencives (qui porte des dents longues mais émoussées) pour « pas un rond » !
On le savait depuis l’origine !
Pourquoi persister pour une formule « idiote », alors qu’il y avait d’autres moyens de parvenir au même résultat ?
Pourquoi s’être couvert de ridicule à forcer la main du Parlement avec le 49-3 sur le CPE, alors que l’encre n’était pas encore sèche (ni la loi promulguée) et aller raconter partout à l’envi que le texte ne sera jamais appliqué ?
Boum, le CPH de Longjumeau qui estime que le CNE n’est pas conforme au traité, alors que celui de Roubaix n’y voit rien à redire.
Patatras, la 18ème Chambre de Paris qui s’emmêle les pinceaux avec une motivation superflue du genre : « La protection des salariés (…) semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilitées données aux employeurs pour licencier. (…) Il est pour le moins paradoxal d’encourager les embauches en facilitant les licenciements ».
On aurait aimé plus de rigueur qu’un simple « semble » de la part de magistrats professionnels, certes toujours en pointe, mais qui n’arrivent pas dans cette « chambre sociale » par hasard…
C’est la porte ouverte à un recours en Cassation !
Elle l’était déjà avec cette autre motivation : « Le CNE prive le salarié de l’essentiel de ses droits en matière de licenciement. Cette régression va à l’encontre des principes fondamentaux du droit du travail ».
Là au moins, la Haute Cour avait matière à juger si oui ou non, le CNE est un contrat d’exception dérogeant au droit commun et si cette exception était fondée ou non en droit international !
2 – Un malheur n’arrivant jamais seul, le Conseil d’État vient d'annuler la disposition de l’ordonnance du 2 août 2005 qui excluait les jeunes (!) de moins de 26 ans dans le décompte des effectifs pour les calculs de seuils de 10, 20 ou 50 salariés, qui entraînent des obligations différentes pour les employeurs (Réduction Fillon, application des 35 heures, élection de représentants des salariés, comité d’entreprise et CHSCT notamment).
Encore une « exception » au droit commun qui passe à la trappe !
3 – Évidement, l’arrivée des juges aux quai d’Orsay, « dans le petit bureau » que Villepin a conservé (de ses jeunes années), la perquisition à son domicile, tout autant de places « non militaires » (contrairement à l’Élysée) ne sont pas faites pour arranger l’humeur de l’ex.
Maintenant que les ordinateurs « ont parlé », pour sûr qu’on va commencer à approcher « la Vérité ».
Sans protecteur au sommet de l’État, Dominique a du souci à se faire : il ne sera pas le premier !
Tous les « amis » de « Maître Jacques » en savent quelque chose, pour avoir été laissés chus les uns après les autres.
Le nouveau « grand maître » n’est pas vraiment « du même bord ». Ses « amis » ne sont pas les leurs !
Et Dominique semble avoir laissé de grandes inimitiés dans son sillage pour en être livré de cette façon là en pâture avant de devenir « jachère » !
La France BBR ? (cf. post d’hier : http://infreequentable.over-blog.com/article-6909731.html)