Demain, nous votons !
Il ne s’agit pas d’oublier. Non seulement ils sont douze à tout attendre de nous, notamment de les départager, mais également de désigner les deux à participer au second tour. Et puis les cartes d’électeurs sont jolies : elles attendent les coups de tampon !
On rappelle que la votation est non seulement un droit pour chacun, rétabli par la quatrième (après un « abandon » assez peu glorieux), mais aussi un devoir de citoyenneté !
Avec cette puissante arithmétique inviolable :
Imaginons qu’il n’y ait que 4 candidats et 10 millions d’électeurs. Tout le monde va voter. Le premier obtient un million de voix, le second 2 millions, le troisième 3 et le dernier 4. C’est « pilepoil » l’état de l’opinion.
Aucun n’est élu au premier tour et les deux derniers sont qualifiés pour se présenter : un seul sera élu.
Imaginons maintenant que 2 millions d’électeurs décident de ne pas aller voter (20 %).
Le premier n’obtient que 700 mille voix. Le second 1,9 million de bulletins. Le troisième 1,8 et le dernier 3,6 : On dira que le second a su mobiliser ses électeurs (mais pas le troisième : il a perdu l’élection alors qu’il pouvait espérer « aller en finale »).
On constatera aussi qu’ils sont donc très nombreux à s’être fait voler leurs voix !
On peut également se dire que si nous avions dû compter les abstentionnistes, Jacques Chirac n’aurait jamais été élu en 1995 pour ne recueillir que 49,7 % des suffrages au lieu d’avoir été légitimé avec plus de 52 % des bulletins valides.
Moins que rien…
Certes, en 2002, nous avons vu le premier tour comme il est dit (en plus d’une pluralité imbécile de l’électorat « dit de gauche » : mais a-t-on jamais mesuré vraiment l’effet monstrueusement désastreux du candidat premier ministre – non démissionnaire, lui ? On a plutôt masqué ainsi l’effet de rejet de sa politique quinquennale).
Il n’empêche, ne pas voter, conduit immanquablement à laisser d’autres s’exprimer à sa place, se faire voler sa voix : résultat des courses, avec un tiers de sympathisant (voire moins) on impose une politique rejetée par les deux tiers hostiles (voire plus), dans ce pays !
Ce qui n’est pas vraiment raisonnable…
C’est donc plus qu’un devoir, mais une obligation civique : ne pas se tromper…
En commençant par aller voter, le jour dit, SVP !
Bon week-end à tous !