Histoire Corse (de valeur très inégale) (IV).
On dit que les Corsi sont xénophobes. Pas du tout : ils sont compatissants.
Dumé et Paul écoutent Ali, l’ouvrier agricole qui revient de Marseille. Celui-ci est tout retourné. Et il leur raconte son séjour.
– Je suis allé aussi à Marseille, parce que je pensais que les filles sont moins farouches qu’ici !
– Qu’est-ce que tu racontes, Ali ? Elles sont gentilles, ici aussi, les filles.
– Oh ! Si vous saviez Patron. Ici, dès qu’on s’approche un peu trop près, c’est comme pour les bestiaux, on risque de se prendre du plomb de chasse dans les fesses.
– Ah bé oui ! Si tu approches d’un cochon qui ne t’a pas été présenté avant, c’est à tes risques et périls, tu sais. Bon, et Marseille alors ?
– Bé j’y ai retrouvé mon pote David. Celui qui organise des partouzes !
– Ils en sont encore là, les Marseillais, à organiser des partouzes, pour faire connaissance ? Tous des fadas, sur le continent. Et tu y es allé ?
– Je pense bien !
– Mais tu es marié, Ali, dans ton Maroc ?
– Oui ! 4 fois. Mais pour aller au Maroc, il faut passer par Marseille, alors, hein !
– Bon et alors, ton frère David, il a fait quoi ?
– Il m’a emmené. Et il y avait des filles ! Que des canons. Croyez-moi, patron ! Et pas farouches !
– C’était bien ce que tu cherchais, non ? Tu devais être aux anges !
– Oui Patron ! Le problème, c’est que mon pote, sous prétexte que dans une partouze, on ne peut pas dire non, il en a profité pour m’enculer !
– Pas possible ! Ca existe encore ces pratiques là ?
– Oui ! Et c’est que c’est grand pêché pour un musulman…
– Et tu t’es laissé faire ! Crème d’andouille !
– Ne m’insulte pas Patron : L’andouille, c’est du cochon !
– C’est ton pote David qui en est un. Et alors, qu’as-tu fait ?
– Alors je suis allé voir l’Imam. Il m’a confirmé que c’était grand pêché. Je ne pouvais plus aller au paradis d’Allah, sauf si je lui versais 100.000 € pour payer des fidèles qui auraient prié pour le salut de mon âme, que je fasse mon pèlerinage à La Mecque sur la tombe du Prophète pour me repentir et que je parte ensuite en Afghanistan pour mourir en martyr !
– Bé dis donc ! 100.000 €, tu n’es pas près de les avoir avec ce que tu gagnes ici !
– Je sais bien, Patron. Alors je suis allé voir un prêtre chrétien. C’est grand pêché aussi chez les infidèles. Il m’a dit qu’il prierait pour mon salut contre 50.000 € à la condition que je me convertisse ! Vous vous rendez compte, Patron ? Moi, un bon musulman depuis le père de mon père de son père d’avant son arrière grand père ! Converti chez les infidèles ?
– Franchement, la prochaine fois, demande nous une chèvre. Elle sera peut-être flattée !
– C’est gentil, ça, Patron. Mais ça ne lave pas le pêché mortel. Alors je suis allé voir le Rabbin. Et vous savez quoi ?
– Non ! Raconte… Pas trop vite quand même !
– Il m’a demandé juste 6 bières et 6 pizzas contre le rachat de mon pêché de sodomie !
– Oh ?
– Si ! Je leur ai bien demandé pourquoi il n’exigeait pas ma conversion, une somme d’argent, un pèlerinage à Jérusalem ou n’importe quoi d’autre. Et vous savez ce qu’il m’a répondu ?
– Non ! Je n’y étais pas, tu sais, Ali !
– Que c’était pour faire la fête ! Je lui ai demandé quelle fête ?
– Et alors ?
– Il m’a répondu que « Pour une fois qu’un juif baise un arabe, ça méritait bien ça ! »