Ma tension monte !
Après le pseudo drame des gentils dockers contre le méchant gazier national qui ne voulait pas leur donner du travail (ils réclamaient 1 poste pour regarder travailler les camarades de la CGT-IEG brancher leurs tuyaux sur les navires en provenance d’Algérie, ils en ont eu 5…), voilà t’y pas que le conflit PSA/Aulnay entre à son tour dans la campagne.
Passe qu’Arlette (Laguillier), Olivier (Besancenot) et Marie-Ségo (Royal) viennent soutenir devant des caméras les quelques 400 grévistes qui paralysent la distribution des véhicules de la marque de Sochaux (le cours de l’action continue de grimper).
Passe le contenu des revendications qui datent de plus d’un mois (le conflit a commencé le 28 février) qui peuvent apparaître comme légitimes : Augmentation de 300 €, un salaire à l’embauche de 1.525 €, des préretraites d’office pour les plus de 55 ans et recrutement de plus d’intérimaires !
Là où l’on peut se poser des questions, c’est quand on apprend que 94.000 € ont été réunis par les collègues syndiqués pour soutenir cette grève.
Bernard (Thibault) est même passé remettre 10.000 € sur les « fonds secrets » de la Confédération Générale du Travail (Peut-être un reliquat de l’ex-guerre froide ?).
Ca reste de l’argent collecté « volontairement »…
Par contre, qu’Hervé (Bremy), Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis dilapide l’impôt du contribuable dont on lui a confié la gestion, en pompant 20.000 € sur les fonds d’aide sociale du département, je trouve cela choquant.
20.000 €, c’est presque 1.000 tentes à SDF, c’est plus de 4.000 repas dans les cantines des collèges, c'est 689 journées de créches…
Le tout fait surtout penser que c’est au total 310 € de subventions (sous forme d’aide) pour chacun des grévistes !
Un seul euro et c’est déjà la fin de l’honneur du prolétaire : c’est sa seule honnêteté de gréviste qu’on foule aux pieds… Alors 310 fois par personne, c’est plus que de jours ouvrables dans une année !
Quand on fait grève, c’est justement pour refuser d’être payé, pour refuser de travailler.
Ce n’est pas l’exercice du droit de retrait !
Ce n’est pas des vacances au club !
C’est un acte suffisamment grave (absence de ressources « suicidaire ») pour que tout, absolument tout soit mis en œuvre pour faire cesser la grève, pour engager des négociations et les faire aboutir !
Rémunérer la « vacance », c’est tuer la grève !
C’est tuer la seule arme « du tout ou rien » dont dispose les salariés !
Et là, je m’énerve.
Car au « jeu de l'argent », de toute façon, ce n’est PSA qui peut perdre dans ce conflit.
Au pire, ils savent délocaliser et faire la distribution de leurs voitures via le réseau ferré européen des camarades CGT-Cheminots...