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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Susceptibilité

 
Lettre ouverte à M. Jacques H.
 
Je vous dois bien une explication. Ma désertion de votre « blog » a une explication. Non que sa qualité ne soit pas à la hauteur de mes attentes, loin de là !
Non que les questions qui y sont abordées sont inintéressantes, bien au contraire, vous le savez !
Non que je me désintéresse de l’avenir de Mon Pays, vous le savez : il me tient à cœur, de plus en plus…
Non que nos échanges seraient dogmatiques ou « secs » de propositions audacieuses : votre blog est ouvert, et riche, et enrichissant… Et c’est tant mieux !
 
Tout simplement parce que si un « breton » peut être têtu, un « Corse » peut être susceptible.
Il s’agit effectivement d’un commentaire. Imbécile et « bien amicalement » servi.
Anecdotique, même !
Mais tellement significatif…
 
Il aurait émané de n’importe, y compris de vous dont je sais l’esprit largement ouvert, je l’aurai pris avec humour pour ce qu’il est ou l’aurai renvoyé vite fait dans l’inhumanisme rampant qui l’a sécrété (selon l'humeur du moment).
Or, il émane de votre frère.
Et je n’ai pas à me montrer critique à l’égard de votre famille. Jamais !
Je ne peux pas lui répondre.
Vous, vous l’avez fait. Et je vous en remercie. Lui non !
C’est la pire forme de censure, car même pas expliquée ou démontrée. Un commencement de dictature.
Rassurant, finalement ?
D’autant que vous dites de son auteur qu’il est « pondéré », en général.
Que cela aurait pu être s’il ne l’avait pas été ? S’il s’était « lâché » pour de vrai…
 
Bref : quand je dérange, je m’en vais. C’est souvent comme ça, les comportements liberticides.
Ma patrie, c’est là où je me sens bien ! Pas ailleurs… Ubi bene, ubi patria !
D’autant plus venant d’une personne « impliquée dans la campagne de Ségolène ».
Grand bien lui fasse, il lui en faut et d’un grand nombre, d’autant que je reste persuadé qu’elle sera élue en mai prochain, même si Chirac renonce à être candidat : elle n’a pas besoin de ce « coup de pouce » là.
Même si désormais « les éléphants », y compris les « nonistes » reviennent en force : elle rentre dans le rang pour rechercher son deuxième souffle. Elle va le retrouver !
Et puis j’irai voter pour elle au second tour, comme promis, contre Le Pen.
 
Je regrette que le message « de gauche » envoyé par « son » militant soit celui du sectarisme : si c’est là la nouvelle norme de « l’humanisme à visage humain », franchement, c’est à vomir !
Je ne m’y reconnais pas !
Comme je ne me reconnais pas dans cette République d’arrivistes, d’opportunistes, de « nomenklaturistes » professionnels qui s’agitent que sont devenus les dirigeants politiques de Mon Pays.
Qu’ils soient de droite, de gauche ou du centre et d’ailleurs.
Tout cela manque de « conviction ».
 
Ce « mouvement historique » de la pensée politique dominante dans Mon Pays a commencé avec Mitterrand, quoiqu’en pense votre frère (et mon propre entourage) : je n’en démordrai pas.
C’est d’ailleurs son seul talent : avec des mots, seulement des mots et rien d’autres, il est parvenu à faire l’Union qui l’a porté au pouvoir contre vents et marées (même s’il le doit aussi aux manœuvres de Chirac) : la France reste sociologiquement de droite modérée (même si elle a aussi la « droite la plus bête du monde »).
Avec des mots et seulement des mots, il doit sa réélection face à ce même Chirac, le traitant de menteur alors qu’il savait, lui, si bien mentir (Chirac ne sachant pas le faire bien qu’il l’ait fait tout au long de sa carrière plus qu’à son tour), allant jusqu’à promettre le droit de vote à tous les migrants, sachant par avance que c’était déjà le cas pour les ressortissants de l’UE aux élections locales. Qu’il n’en a jamais été question hors ses 110 propositions.
Juste pour faire fuir l’électeur durablement vers l’extrême droite !
Et diviser pour régner… Cousu de fil blanc et le pire, c’est que ça eut marché.
Pourtant par deux fois, trois en comptant la fin de l’ère jospienne, quatre avec le référendum de 2005, le peuple a dit « merde ! Il suffit !»
Et malgré tout, des mots, rien que des mots, aucune conviction.
Et « Dieu se fit Verbe »… Pas par un pur hasard !
 
Autant Giscard, premier « apparatchik » pour être issu de la « technostructure triomphante », pouvait encore mesurer ses efforts à mettre le pays en coupe réglée, autant il n’en a jamais été question du temps de Pompidou, ni encore moins du temps de De Gaulle, autant Monsieur Mitterrand a toujours fait exactement l’inverse de l’Intérêt Général (à quelques exceptions près, poussé par la « pression du bon sens », sans doute).
Le dogme du « programme commun » a mis à genoux le pays en moins de 2 ans avec Mauroy. L’inflation a explosé, la pression fiscale aussi, le chômage a durablement augmenté, l’endettement a commencé à progresser et les « expatriations » ont débuté à ce moment là (on ne les comptait pas encore, et pourtant je me souviens parfaitement de ces « petits patrons » qui filaient alors de l’autre côté de la mer pour y faire fortune et y vieillir paisiblement).
Depuis, on court à vive allure après « les grands équilibres » avec quelques pauses malvenues (Balladur, Jospin, Raffarin), sans jamais pouvoir les rattraper et toujours avec des politiques économiques à contre-courant.
Et de venir nous raconter, comme à Séguin le « baffreur de pizza » du temps de sa splendeur, que « jamais vous ne pourrez apporter la preuve » qu’il aurait pu en être mieux !
Pas de chance : les étrangers qui nous entourent l’ont démontré et prouvé à sa place !
 
C’est quand même Mitterrand qui se faisait servir des ortolans (espèce protégée) par des gendarmes de la République, qui invitait Bousquet à sa table, qui a été décoré de la Francisque (et qu’on ne vienne pas raconter qu’on la donnait à tout le monde, loin de là) qui a envoyé la troupe contre des mineurs en grève, qui a engagé le contingent en Algérie…
C’est quand même lui qui se réclamait aussi du marxisme léninisme à la fin des années 70 (je le sais : j’ai vu cette émission là, de Bernard Pivot)… Pour en faire quoi ?
 
Pour que finalement les « riches » soi-disant détestés par « ses fils », deviennent plus riches que riche, que les « pauvres » qui sont le fonds de commerce naturel de ces élus là deviennent plus pauvres que pauvre (jusqu’à camper sur les berges des canaux), jusqu’à leur ôter et l’envie et le droit de travailler plus de 35 heures par semaine, payés demain 1.500 € de monnaie de singe. (Car ce sont les régimes sociaux et le contribuable exsangue qui vont payer l’écart et vous le savez très bien, autrement dit du pouvoir d’achat drastiquement en moins)…
Et encore, s’agit-il d’euro, monnaie non dévaluable par sa masse. S’il avait s’agit de « franc », on ne raconte même pas les dégâts… On ne paierait même pas 1,3 € son litre d’essence, mais 20 ou 30 balles et la baguette de pain plus de 10 ou 15 francs pour 250 g de farine mal cuite !
C’est bien ce qui gêne d’ailleurs les « nonistes » : ils ne peuvent plus absorber le coûts de leurs erreurs avec de la monnaie dévaluée (ni par les déficits, ni encore moins par l’endettement, les 3 critères de Maastricht) !
Vous l’aviez remarqué dans l’un de vos « post », crois-je me souvenir !
 
Bref, manque de conviction d’une classe politique à bout de souffle, droite, centre et gauche confondus !
Le plus terrible, c’est qu’on nous demande de la fermer !
Je la ferme : promis !
Ça me laissera peut-être un peu de temps « pour construire autre chose » d’un peu plus sympathique et de plus vivable, qui évitera aussi, peut-être, aux générations futures de se planter lamentablement !
Car le « vrai combat », il est là : nous vivons dans une « lutte des classes » que même mes amis communistes ne voient plus.
 
C’est mon opinion, que je ne partage pour l’instant qu’avec moi-même, puisque je suis tout seul à l’avoir : le « fil rouge » est pourtant net !
 
L’ancien régime se composait de trois classes, trois états. La Révolution en a renversé deux d’un seul coup pour en créer un quatrième : les « grands commis », que l’on doit à Napoléon et son aristocratie du mérite.
L’ère industrielle en a créé une troisième : le prolétariat.
Marx et Engel l’avaient vue et pensaient que « das gross Kapital » subsistait encore ! Or, depuis, il a fui, il est devenu fongible, imperceptible, tout en devenant massif, anonyme, venu d’ailleurs, capable de repartir aussi vite qu’il peut « venir », balayant tout telle une tornade sur son passage, « das goss kapital » n’est plus comme ils l’avaient décrit.
Du coup, la convergence du léninisme et de la technostructure ont laminé, et continue de le faire sous nos yeux, ceux qui restent sur place, la « middle class » qui les a pourtant enfantés, « crachant ainsi dans la soupe », à défaut de pouvoir envisager autre chose.
 
Du coup, le « prolétaire » a disparu, a en explosé son identité de classe sociale, se laissant à croire qu’il pouvait vivre sur l’argent du « das gross Kapital » qu’il suffirait de taxer (alors qu’il n’est déjà plus là depuis si longtemps) pour laisser la place aux « SDF » de la précarité absolue !
L’urgence est devenue de faire survivre, oui, survivre (dans un des pays les plus riche du monde, quel paradoxe !…), des déshérités toujours plus nombreux, grâce à la « technostructure » redistributive, appauvrissant les forces vives toujours plus lourdement et jusque dans l’avenir des enfants pas encore nés et des enfants à naître de ceux qui ne sont pas encore nés !
Comment en a-t-on pu arriver là en 30 ans ?
Par de manque de conviction, tout simplement !
 
Vous pensez bien qu’on ne peut décemment pas continuer comme ça ! Et pourtant, écoutez bien les discours et promesses des uns et des autres en cette période électorale : aucun ne fait ce diagnostic !
Absolument aucun.
Tous sont à surnager dans leurs propres dogmes devenus « recettes de cuisine ».
J’écoutais, l’autre soir, M-G. Buffet : lamentable !
Besancenot, toujours à courir après ses chimères avec son discours « carré »…
Laguillier qui ne pige décidément rien à rien pour avoir vécue dans une banque en faillite dont tout le monde paye encore les dettes.
Ségolène qui distribue de l’argent à qui en veut sans même savoir comment on va le lui fournir.
Sarko qui en fait tout autant de son côté, sans nous dire où il va le trouver !
Même Le Pen qui poursuit encore ses propres rêves BBR.
Et Voynet qui réclame du pognon « à tous », riches ou non, jusque dans la rue pour financer une campagne porteuse d’un désastre social au nom de l’avenir de la planète !
Elle en a vu d’autres, la planète et digèrera mieux que nous les problèmes qu’on lui fabrique : rien n’est jamais figé dans ce domaine là… (Ce qui n’est pas une raison pour la transformer en une vaste poubelle, j’en suis d’accord !)
 
Alors les mesures correctives indispensables… même pas à envisager.
Ni à gauche, ni aux extrêmes gauche, ni au centre, ni aux extrêmes centre, ni à droite, ni aux extrêmes droites.
On cause de malthusianisme réglementé à vocation écologique, c’est tout juste ce qui est, un peu, nouveau dans le paysage politique 2007.
Bref, aucune conviction, pas l’once d’un avenir ambitieux pour nos gamins (ni pour nous d’ailleurs).
Alors, je vais la fermer, promis.
 
Bonne continuation.
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I
Monsieur Heurtault, Daniel !<br /> N'en parlons plus ! Je reste un grand tolérant, dans le tréfond de mon âme...<br /> La contrepartie de cette tolérance, c'est que quand je ne me sens pas bien quelque part, je m'en vais. Point barre : je suis fait comme ça !<br /> Pour ce qui est du site de votre frère, je n'ai aucune prise de position définitive : Il est et reste de grande qualité.<br /> J'essaierai de "modérer" mon phrasé, si je dois retourner "commenter". Vraisemblablement sous un autre pseudo. Mais avec la même machine, afin que votre frère puisse m'identifier malgré tout.<br /> Bien à vous !
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D
Bonsoir Infreequentable,<br /> Mon frêre vient de m'informer de votre désaffection sur son blog et c'est vraiment regrettable car il vous apprécie beaucoup.<br /> Je ne pensai pas que cela allait vous blesser  à ce point. Comme vous faisiez un jeu de mot avec le "Mythe errant " je me suis permis d'en faire un avec votre pseudo. Mais ça n'allait pas plus loin. Alors je vous prie de m'excuser!<br /> Je ne suis pas d'accord avec votre longue diatribe sur les hommes politiques que vous citez. Mais c'est votre droit. <br /> à bon entendeur....cordialement
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I
@ Momo : Que j'étais vraiment infréquentable (à force de déconner sur le PS avec Jasmin) !<br /> "bien amicalement", naturellement...<br /> Cet homme là ne sais pas lire : je ne suis pas infréquentable, mais in-free-quentable... Il y a des nuances, dans la vie, comme ça, que j'en rigole encore.<br /> Bon sauf que ça m'a permis de "remonter" le mécanisme du sectarisme intellectuel, que j'avais mis en sommeil dans un coin de mon cerveau... Tu sais le même qui veut que "libéral" est devenu une injure, qu'un nain est devenu une PPT (personne de petite taille), qu'un noir est devenu une personne de couleur (et noir pas une couleur : d'autres disent "négatif" parce que sur une péllicule photo un noir devient blanc et inversement), voire "une minorité visible". Un homo est devenu "gay", un sourd "malentendant", un kon un "intello", un "X" une élite, etc, etc...<br /> Bref, rien de très grave, finalement, juste un retour de flamme !<br /> Tu sais, je n'en veux ni à Jacques, ni à son frère... Juste que j\'avais oublié que je pouvais être aussi et de temps en temps un imbécile ! La piqûre est toujours la bienvenue : c'est comme ça qu'on progresse !<br /> Bien à toi !
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M
Il t'a dit quoi, le Frérot à Jacques pour que tu nous fasses un "caca nerveux" pareil à l'adresse de Mitterrand ?
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I
Parfois, on reste fier d'avoir des amis (mêmes anonymes) tels que vous deux, mes amis, toi la Vénusienne sublime disciple de Yoda et vous, Monsieur Heurtault, disciple du bon sens !<br /> C'est rassurant et ça fait chaud au coeur...<br /> Vous imaginez bien, Monsieur Heurtault, que ce post date de la semaine dernière. Que ce "cri" du coeur contre l'avis tout autant "mesuré" de votre frère qui s'inquiétait de mon "infréquentabilité" dans mes échanges (à vocation humoristique tout en étant très sérieux sur le fond et avançant à "très petits pas" avec Jasmin), n'a été qu'un déclic ! <br /> Oui, il est plus facile de critiquer que de demander une explication... <br /> C'est bien là le drame du "Verbe", pour ne plus participer aux débats des uns et des autres, puisqu'il n'y a jamais débat, je préfère cent fois débattre en "tête à tête avec mes opposants radicaux" (que sont mes échanges avec "mes potes" coco, nationalistes, frontistes, voire des pros d'ATTAC ou mes cousins poseurs de bombes îliennes), car eux ont des "convictions" jusqu'à aller faire de la prison s'il le faut (même si de mon point de vue ils ont plus que tort) !<br /> J'ai juste remarqué, au moins en ce moment, qu'il n'est même pas question de discuter avec les membres de ma famille qui votent PS et ceux qui votent sarko : on parle d'autres choses... Les seuls avec qui je peux encore me crêper le chignon, en toute amitié, son actuellement les UDF (et je les ramasse, les pauvres, plus qu'à leur tour, qu'ils m'en pardonnent)... Et ils restent "de conviction". D'ailleurs, je vois parfois quelques "idées neuves" apparaître dans les discours, à la marge, à la frange, qui me font dire que ce "mode de lobbying" peut encore fonctionner : l'échange, l'enrichissement réciproque... A la marge, certes...<br /> Alors, SVP, Monsieur Heurtault, n'allez pas envenimer les choses avec votre frère : C'EST UNE PRIERE ! Il restera, quoiqu'il advienne votre frère ! Vous continuerez de rire et de pleurer ensemble...<br /> N'allez pas polluer votre blog si riche avec MA susceptibilité qui n'est que personnelle et que certains trouveront à juste titre complétement déplacée : d'ailleurs, elle m'a juste permis, en la dépassant justement, de refaire le compte et le chemin des "couleuvres avalées", des espoirs déçus, des "convictions" jetées au orties, des idéaux détruits, des utopies merveilleuses qui ne sont devenues que des chimères au cimetière de idées de l'Homme !<br /> Basta, en somme ! On passe et on dépasse, SVP !<br /> PS : Merci pour vos encouragements également. Je reste quand même pas très sûrs que nous soyons objectivement d'accord sur tout... Mais je préfère ignorer pourquoi quitte à rester un indécrottable et éternel ignorant !<br /> Bien à vous.
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