Vous croyez tout savoir ?
Moi aussi ! Petit calcul un peu bé-bête : Prenez un salaire, versé par un employeur français comme le prix à payer pour un travail fourni sur le territoire national.
Deux régimes de prélèvements (pour financer l’Action publique) :
1° - Le salarié est domicilié en France au sens de l’article 4 B du Code Général des Impôts.
Il se prend, « pleine poire » les cotisations sociales, part patronale entre 30 et 45 % voire plus (salaire de substitution à venir), part salariale un gros 20 % (qui vient en moins), la CSG, la Crds, et l’impôt sur le revenu selon le barème légal progressif qui peut aller jusqu’à 40 % déduction faite des charges sociales, d’une partie de la CSG et de la Crds, et des frais qu’il a eu à supporter pour acquérir ou préserver ce revenu là.
2° - Le salarié n’est pas fiscalement domicilié en France.
S’il est « détaché », son salaire n’est pas soumis aux charges sociales françaises (il l’est « ailleurs », Patagonie, Coconuts Islands, Madère, etc…).
Il n’est pas fiscalisé en France, pour l’être ailleurs (Caïman Island, Monaco, Helvétie, Serk, etc…).
Son salaire est juste soumis à une retenue à la source en France : 12 % de 1.117 € à 3.242 € par mois (ce n’est pas encore un « riche » selon des critères modernes), 20 % au-delà.
Pour 4.000 €, on lui pique donc 406,60 € en 2007 (arrêté du 28 décembre 2006, art. 18 du CGI annexe IV en application de l’art. 182 A du CGI).
Magnifique, non ?
Est-ce donc ce régime là, de retenue à la source, que nos gouvernants nous concoctent pour 2008 ?
Au nom du principe d’égalité (celui qui est écrit sur tous les frontons des édifices de la République), imagine-je…