Elle est revenue ! Il ne s’agit ni d’une image, ni d’une icône, ni d’une star, mais tout simplement d’une blague !
Je l’ai croisée il y a quelques années à Caen, puis sur le net du temps de Compuserve :
« C’est une troupe de petits patrons qui partent à un congrès mondial, de petits patrons, sur une île de l’océan où le soleil et les alizés paressent ensemble.
L’ambiance est à la fête, mais la fête tourne au cauchemar : L’avion a une panne de pressurisation. Le pilote est obligé de perdre de l’altitude et de rechercher un aéroport de secours. En effet, à basse altitude, il règne une tempête sauvage qui fait chavirer les estomacs de ses passagers. Et un avion consomme beaucoup plus de kérosène à basse altitude qu’aux confins de la tropopause !
Quelques longues minutes de calvaire, l’avion est frappé par la foudre une première fois, puis une seconde et enfin un troisième qui met le feu à un des deux moteurs…
L’amerrissage n’est pas immédiat, mais finit par arriver ! Évacuation de l’avion dans les cris et la panique, tout le monde se regroupe dans les canots de sauvetage, harnachés dans leur gilet du même nom. On prie « Jésus, Jéhovah ou Vishnou », on implore, on pleure, on se lamente sur ce coquin de sort… Certains espèrent, se font confirmer que le message de détresse a bien été reçu et compris. On se rassure mutuellement, jusqu’au lendemain où apparaît une île inconnue à l’horizon.
Quelques heures plus tard, tout le monde se repose sur la plage, sauf un « petit patron ». Il va de groupe en groupe et demande si quelqu’un n’a pas payé ses charges sociales !
Question saugrenue dans cet univers hostile qui est l’entrée en matière d’un « Lost in live ». Mais il insiste. Les réponses sont incompréhensibles. La question aussi.
Jusqu’à ce que l’un des naufragés, un peu mieux remis de ses émotions des dernières heures que d’autres lui demande : « Mais pourquoi tu nous parles de ça ? Qu’est-ce que ça peut bien te faire de savoir si je suis à jour des cotisations sociales ? »
« Parce que si l’un de nous ne les avait pas payées, nous serions tous sauvés ! »
« … Ah ? »
« Oui ! Tu sais bien que quel que soit l’endroit où tu te planques, les Urssaf sont capables de te retrouver, tôt ou tard ! »
Après son « tour du monde », cette histoire là est revenue de Chicago hier soir, déformée, bien entendu…
Il s’agissait d’insulter le Président des États-Unis d’Amérique, de prononcer le nom de l’auteur d’attentats meurtriers sur le sol américain, celui de son organisation ou de parler, même à mot couvert, de la « Clipe à Pinton » (contrepèterie) et les oreilles de la NSA ou de la CIA vous repéraient immanquablement !