La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Et il serait temps !
On nous avait dit, pas plus tard que l'année dernière, une fois mis au point le dernier volet de la « réforme Fifi » de 2003, que l'on se reverrait pour faire le point en 2012.
Comme nous le laissions penser à l'époque, c'est déjà en 2010 qu'il faudra remettre le couvert.
Et en commençant par le pire : Brice « Hors-du-feu » le met aux poudres dans la préparation au canon du rapport du COR, qui est sorti cette semaine : Votez pour la retraite à 67 ans !
Ça et « l'autre dingue » qui veut faire bosser les malades, les fous et les handicapés, on est bien barré, y'a pas de doute, en mer calme.
Point positif : C'est qu'enfin on se rend compte de l'urgence... depuis le livre blanc de « Roro-Card » : il était temps.
V'la t'y pas que si on ne sait toujours pas compter, les beaux « Ordinateurs » de Bercy et d'ailleurs sont pris sur le vif du sujet, en train de griller sur les désordres des régimes de retraite :
- 2006 : 16,8 millions de cotisants pour 10,5 millions de retraités, soit un rapport de 1,6 !
C'est dire si nos « anciens » sont maltraités !
- Demain, en 2015, le rapport sera de 1,32 !
Si tout va bien et si on est capable de trouver du boulot pour 1,5 million personnes de plus, soit 8 %...
À suivre.
- Après-demain, en 2030 on en sera à 1 pour 1 ! Chaque cotisant fera vivre son retraité !
- Alors pour les jours meilleurs, faudra attendre 2050 : et se mettre à 8,5 pour faire vivre 10 retraités !
Et encore, ce sera sans compter qu'on demandera 44,5 milliards d'euros aux « d'jeuns » pour combler les déficits annuels, tous les ans...
Bref, le système mis en place à la libération, où l'on comptait 1 retraité pour 12 cotisants, explose en plein vol et sans intervention des « sondes Pipot ».
Bismarck doit s'en tordre de rire dans son cercueil, car c'est lui qui a inventé la « retraite à 65 ans »... âge de l'espérance de vie de l'époque.
Par malchance, peut-on dire, on en a pris pour 20 de plus entre-temps, la faute à pas fumer assez, la faute à la « loi Evin » qui nous interdit les « pubs à alcool », nous empêchant de faire des comparaisons gustatives entre nouveautés produites (que ça ne sert à rien de faire des « nouveautés » en la matière) !
Evin et la ligue anti-tabac, deux grands hérétiques de la pensée unique ?
Oui, quand on en oublie les « effets pervers » collatéraux.
Non quand on y prend garde et y pare à bon escient.
Il paraît que gouverner c'est prévoir... gag !
Et comme là, ça n'a pas été fait (par nanisme intellectuel ?), on pourra enterrer une des avancées sociales les plus marquantes du XXème siècle.
Bravo les bienfaiteurs de la « Gauloisie admirable » !
Bref, y'a plus de tabou sur le sujet, à ce qu'il paraît !
Tant mieux...
Il n'empêche, on s'avance encore tout droit vers ce qu'on appelle une réforme « paramétrique » :
Un peu plus de durée de cotisation = un peu moins de durée en pensionnat ;
Un peu plus de taux = au moins autant de pension ;
Un peu moins de pension = des taux stabilisés !
De la cuisine comptable qui fait que ce sont toujours les mêmes qui payent et trinquent pour sauver le peu qu'on leur promettra !
Aucun effet notable à vraiment espérer de durable, puisqu'on s'avancera encore vers du « toujours moins pour plus cher », la faute au 4ème âge !
Qui en plus coûte le plus cher en termes d'assurance-maladie, branche « prise en charge des soins » (la fameuse dépendance en plus) dite aussi « prestation en nature », pour être longs, coûteux et irrécupérables, là où Bismarck avait inventé la sécurité sociale pour soigner les éclopés jusqu'à les rendre capables de porter les fusils pour la plus grande gloire de son empereur des Ostrogoths d'outre-Rhin !
Pas si fou le gueux !
Là où je ne comprends rien à cette mathématique « énarqueuse » absurde, c'est qu'en toute logique, il ne faut pas s'arrêter à 67 ans, mais aller au-delà, jusqu'à 70 ans, comme on y pense déjà dans quelques pays nordiques « socialement avancés », voire 90.
C'est ça la « formule magique » qui sauvera les régimes de retraite par répartition : il faut aller jusqu'à « mourir au taf » au lieu de piquer dans la poche des actifs du pognon qu'ils ne reverront jamais, pour que nos « anciens » puissent survivre à consommer du « bas de gamme », sans espoir d'investir, d'épargner, de « parier sur l'avenir » !
Pensez donc, on en arrive à vous piquer 20 % sur les tranches « B » et supérieures, dont on sait qu'un cinquième, de toute façon, ce n'est pas pour vous, mais pour « équilibrer » une gestion désastreuse de caisses sans fond...
En notant que le rapport Cotis venait justement de révéler au grand jour - ce que tout le monde savait déjà, que si la part de la « valeur ajoutée » (souvîntes-vous) d'environ les deux tiers, va à la rémunération du travail est relativement stable depuis une vingtaine d'années, les « prélèvements obligatoires », impôts, taxes plus cotisations sociales, ont augmenté de 15 % pendant la même période.
Ça plus les « coûts incompressibles » de la vie courante, il est clair qu'on vit moins bien en 2009 qu'en 1989...
Vous me direz qu'entre-temps, on a la « gay-pride », la fête de la musique, « Paris-plage », les vélib' et le tramway sur les maréchaux en plus !
Choix de société décadente : Du pain (même rassis) et des jeux !
À 90 ans, tout est réglé : nous sommes au-delà de l'espérance de vie, et nous retrouvons la situation de la fin du XIXème siècle : personne ne prend sa retraite puisqu'on meurt au travail.
D'autre part les sexagénaires, septuagénaires et octogénaires ne sont plus des pensionnés, mais de purs cotisants.
Voilà notre système à nouveau équilibré.
Et on y vient puisqu'ils nous disent : « liquider vos droits à 67 ans, mais vous avez le droit de bosser sans compter pour compléter », soit des cotisations nouvelles sans droits nouveaux (si la mesure de plafonnement disparaît, car là, si elle ne disparaît pas, bé c'est autant de pension en moins)...
Majestueux, non ?
Le Ministre du travail (mais oui : encore une hérésie de « pinzunti » !) explique sans rire qu'ainsi le report de l'âge de la retraite était une solution préférable aux deux autres qui pourraient se concevoir : Augmenter les cotisations d'assurance vieillesse ou diminuer les pensions des retraités.
Mais il ne s'est pas aperçu que ces trois solutions en reviennent au même : toujours « demander plus et donner moins ».
Dans les trois cas, il s'agit d'une complète révision des clauses du contrat moral, politique et juridique passé entre la Sécurité Sociale et les Français qui y sont assujettis obligatoirement.
Il s'agit d'une spoliation pure et simple.
Car c'est le propre de la condition d'assujetti, d'esclaves, que de devoir accepter les modifications du contrat qui lui sont unilatéralement imposées.
Restent deux choses assez étonnantes dans l'esprit du « Gaulois contemporain » :
1 - Personne ne songe à changer la méthode et introduire, au moins « par le haut » un peu de capitalisation, même à la marge depuis le fiasco de la loi Thomas.
C'est pourtant ce que je conseille à tous...
Faites le calcul, avec un euro de cotisation pendant 40 ans tous les ans, on vous filera à peine 0,5 € pendant votre « survie » estimée à 17 ans dans le cadre du régime général !
Pas même 2 € pendant la même période pour les régimes complémentaires... en achetant des points tout au long de votre vie de labeur.
La belle arnaque...
Le même euro « épargné », même avec un rendement minable de 2 %/an (hors l'inflation) vous donne 3,55 € à claquer le reste de votre vie !
177,5 % de ce que l'on prétend vous faire gober, 7 fois plus que le régime général tranche A !
Prenez votre calculette et vérifier, SVP !
Et je ne vous raconte pas, toute honte bue, quand l'inflation sera maîtrisée (ce qui est loin d'être le cas avec toute la « bad money » qu'on vient de remettre dans les tuyaux à force plans de relance et d'endettements public), qui vont faire grimper les taux de rendement...
L'un compensant l'autre sur tout une vie, on arrive aujourd'hui encore à du 3 %, c'est-à-dire 50 % de mieux que dans mes calculs !
C'est dire si l'on vous a volé tout au long de votre vie...
Et avec bonne conscience, en plus !
2 - C'est que ce « régime de faveur » vous est encore interdit : seuls les fonctionnaires y ont droit avec le Cref, (ex-Corem) et le Préfon, exclusivement réservés aux fonctionnaires, de ceux qui, « publicistes » dans l'âme, pensent votre « bonheur à votre place » et vous dictent votre conduite, « salopards de privatistes » qui les payaient avec vos impôts sans même broncher...
Sont pas loin de 7 millions à vous dire que vous avez tout juste droit au Perco, si votre boss veut bien ou si vous faites l'effort vous-mêmes sur vos dépenses de fringues, de bouffe et de loyer !
Comme si c'était encore possible pour les plus nombreux !
Reste des choix extrêmes dont on ne vous parlera jamais : on peut aller soit vers des « comptes personnels de retraite » totalement entre les mains des assurés comme au Chili depuis 25 ans, pour la plus grande satisfaction de tous, soit vers des cotisations complémentaires à des fonds de pension (on additionne au système public - qui reste en vigueur - un « deuxième » ou « troisième » pilier en capitalisation).
Mais pour l'instant, on en est encore en phase de « refus de la transition » (essentiellement syndicaliste qui gère si mal le problème), qui n'est d'ailleurs pas un choix, mais bien un piège.
Sans doute certains, comme moi, et à titre personnel, ont la lucidité et les moyens d'échapper ce piège en constituant une épargne suffisante sous des formes diverses.
Mais restent les millions « d'esclaves assujettis » à qui on demande sans cesse de « sauver » le système, et qui s'exécutent bravement et aveuglément.
Une fois de plus, vous verrez.
Et une fois de plus, tels les « moutons de Panurge », ils rentreront la tête dans les épaules et s'exécuteront en espérant que la prochaine fois le boulet du canon leur passera encore au-dessus de la tête !
Indécent.