La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
S'il vous plait, quand je serai mort...
Je ne suis pas trop exigeant !
Juste, si c'est matériellement possible :
Dong !...
Dong !...
Dong !...
Dong !...
Dong, ding !...
Dong !...
Dong, ding, dang, dang !...
Dong !...
Dong, ding, dang-dang, ding, Dong, ding !...
Dong, ding, dang-dang, ding, Dong, dang-dang, ding-dang-Dong !
Et ainsi de suite jusqu'à épuisement des sonneurs, même au fond de la nuit s'ils le peuvent !
Trois notes, trois notes rythmées par le « Dong » de la cloche maîtresse, avec toutes les mélodies intermédiaires de « ding » et de « dang » entre deux battements de « Dong », tout ce que vous voulez, mais c'est ça que je veux entendre à travers vos oreilles le jour où je serai mort (*) !
Ça et juste avant, le Dio vi Salvi Regina, naturellement.
A capella, svp !
Mais pourquoi pas avec un rayon de soleil et le bruit du mistral ou du libecciu dans les aiguilles des pins parasols ?
Bon, là, je deviens vraiment exigeant...
Après, vous pourrez partir et m'oublier, en vous disant que comme le son de ces cloches-là, « qui chantent et qui sonnent », je serai libre !
Libre de ce corps qui m'a rendu tant de services mais que je n'aimais pas vraiment,
Libre de cette enveloppe charnelle dont vous ferez bien ce que vous voudrez,
Libre de ne plus penser ou encore de penser sans jamais s'arrêter, je n'en sais rien,
Libre de ne plus être à vos côtés, vous que j'ai tant aimés.
Libre, parti !
Et si « il y en a qui dit qu'ils m'ont vu voler » (dans l'azur, naturellement) laisser-les dire !
Car pour les autres, tous les autres, je serai là, bien au chaud dans leur cœur et ce sera largement suffisant !
Ne pleurez pas mes amis,
Ne pleurez pas mes enfants,
Ne vous réjouissez pas mes ennemis, puisque moi, je serai « libre » !
Loin de ces contingences qui continueront à vous gâcher votre quotidien,
Alors qu'elles ne m'atteindront plus.
Loin de ces âneries vécues au quotidien qui me faisaient tant rager,
Car elles n'auront plus de prises sur moi !
Libre, les enfants,
Libre !
Et quelle joie, mais quelle joie en perspective !
Mais « mes » cloches, j'y tiendrai encore, juste pour vous faire vous rappeler qu'elles sont belles quand « elles chantent et qu'elles sonnent ».
Un dernier adieu,
Plein d'amour pour vous tous...
I²
(*) : Désolé, ça m'est venu, comme ça, tout à l'heure dans le métro, sans raison !
Voilà, c'est dit, la jeunesse.)