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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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L'informatique qui vous facilite la vie !

 

 

Télédéclaration de TVA et autres tracas.

 

L'autre jour, je faisais mes comptes avant d'aller voir un de mes clients en proie avec sa TVA. C'est l'avant-dernier jour ouvrable potable pour faire quelques virements de-ci de-là, histoire d'ajuster les encaissements/décaissements entre divers régimes fiscaux.

 

Comme à mon habitude, j'ouvre la fenêtre idoine sur le site de mon banquier (celui avec qui je ne suis pas encore fâché, qu'il n'en revient pas lui-même).

Par malchance, c'est plus celle-là, mais une autre. Je retrouve la clé et le code...

J'y entre. On me demande de décliner mon identité et tout le bazar (hormis mes quartiers de noblesse que j'ai fort nombreux malgré mon sobriquet d'Ignoble).

Les comptes... Je pointe les soldes du premier, du second et du troisième.

Paf ! Au moment d'imprimer, je me retrouve sur hotmail...

Je recommence et re-identité, identifiant, codes et tout le bazar (hormis mes quartiers de noblesse que j'ai...).

J'évite la case « impression » et tente d'aller sur les comptes-titres. Le lien ne s'ouvre pas, que j'en déconnecte bêtement le site pour me retrouver sur la page d'accueil de Hotmail une seconde fois...

Que je suis têtu comme un âne Corsu et que je recommence. Identité, identifiant, codes et tout le bazar (...que j'ai fort nombreux...).

Rien à faire pour avoir la valeur des titres placés en Sicav pro domo...

J'empoigne mon téléphone la bave me montant aux lèvres : ça fait deux heures que je suis dessus, je ne vais pas arriver à faire mes virements...

 

Pépère est en vacances ! La douce voix m'indique qu'il faut que je joigne un autre correspondant à tel numéro.

Ce que je fais fissa... Mais le deuxième pépère est en train de déjeuner !

J'enrage.

L'agence étant ouverte à midi et pas très loin, je prends mon clic et mon clac et vais avec mes petits papiers au guichet, fulminant à l'idée de louper l'heure de l'apéro !

Quand je manque de sucre, ça me fait mal au crâne et j'ai l'humeur pas commode.

 

La gentille dame m'explique avec un sourire à désarmer une armée de Saddam Hussein qu'elle ne peut pas me renseigner : il faut que j'en passe par internet !

Je rentre et recommence idiotement au lieu d'aller oublier mon triste sort.

Avec à peu près le même résultat.

Finit par arriver le co-quidam au bout de son téléphone qui m'explique que je n'ai pas le code pour les opérations sur titres.

« Et pourquoi donc ? - Je vous les donne ! »

Tu parles : tous ces machins sécuritaires pour finalement me dire les bons codes et bonnes manip sur une ligne téléphonique non cryptée ! J'aurai pu être n'importe qui, c'était du pareil au même !

Il me file les renseignements et me revoilà à refaire mes identités, identifiant et autres codes (hormis... malgré mon sobriquet d'Ignoble !) pour accéder à mes Sicav Trésorerie. Ouf !

 

Et à que, je fais comment pour « racheter », virer, reprendre et refiler là où il faut ?

Re téléphone... Le type ne comprend pas, puis finit par se renseigner et me renseigner sur la bonne manipulation.

Ouf !

Il est 15 heures...

Quatre heures pour 3 opérations, là où au guichet, ou par télécopie il me fallait à peine 30 minutes d'antan !

Vive le progrès informatique !

Merci Bill Gates...
Têtu et subodorant quelques arnaques malvenues et irrécupérables à en cette avant-veille de Saint-Sylvestre, je confirme le tout par télécopie avec un message sur la boîte vocale du sieur « pas en vacances » (il n'est déjà plus là, lui...) lui indiquant mes opérations du jour à exécuter avant le 31 décembre date de valeur.

 

Et je file... pour tomber entre les pattes d'un client qui ne comprend rien à ce qu'il lui arrive. Un type très bien qui, de chômeur fin de droit la cinquantaine engageante, s'est retrouvé il y a 3 ans « patron chez lui » avec pour clients quelques PME qui l'apprécient pour son talent à « pisser de la ligne » de programmation pour des robots d'usinage à commande numérique.

Bon, la compta, les déclarations et tout le toutim, ce n'est pas vraiment son truc et il a gentiment sous-traité le problème à son comptable préféré.

Jusqu'à ce que ce dernier lui propose de réaliser ses déclarations par télédéclaration.

 

Pas de problème les premiers temps, mais à la déclaration de TVA de septembre 2008 ça eut dérapé.

Habituellement, et comme tout le monde, il est prélevé une fois.

Mais là, pour une raison inconnue, l'Administration, dans son immense sagesse, le prélève une seconde fois pour le même montant et le même motif de punition quelques jours plus tard.

Le temps de réagir et voilà un troisième prélèvement qui se présente.

 

Ordre est donné dans l'urgence à la banque de refuser la ponction illégale. L'expert-comptable est appelé à la rescousse et ne comprend rien à la situation.

Pas le temps de prendre contact avec le Service et il reçoit une AMR avec mise en demeure de payer faute de quoi le procureur de la République, rien de moins, sera saisi derechef...

 

Incident de paiement en Banque de France, l'Administration dans un raisonnement tout à son honneur du respect des lois fonde juridiquement sa réclamation sur le 3ème prélèvement rejeté.

Un peu lourd pour une TVA déjà payée deux fois et qui n'est manifestement pas due... Trois trimestres d'un coup, soit 6 en un an, à raison de 19,6 % du CA HT, on en est à 58 % du CA HT du trimestre !

Ubuesque !

 

Le cabinet comptable tente d'intervenir, mais au lieu d'apporter une solution, l'Administration campe sur ses positions et les entretiens téléphoniques avec les agents ne donnent rien.

Le chargé de dossier reste sur ses positions et son supérieur hiérarchique qui a signé le document répond que même s'il « a signé la mise en demeure, il ne sait rien ! »...

Si !

Dire que celui-là a réussi un concours pour signer des choses qu'il ignore, c'est bête comme chou !

Un délice !

Je suis donc appelé à la rescousse... en urgence. RDV est pris au pied de l'hôtel des impôts local.

 

J'y suis un peu à la bourre et déjà passablement énervé par mes mésaventures informatiques du moment, avant que ça ne ferme, avec mon client et le comptable qui suit le dossier, aux heures d'ouverture sans RDV, pour prouver la bonne foi du quidam et démontrer à l'Administration qu'elle a grand tort d'insister, relevés bancaires en main...

Meuglements derrière la lucarne du « Grand Ordinateur de Bercy » détaché dans le bureau de l'inspecteur... Il ne comprend rien : pour lui, les sommes sont dues.

 

Et devant mon énervement que je sais doser à volonté, il finit par avoir la brillante idée de botter en touche, dépassé par la situation et de nous renvoyer tous les trois sur un coup de fil au gestionnaire du compte dudit « client », trois étages plus haut après une heure d'énervements et diverses onomatopées !

Pépère, sûr de son fait commence par le prendre de haut, comme si j'étais un voyou du plus bas étage (je prends tout sur moi et commence, en réplique, à chevaucher un de mes grands chevaux du jour) !

On finit fissa dans le bureau de l'IP qui entendait mes beuglements du bout de son couloir et j'explique que je me constitue partie civile à une plainte qui sera déposée demain matin à la première heure sur le bureau du Procureur, mon ami bien-aimé, pour escroquerie en bande organisée par fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions !

 

Les mots qui font mouche : « Ce n'est pas la correctionnelle qui vous pend au nez, mais la Cour d'Assises ! »

 

L'IP commence à nous regarder avec un autre œil, un peu comme un Objet de Contrariété à l'Avancement Méritoire (OCAM) et file, jusqu'à chez son sous-directeur, l'étage encore au-dessus...

Il est 17 heures, les locaux se sont vidés, mais ça avance : Je réclame la restitution immédiate du trop-perçu faisant don dans un élan de générosité dépassé des intérêts dus par la Nation, bonne mère...

 

Mais à cette heure-ci, un sous-directeur n'a pas envie de prendre une responsabilité qui le dépasse déjà et fait référence à son propre Directeur des services, joints sur les pistes d'une station hivernale de saison par portable interposé pour non seulement accepter de signer l'abandon des poursuites, mais également une créance sur le Trésor...

Ça va faire diminuer les statistiques de résultats du Service, mais les quelques milliers d'euros que ça représente valent peut-être mieux qu'un procès en pénal promis pour être retentissant !

 

On ne repart pas avec un chèque, mais c'est tout comme, avec une lettre de désistement en main qui va permette la restitution de la provision et l'effacement de l'infamie de l'incident bancaire.

 

Et dire que l'informatique devait simplifier la vie du quidam !

On en est encore loin.

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I
No comment !
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M
Parce qu'il sait danser aussi, le chat ?Je croyais que ce n'était que les souris !
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I
Quand les souris foutent le camp à la montagne, faut bien distraire les chats, non ?
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M
je vois que tu t'amuses tout seul comme un grand, dès que j'ai le dos tourné !
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I
Oui Inco !Quand la machine règne, quand elle est servies par des écervelés, quand la responsabilité s'évanouit devant le ubuesque, le déni de soi-même,Alors oui, ami, il y a de quoi se révolter.Tu m'en inspires un billet à venir : la Révolte des méprisés !
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