La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Par VCRM...
La « relance » va devenir une institution de long terme en France car le discours du Président Sarkozy semble le confirmer - la création d'un « Ministère de la Relance » !
Avec « De-vide-Djan » aux manettes : Oui, on sait !
Du coup, « Boute-feu aux migrants » qui se fend d'un énaurme ministère social et cumule avec le Conseil général des Hauts-de-Seine...
Et le père Bertrand qui va prendre le fauteuil de Pédégé de l'UMP !
Moi j'adore : la « République des potes » est en marche.
Et le peu de gaullistes encore en état de la ramener de se faire ostraciser « total » par les « frères trois points » du Grand-Orient !
Déjà que c'était compliqué de faire de la « politique » à gauche avec les mêmes, ça va devenir de plus en plus compliqué à droite !
De plus, il a indiqué que la crise actuelle nécessitait de « transformer profondément le monde, tout changer ».
Des économistes prévoient des nouvelles relances début 2009. Tout cela sonne comme une entreprise de relance permanente. Nous avons de la chance - la France va sauver le monde !
Le Président dit vouloir « en finir avec l'État bureaucratique », et c'est bien de ce côté-là qu'il faudrait se tourner. Mais dans ces conditions, une relance digne de ce nom, toute comme une réforme digne de ce nom, nécessiterait d'assainir, « transformer en profondeur » - comme dit le Président - l'économie du pays.
En matière de relance, s'il peut paraître heureux qu'une « relance digne de ce nom » (comme en 1981) n'ait pas été engagée aujourd'hui, cette idée de « relance permanente », institutionnalisée, est tout de même problématique, et conduit à se poser la question de sa logique.
Il y avait déjà eu le Ministère de la Réforme de l'Etat. (Du temps des réformateurs de JJSS...)
Institutionnalisé pour démontrer que le souci de réforme de l'État était permanent, il a aussi pu faire diversion : en effet, ce que d'aucun qualifient de « réformite aigüe » permettait en réalité de ne pas faire les réformes dignes de ce nom.
La relance annoncée n'est pas aussi massive que ce que le Président veut bien le faire croire.
Sur les 25 milliards annoncés 11 milliards d'€ seront en réalité des remboursements anticipés de l'État aux entreprises (crédits de TVA, d'impôt sur les sociétés, et crédit d'impôt recherche habituellement remboursable en trois ans) pour 10,5 milliards.
Il est certain que cela constituera une bouffée d'oxygène pour la trésorerie de nombreuses entreprises en une période où les banques sont réticentes à combler les trous.
Les entreprises de moins de 10 salariés verront de leur côté leurs charges patronales allégées.
La politique de « grands travaux » consiste de son côté à exhumer des projets dans l'infrastructure publique qui peuvent effectivement avoir une efficacité sociale.
Le soutien à l'automobile avec une nouvelle prime à la casse moyen terme et des aides à l'innovation apparaissent contestables.
La relance du bâtiment repose essentiellement sur le prêt à taux zéro (une idée tout aussi contestable) et la construction de 70.000 logements supplémentaires.
(Ah bon ? J'avais cru entendre le chiffre de 100.000 ! À 100 K€ à la « Borloo le chevelu », ça nous fait 10 milliards d'écologiquement pur ! Je biche...)
Ainsi M. Sarkozy anticipe que le plan d'investissement puisse produire 0,8 points de croissance en 2009, et jusqu'à 110.000 emplois. En contrepartie, le budget de l'État devrait atteindre un déficit de 3,9 % en 2009 selon le Premier Ministre, M. Fillon. S'il n'y a pas de certitudes sur les effets positifs du plan de relance, on sait au moins au minimum combien il coûtera.
Encore faudrait-il qu'il sache compter, parce que si 25 milliards ça fait 0,8 point de PIB, ça voudrait dire que celui-ci serait de 3.125 milliards en 2009...
Or, on en était qu'à 1.892,2 milliards en 2007, peut-être 1.900 et quelques en 2008 !
À moins de disposer d'un effet de levier à élastique de 164 %, alors qu'il est plutôt compris entre 50 et 70 %, on ne voit pas trop comment il va faire !
Et puis on rappelle qu'en 2007, « Fifi » s'était déplacé jusqu'en Corsica Belle Tchi-tchi pour expliquer que « Vil-pain » avait laissé des caisses vides, point de vue confirmé par « Notre Dame de La Garde » et repris par « Bling-bling » plus tard et de nous expliquer, en long en large et de travers, qu'on était en état de faillite avancée.
Or, la relance présente va encore complexifier les règles, créer de nouvelles subventions, de nouvelles redistributions. La classe politique doit comprendre que l'économie a besoin de règles simples, claires, lisibles, stables pour que le jeu économique se fasse dans la sérénité.
La structure de la dépense étatique (y compris les administrations territoriales) est inefficace, car il n y a pas d'investissements.
Ajoutons que les déclarations récentes de M. Sarkozy, qui confiera aux préfets la charge de sélectionner avec les banques quelles entreprises « méritent d'être sauvées » et lesquelles ne le méritent pas, tout en incitant son nouveau « médiateur du crédit » à lancer des campagnes de délation dans la presse envers les banques qui feraient leur métier avec la prudence nécessaire, sont tout simplement vénéneuses.
Méthodes de nazillons, non ?
Le lobbying, les copinages, les malversations iront bon train dans les préfectures, alors que les banques sous pression risquent d'accorder à contresens de l'économie des prêts trop risqués.
Vraiment incroyable !
C'est là un problème de la démocratie à la française. Ce phénomène trouve sans doute ses racines dans une fausse décentralisation dans laquelle les strates d'administrations se sont accumulées sans pour autant être responsables de leurs dépenses devant les citoyens.
La croissance de l'administration publique française, par son poids sur la fiscalité et par les rigidités réglementaires qu'elle induit, a généré une inertie de l'économie hexagonale.
Le meilleur moyen de faire face à la crise c'est de permettre à l'économie d'être réactive.
La réactivité suppose donc la simplification réglementaire, l'allégement des structures coûteuses et inefficaces de l'administration publique qui pèse sur les consommateurs et sur les entreprises, bref tous ces éléments que l'on ne trouve pas vraiment dans la relance actuelle.
Tout comme les réformes françaises depuis des décennies, cette nouvelle « relance » tient du replâtrage et si elle pourra créer des emplois d'un côté, elle ne manquera pas d'en détruire d'un autre.
La crise a permis aux États drogués à la dette de s'offrir en septembre un énorme shoot d'héroïne, pardon, de crédit, à bon compte !
Et la compétition entre États endettés pour attirer les faveurs des détenteurs de capitaux va être plus rude. L'assouplissement « temporaire » des critères de Maastricht annoncé par Bruxelles va permettre aux mauvais dirigeants de céder à toutes les démagogies, à tous les lobbies, pour arroser tous les demandeurs de plan de soutien et de sauvetage.
Hors de cette perspective, la « relance » deviendra permanente parce qu'inefficace. Les employés du nouveau ministère ne pourront que s'en réjouir.
Même si leur « chef » croit encore que son nouveau poste n'est que provisoire...
Oui VCRM, il est fort à parier que si l'on est dans la m... jusqu'aux oreilles, on nous y enfonce encore un peu plus !
Qu'aurais-je fait à la place de « Bling-bling » ?
Eh bien j'aurais déjà appliqué le programme de mon parti et pour lequel j'ai une majorité d'élus populaires !
Qui stipulait notamment l'allègement des structures administrative, la réduction des effectifs de fonctionnaires, l'allègement des impôts et des taxes, la réduction du train de vie de l'État !
Pas lui, naturellement, qui se l'est pété pendant toute une année à s'agiter en tout sens, mêlant adroitement sa vie privée et ses mensonges de cocu et de cocufiant à la face du monde ébahi par tant de manque de retenue, de simple savoir-vivre « basique », avec la vie de commissions publiques multiples, y compris celle d'Attali et de « Ballamou » qui accouchèrent d'autant de chimères délétères...
Il n'est pas allé ni assez vite ni assez loin : il n'est même plus crédible !
Espérons pourtant que ce ne soit pas trop tard.