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La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture

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Notre chère télé publique que personne ne nous envie

 

Je viens de découvrir que la France Télévision n'est pas regardée par toute la planète.

 

Depuis au moins une décennie, France Télévisions est placée dans un contexte concurrentiel difficile et soumise, comme ses concurrents, à de véritables révolutions technologiques.

Du fait d'un contexte budgétaire tendu et des conséquences des alternances politiques, France Télévisions a dû s'adapter à des changements d'orientation fréquents. La gestion de France Télévisions et relevé des pratiques financières et comptables critiquables, des coûts d'exploitation mal maîtrisés et des opérations d'investissement lourdes menées sans réflexion préalable suffisante.

En revanche, France Télévisions souffre de la difficulté de l'État à fixer une perspective de financement compatible avec les exigences de son développement, ce qui a conduit le groupe, à trois reprises, dans un passé récent, à changer de cap stratégique.

En tant que holding, France Télévisions contrôle un groupe composé des sociétés nationales de programmes et de leurs filiales, avec pour mission d'en assurer le pilotage stratégique ainsi que d'en superviser la gestion. Et maintenant on va lui retirer la source de revenus publicitaire.

Il est vrai que dans la configuration actuelle France Télévision est un parfait (mauvais) exemple de l'inceste entre la vie d'un fonctionnaire et l'économie de marché.

 

Outre les deux diffuseurs historiques issus de l'éclatement de l'ORTF, Antenne 2 devenue France 2 et FR3 devenue France 3, le groupe comprend également l'ex-Cinquième, devenue France 5, et s'est vu adjoindre aussi RFO.

Par ailleurs, le groupe comporte un certain nombre de filiales, détenues soit directement (France Télévisions Publicité, Espace 3, France Télévisions Distribution) soit indirectement à travers les participations des diffuseurs (France 2 cinéma, France 3 cinéma, Multimédia Film Productions, SCI France Télévisions.).

France Télévisions est également actionnaire principal dans d'autres chaînes publiques, en particulier celles dédiées à l'action audiovisuelle extérieure (CFI, TV5).

Au total, le groupe est composé d'une société mère et de 37 sociétés consolidées soit en intégration globale (29), soit par mise en équivalence (8).

France Télévisions dispose de participations dans plusieurs filiales sans pouvoir, à aucun moment, intervenir dans leur gestion. Il s'agit, d'une part, de Canal France International (CFI), contrôlée à 75 %, et de la chaîne francophone TV5, et d'autre part de la chaîne culturelle ARTE90, dont le fonctionnement repose sur des règles définies par des conventions internationales.

Dans tous les cas, la désignation des responsables et l'évaluation de leur action échappent largement aux dirigeants du groupe.

 

Respectant l'esprit comme la lettre de la loi du 1er août 2000, le groupe France Télévisions a fait le choix de laisser une grande autonomie de gestion, en particulier en matière de personnel, aux responsables des chaînes de diffusion comme à ceux des filiales.

Cette situation explique que jusqu'à ce jour la structure de tête ait fait preuve de prudence dans ses interventions en matière de ressources humaines et que la mobilité au sein du groupe soit restée particulièrement faible.

En second lieu, la maîtrise des dépenses de personnel constitue un enjeu majeur compte tenu du poids qu'elles représentent dans l'ensemble des charges des sociétés, mais surtout de leur progression (5,12 % en moyenne par an).

C'est particulièrement vrai à France 3 où les charges de personnel pèsent lourdement sur les charges d'exploitation et ont connu une évolution incompatible avec la progression des ressources.

En effet, la conjonction des automatismes salariaux et des mécanismes paritaires laisse la portion congrue aux méthodes modernes de gestion des ressources humaines (entretien annuel, bilans de compétence, détermination d'objectifs individualisés.).

Face à une concurrence qui dispose de moyens importants pour attirer les talents formés dans les télévisions publiques, France Télévisions n'est pas armé pour retenir ces mêmes talents ou les faire revenir. Le cadre conventionnel actuel constitue un sérieux frein pour la prise en compte des changements technologiques et des nouveaux métiers. Par ailleurs, le Législateur n'a pas prévu une segmentation de l'offre par type de public en spécialisant telle ou telle chaîne, mais plutôt une harmonisation et une coordination des genres de programmes, étant entendu que chacune des chaînes doit viser la plus grande diversité des publics.

 

Ce choix diffère sensiblement du modèle britannique de la BBC dans lequel les chaînes développent des identités commerciales propres, sous l'égide d'une structure centrale qui a autorité pour fixer les différentes lignes éditoriales des antennes et en assurer la complémentarité. Le groupe France Télévisions se trouve aujourd'hui dans l'obligation de composer une stratégie dont les différents volets résultent de décisions gouvernementales successives, en l'absence de tout cadre politique ou financier permettant de s'assurer que les conséquences de tous ordres, et en premier lieu financières, aient été en commun appréciées.

En définitive, en moins de dix ans, la télévision publique aura modifié à trois reprises ses orientations stratégiques. Ces changements, s'expliquent très largement par le contexte budgétaire que doit affronter l'État.

Mais, sur un marché où l'offre de programmes diversifiés est devenue un élément clé, cette situation constitue un handicap pour la télévision publique.

 

L'ampleur des changements technologiques en cours, la vigueur de la concurrence sur le marché et la présence d'un acteur dominant et puissant placent la télévision publique, ses dirigeants et ses personnels dans une situation exigeante. Le maintien d'une offre télévisuelle diversifiée et d'une audience cumulée qui en confirme le bien-fondé trace un chemin étroit, demandant à la fois un effort nécessairement coûteux pour conserver savoir-faire, talents et capacités créatrices, mais aussi une maîtrise plus grande des coûts, surtout salariaux, dont la croissance est incompatible avec l'évolution des ressources.

 

Le député UMP Frédéric Lefebvre a estimé mercredi qu'« il y a un problème » d'effectifs à France Télévisions, alors que l'Assemblée Nationale examinait le projet de loi réformant l'audiovisuel public.

« Quand vous avez un groupe qui fait 11.500 personnes, France Télévisions, et que vous avez en même temps la totalité des chaînes sur la télévision hertzienne - le câble, le satellite et la TNT - que vous les additionnez toutes et que vous aboutissez à 8.500 ou 9.000 personnes, vous voyez bien qu'il y a un problème », a déclaré le député des Hauts-de-Seine sur LCI.

Mais ceci est une question taboue.

Il faut choisir : soit France télévision a tous les atouts et attributs pour s'intégrer dans le monde concurrentiel, soit elle devient un service public comme la radio France Info (pour moi, c'est la France Intox !)

Mais ceux qui nous gouvernent sont tellement obnubilés par le contrôle de l'information que l'inceste va continuer ne serait-ce que pour placer les copains à la tête de France Télévision.

 

J'attends l'élection de I², après cela va changer.

 

 

Commentaire de I² : Je suis content de savoir que tu as les moyens de payer la redevance annuelle, instituée à une époque où la télé était seulement publique et qui devait compenser l'interdiction de la pub, ami VCRM !

Souviens-toi (mais étais-tu né ?), nous avions droit à d'interminables « interludes », avec petit train et rébus.

 

La télé publique, c'est typiquement l'anachronisme du XXIème siècle, où il est si difficile de passer d'une économie « artificiellement soutenue » par le denier public, à une « économie libre » et de liberté programmatique...

« L'offre » a pourtant été libérée, au compte-goutte d'abord (La 5 et Canal +), puis la flopée de télé-privées et câblées, en passant par le satellite : Les prix auraient dû diminuer jusqu'à la rendre gratuite !

Eh bien pas du tout pour le « service public » audiovisuel !

C'est même l'inverse qui se passe, pour nourrir tous les fantasmes de « journaleux » et autres personnels qui se réclament de la « libre-opinion » mais exigent vertement la tutelle de l'État !

Un comble...

 

Un comble entretenu au nom de la « diversité culturelle » et des « programmes de qualité ».
Moi, j'adore : la télé publique, c'est là où on est le plus assommé par les pubs à tout bout de champ, des programmes soporifiques, de « l'autocensure » absurde (jusqu'à financer des séries qu'on ne diffusera jamais pour cause d'accent guadeloupéen trop prononcé... mais si !) qui n'a jamais trouvé son public et en plus, des météorologistes incapables de situer correctement la « Corsica Bella Tchi-tchi » sur une carte !

 

Pas de demande ?

Donc pas d'offre ou alors on se décide à jeter l'argent des Kontribuables par la fenêtre !

Comme on en n'a plus, l'équation est claire : toute tentative de sauvetage des compétences, talents et savoir-faire qui ne trouvent pas leur place ailleurs, n'est qu'une tentative de mainmise du « pouvoir », létale pour la liberté d'expression... et la diversité culturelle de « qualité » !

Ce n'est qu'un constat !

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M
Mais de rien. C'est bien naturel !
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I
Merci, mon "bon prince" !
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M
C'est toi le "Boss", c'est toi qui décide !
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I
Bé oui... et non Momo !L'ami Aetius, montre son incapacité à faire remonter l'audience et les "parts de marchés" (qu'il déteste) de la TV publique avec ses formidables programmes de haute qualité culturelle...Tellement haute, qu'elles n'ont jamais trouvé leur public, mais polluent leurs écrans avec de la pub de m... de mercantiles  "de boutiquier à l'esprit étroit" de "petit comptable dont la visière trop serrée empêcherait de réfléchir"....En fait, il réfléchit en se mirant lui même dans l'absconse pensée du refus du tout qu'on lui offre sans dépenser un rond (sur les télés privées), sans même, mais ce serait faire preuve d'intellectualisme parigot (honni cela va sans dire) d'un pluralisme de l'information.Faut dire qu'il y a peu d'information sur les télé privée du type FR1 et elle est univoque sur TF2, TF3, TF4, RFI ou Ô, je ne sais plus voire TF5...C'est sûr que le même message répété 5 fois, c'est de la pluralité.Mais il n'a pas osé aborder le sujet, se rendant compte vraisemblablement de l'outrecuidance de son raisonnement que de confondre qualité et quantité.De là à traiter VCRM de la sorte, je laisse ce dernier le soin de lui répondre... pour constater qu'il n'y prend même pas goût : c'est dire l'insipidité du ragoût servi !Par contre, là où je m'étonne c'est qu'il s'en prend avec une certaine lucidité à la télé de "maçons" conccurentielle...Ca fait bien 30 ans que les médias sont aux mains des loges. La presse écrite depuis la libération, le seul n'étant pas un "frère" étant le regretté Hersant... Mais il était entouré de frangins. Lui était ni israélite ni franc mac.Tous les autres, sont soit l'un soit l'autre, voire les deux et d'autant mieux dans la télé publique que dans des "télé libres" : Monsieur Aetius veut de l'information pluraliste : qu'il évite LCI et aille voir du côté de I-Télé (voire BFM, et encore : ces derniers sont aux mains des frangins du Monde avec une belle tête d'affiche, belle dans tous les sens du terme, à l'oeil à l'oreille et au neurone, Ruth El Krief, bretonne de souche naturellement....) Quand à l'indépendance de la presse écrite, elle n'existe plus qu'à l'AFP, pas beaucoup, mais quand même un peu.Pour le reste, c'est selon vos préférences personnelles.Et perso, je verse dans les Echos du matin, la presse économique : au moins pas de surprise !On sait pas avance que quand ils disent du bien de telle ou telle boîte, de tel ou tel patron, c'est que ça va mal.Alors quand c'est pour annoncer une catastrophe, on est sûr que c'est encore pire que ça !Donc on veille à ce que surtout on ne parle jamais de soi et on repère les boîtes qui ne font jamais parler d'elles, comme Air Liquide par exemple... Etonnant, personne n'en parlent jamais !IBM, idem ! Big blue décapitée par le PC et le Dos dans les années 80, on n'en parle plus, comme si ça n'avait jamais existé...Bref, se tenir informé, c'est lire entre le ligne et repérer les "absence".Mais il n'est pas allé jusqu'au bout, se rendant compte peut-être que VCRM est tout, peut-être, mais sûrement pas "étroit du bonnet".Et je lui rends grâce de partager de temps à autre ce qu'il sait du monde des gens et des choses jusqu'ici !
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M
Je suis outré !I², dès que tu rentres, raille donc Aetius !Entre les raisonnements parait-il étroit de VCRM "avec sa visière trop serrée" mais qui a le mérite de poser quelques vraies questions,Ton propre commentaire (j'aime bien l'affaire de la Corse qui flotte effectivement entre le duché de Nice et les îles au large de Rome), Aetius se comporte comme un trou d'uk !Ras le bol ! on peut s'exprimer, mais de là à dépasser les ligne jaune en permanence au nom de la défense des "sans talent" avec du fric durement racketé auprès de millions de gens, il y a comme le bon sens qu'on enterre un peu vite et qui, comme tu le dis parfois, doit faire des loopings dans son cercueil !Pour le reste, je reste contre la "totale mainmise" de l'Elysée sur la télé publique !Et l'affaire de la loi sur l'audiovisuelle qui laisse à l'appréciation quasi exclusive les nomminations et dmission ad nutum, avec juste l'obligation préalable de saisir l'opinion de la profession plus ou moins bien représentée par le CSA et autres conseils paritaires, pour ce qui est des nomminations, n'est pas pour me plaire.L'idée de supprimer la pub sur le deuze et la troize pour mieux les soumettre au pouvoir politique en place n'est pas non plus pour me plaire.Faire des cadeau à la une et canal récupérant ainsi la quasi totalité des budgets d'annonceurs, ça me gonfle.(Mais je fais confiance au marché : il y a plein de cha$ines fort interéssantes par ailleurs qui trouvent leur public et sont viables : elles tireront leur épingle du jeu et je suis près à parier que dans 10 ans, le PAF verra la 6 et d'autres venir tailler des croupière aux deux majors privés !).Personnellement, j'aurai déréglementé, supprimer la redevance et laisser se démerder les "pro du service public" sans la pognon du public, réélevé au rang de "consommateur roi", au lieu de l'assister encore un peu plus !Mais je ne suis pas encore dans ton gouvernement ! Et tu ne va pas prendre le pouvoir avant longtemps, ostracisé comme tu le seras par les "intellos des salons parisiens", ceux qui croient encore qu'ils font la pluie et le beau temps sur le PAF avec l'argent des autres !Vire le commentaire de Aetius : interdit lui "l'antenne".Avoir une opinion, ça ne veut pas dire avoir le droit "d'insulter autrui" !Qu'il sache ce que c'est que le service public en commençant par ici !
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