La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Pourquoi donc l'État a besoin de s'occuper de tout en économie et récolter des ennuis ?
La soi-disant rupture d'avec le « capitalisme » initié en 1981 avec des dégâts considérables à gérer (on y est encore en plein dedans) a laissé beaucoup de pollutions idéologiques.
Un des drames des hommes politiques, le drame de tout gouvernement, c'est qu'ils ne tiennent pas compte de la réalité, mais qu'ils veulent la changer. « Mythe-errant » s'est ainsi fait élire sur le slogan « changer la vie, changer la société », bref « refaire le monde »... ce qui revient le plus souvent à le défaire !
De plus ni la gauche ni la droite ne sont absolument pas confiants dans l'économie de marché.
D'innombrables sociétés de produits de consommations courantes ont été gérées par l'État avec les résultats « à la Tapie ». Ce que nos chers énarques arrivent, avec des raisonnements successifs et finesses de la langue française, à transformer en réussites...
Les américains aussi se mêlent de la gestion des sociétés, mais c'est fait avec un pragmatisme total sans aucune considération idéologique.
En 1978 Chrysler était mourant et le gouvernement fédéral a prêté 1,7 milliards de dollars intégralement remboursés 5 ans après avec les intérêts. Chez eux c'est l'accident, chez nous c'est la vocation mais construit sur le mensonge et l'incompétence.
Aujourd'hui, ils réitèrent le processus avec leurs banques, après l'avoir fait avec leurs compagnies d'assurance et d'épargne. On parle désormais de dizaines, voire de centaines de milliards de dollars, ce qui correspond à de « nationalisations » chez nous, prend l'allure de « plan de sauvetage » chez eux !
Tout un paradigme complètement différent dans son essence.
Demain, ils s'apprêtent à remettre la main à la planche à billet pour sauver les usines de Détroit...
Peut-être vont-ils même « réinventer » une structure de « defeasance » ad hoc « à la CDR » du Crédit Lyonnais, pour y cantonner les emprunts immobiliers après avoir jeté leurs électeurs de chez eux : ceux-là ne voteront de toute façon pas en Novembre prochain.
D'innombrables rapports, analyses, livres etc. font état de délabrement de l'économie française, mais faute de courage politique, rien ne change.
Et notre maladie et bien plus grave : Le pays et très fortement imprégné par la culture communiste, qui souvent prend d'autres habits, mais les idées sont toujours là avec leur conséquences néfastes.
L'empilage des structures administratives - communes, communautés des communes, départements, régions et État - en est un bon exemple.
Les collectivités territoriales ont doublé leurs effectifs en 10 ans. Tout le monde oublie que ce personnel est financé par l'impôt.
À Marseille la communauté urbaine de 28 communes emploie environ 4.000 personnes en grande partie fournies par la Mairie de Marseille, qui a remplacé environ 80 % de ses effectifs.
Pour quelle « plus-value » d'intelligence ?
Sur le plan économique c'est simplement criminel. Le département et la région PACA n'ont pas de leçons à donner, car ils ont fait la même erreur. Hélas, on trouve cette situation partout.
Bonjour la faillite qui se profile à l'horizon !
Cent trente régimes spéciaux de retraites, plusieurs centaines de milliers de logements de fonction, des allocations datant du régime de Vichy, un fouillis de primes et gratifications diverses, sans oublier la garantie de l'emploi à vie : jamais le statut des 5 millions d'agents de l'État et assimilés n'a paru aussi déconnecté de la vie économique réelle.
Dans ce Meccano complexe tout le monde se tient par la barbichette. Le beurre et l'argent du beurre, disent les méchants.
Cet avantage ne les incite en tout cas guère à promouvoir de grands changements, tout comme leur origine monolithique via la fameuse ENA, « machine autocentrée » destinée à fabriquer les élites administratives soucieuses de leur statut et prébendes, mais qui se croient très doués pour diriger des entreprises tellement elle se voit omnipotente.
Un détour par la « Promotion Titanic » devrait pourtant inciter à l'humilité quelques « grands serviteurs » de l'intérêt général bien compris...
Faut-il supprimer l'ENA - une véritable école soviétique, copie conforme de celles du Kominterm de la « belle époque », voire de celle de la CGT (que j'ai visité récemment à Saint-Rémy-lès-Chevreuse) - et ouvrir l'administration aux personnes venant du privé ? Peut-être que la consanguinité cérébrales sera éliminée.
Rappelons que parmi les présidents des banques françaises, le seul PDG qui n'est pas un énarque et ancien fonctionnaire et celui de Crédit Agricole. Édifiant, non ?
Comment éliminer « l'inculture économique » dont nous souffrons tant ?
En commençant par la révision des manuels économiques de l'Éducation Nationale nettement trop imprégnés par le marxisme.
En effet, « méfiez-vous du marché ! Celui-ci doit être encadré, surveillé, maîtrisé !!!! » Ceci est souligné d'innombrables fois. Dans les manuels économique de MIT (dont je suis modeste diplômé : C'est VCRM qui en cause) l'État français est appelé en français « état gendarme ».
C'est dire...
Les Français sont désorientés. Ils sont en crise morale et de là découlent les problèmes économiques et sociaux. Les Français ont perdu la foi ; ils ont perdu l'idée même de la foi et ne croyant plus en rien, ils sont prêts à croire en tout, même aux discours les plus fous.
C'est pourquoi on ne pourra jamais commencer un vrai travail de réforme si on ne restaure pas d'abord la confiance dans les esprits.
À vouloir édifier une société où nous n'avons plus qu'à nous soumettre à des décrets ministériels, à des directives de Bruxelles, à des réglementations administratives, à des injonctions gouvernementales, on construit une société inhumaine sous le prétexte de généraliser le principe de précaution, d'évacuer le risque, de nous soulager de notre, de nos responsabilités.
Plus besoin de choisir, l'État décide pour moi : il définit le programme officiel de l'éducation de mes enfants ou il gère ma retraite, il s'occupe de mon logement et me protège des étrangers (berk) !
Plus de responsabilité individuelle, plus de risque, l'État pilote, l'État régule le grand macrocosme social. Comme l'État imposera ses choix qui par nécessité ne peuvent pas plaire à tout le monde, il y aura toujours une majorité de mécontents pour critiquer toute décision étatique... mais la même majorité continuera d'en appeler encore et toujours à l'État au moindre « pêt de travers ».
Ce faisant, nous oublions une chose essentielle : la responsabilité et la liberté sont indissociables. L'une est la condition de l'autre. À chaque fois que vous voulez échapper à vos responsabilités dans un domaine précis, vous perdez votre liberté d'action dans ce même domaine.
À chaque fois que l'on transfère une compétence à l'État, on s'exonère du poids de la responsabilité... et on perd dans le même temps sa liberté.
Or, il est aussi dans la nature de l'intervention publique de se tromper. Les hommes politiques peuvent se tromper et ils se trompent - ils nous trompent - la plupart du temps. C'est pour cette raison fondamentale qu'il faut leur confier le moins de domaines d'action, qu'il faut absolument limiter leurs prérogatives et ne pas leur laisser la possibilité de se mêler de la gestion des sociétés privées et de ne pas gérer les sociétés opérants dans le monde concurrentiel.
La concurrence oblige les entreprises à tenir compte de la réalité, à admettre et corriger leurs erreurs. Les entreprises privées ne sont pas infaillibles mais, au moins, elles sont obligées de reconnaître leurs erreurs.
Pas l'État...
Cette obligation d'apprentissage du « privé » est le moteur de l'innovation, de la productivité et de la croissance économique.
C'est ce qui manque à l'État, omniscient, omnipotent et irresponsable qui n'a pas à en tenir pas compte.
On se moque des Américains parce qu'ils travaillent beaucoup et longtemps... mais c'est précisément pour cela que l'économie américaine est dynamique et puissante !
L'Argentine était il y a encore peu un « pays riche » au début du XXe siècle. Cuba, doté d'un climat propice à une agriculture féconde a aujourd'hui ses habitants qui ont faim. Pourtant Cuba avait un niveau de vie supérieur à l'Italie avant Castro.
L'Iran était sur la voie de la modernisation avant Khomeiny.
Plus proche de nous, les États-Unis subissaient un déclin évident dans la période Carter et l'État britannique était déclaré en cessation de paiement en 1977 !
Comparez enfin la France et l'Espagne d'il y a 25 ans et aujourd'hui !
La France est un pays riche mais elle est, depuis plusieurs décennies, sur une mauvaise pente. Nos dirigeants refusent de l'admettre - et la plupart des Français refusent de le croire -, s'en remettant sans cesse à notre grandeur et à notre puissance.
La France pourrait cependant ne plus être grande et puissante à force de vivre à crédit et de se braquer sur ses acquis ; à force de refuser la science et de rater systématiquement les révolutions technologiques et les transformations géopolitiques ; à force de « manger le capital » ; à force de faire fuir les volontés et d'attirer les assistés ; à force de perdre la boussole.
C'est pourquoi, avant de réformer l'État, il faudra « re-former » les esprits. Il faudra dire aux Français que c'est seulement par sa créativité, seulement par son travail et par ses valeurs d'accomplissement qu'il s'est librement donné, que l'homme cherche à s'arracher de son état de nature, augmentant sans cesse son niveau de vie et la qualité de sa vie.
Personne ne peut le faire à sa place. Surtout pas l'État ; surtout pas le gouvernement.
La France n'est menacée ni par la mondialisation, ni par la concurrence des pays à bas salaires, ni par la puissance américaine, ni par les firmes multinationales, ni par les extra-terrestres.
Non, la France se fait du mal elle-même en s'imposant les coûts, les absurdités et le fardeau d'une idée qui ne fonctionne pas et qui n'a jamais fonctionné, refusant de voir la réalité en face, coûte que coûte, parce qu'elle est contraire au « dogme ambiant » dont on retrouve les fondements jusque dans les livres scolaires.
Il faut rappeler des vérités simples mais fondamentales, qui ont fait l'objet d'une véritable persécution intellectuelle.
Elles furent brillamment exposées par des économistes français au XIXe siècles comme Frédéric Bastiat ou Gustave De Molinari qui furent tant diabolisés en France car on préfèrait écouter Marx, Keynes ... et José Bové.
C'est sur l'illusion de la troisième voie que se décline le refrain de « l'exception française ».
Elle consiste à penser que l'État doit réglementer toutes les activités humaines, de l'agriculture à l'éducation, la santé, la culture, la justice, la recherche, la famille, etc., sans voir que c'est précisément la réglementation qui finit par détruire l'économie car elle appelle le constructivisme.
L'économie est d'abord basée sur des choix... non sur des décrets ! L'histoire du XXe siècle nous rappelle que tous les pays qui ont voulu explorer une alternative à l'économie de libre-concurrence ont échoué sans aucune exception.
Pourtant, à entendre la rue, il existerait un trésor caché, une pierre philosophale, une baguette magique que sais-je, le Père Noël. Non, c'est l'État ! Tout le monde se tourne vers l'État : les médecins, les pêcheurs, les routiers les infirmières, les intermittents du spectacle (qui sont devenus les permanents de la contestation), les enseignants, les étudiants, les parents !
L'État doit s'occuper de ceci, c'est si important ; l'État doit s'occuper de cela, c'est si crucial pour l'avenir.
Mais la morale et la science économique exigent de dire exactement le contraire : si c'est si important, si c'est si crucial pour l'avenir, pour votre avenir, alors vous devez vous en occupez vous-même.
Au mieux, l'État le fera plus mal que vous.
Au pire, l'État ne le fera même pas ! Croyez-vous vraiment que la sécurité sociale pourra me payez ma retraite dans 20 ans ? Ne prenons qu'un seul exemple. L'État français a monopolisé la recherche, se présentant comme « l'observateur du long terme ». « Vous comprenez, disent les hommes de l'État, les entreprises sont trop bêtes, elles ne se préoccupent que du profit immédiat ».
L'État français s'est chargé de la prospective technologique et de la science fondamentale.
Résultat : nous avons raté toutes les révolutions technologiques et nous perdons pied dans la science !
On ne peut que constater aujourd'hui le grand décalage qui existe entre l'opinion française et la culture de l'économie de marché. Et l'état en profite, mais cela ne durera pas car la faillite remettra les pendules à l'heure. Elle arrive. Patience, encore maximum dix ans.
VCRM
PS : Chers lecteurs,
Ce morceau de bravoure de VCRM date de fin juillet.
J'y ai rajouté quelques codicilles afin d'en améliorer la lecture (mais bon, avec mon manque de talent habituel, n'est-ce pas...).
Aujourd'hui, je regrette ce retard. Vous imaginez pour quelle raison bien actuelle...
Néanmoins, dans le futur Gouvernement de la « Gaule que j'aime tant », quand vous m'aurez toutes et tous portés unanimes à l'Élysée pour y picoler le cave dans une reconnaissance éternelle à votre « bravitude », je nous nommerai bien VCRM administrateur (vous savez qu'avec moi, il n'y aura pas de ministre, mais des « administrateurs de la chose publique ») de l'éducation de la jeunesse, de la formation à l'Intelligence des moins jeunes et de la recherche scientifique et universitaire.
Avec une mission claire : redonner du souffle à ces populations en désespérance de ne faire que geindre sans comprendre les « pourquoi des comment » !
Même qu'il serait plus que largement temps d'y songer...
À vos avis !
C'est sérieux.
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