La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Encore une « exception culturelle » gauloise !
C'est un « truc » que j'ai bien du mal à comprendre : Quand un Pape (de chez les « papistes », romains et apostoliques) se promène sur notre territoire, en plein fête de l'Huma ou non, c'est immédiatement une levée de boucliers de toute la « pensée avancée » du « bon peuple » de Gaule (et de « gauche laïque ») !
À croire qu'il s'agit-là d'un réflexe pavlovien primaire et viscéral, inscrit depuis des générations de sélection darwinienne dans le neurone de très nombreux d'entre-nous !
Ce qui en dit long à la fois sur le niveau d'intelligence desdits neurones enfin libérés du « prêt-à-penser » recuits à la fournaise du libre-arbitre et du règne de la Raison, et sur le degré de « tolérance avancée » atteint par ceux-là... eux les porteurs de « toutes les libertés » !
Ça ne loupe pas : on m'en balance les positions de l'Église sur l'avortement, le divorce, et la proscription du port de la capote dans des rapports sexuels débridés. Et sur un ton docte au vocable des « grandes Vérités » sur la condition humaine... tout « sachants » agnostiques, athées et apostats mélangés (les mieux placés pour me donner des leçons de « catéchèse appliquée », peut-être ?)
C'est systématique !
Alors quand en plus, ce pape là « tout neuf » ou presque a eu la charge de diriger « l'Opus Dei » dans son passé de « pasteur des âmes » et qu'il est allemand, on s'en donne à cœur-joie sur « l'idéologie christianitique » qu'il est censé véhiculer, assimilant vite-fait son rapprochement envers les « intégristes » (et leur messe en Latin) à une hérésie totalitaire, mais en n'insistant pas trop sur son ouverture vers les autres religions monothéistes « révélées », celles du Livre !
Je reste un grand tolérant et je veux bien tout entendre et en débattre. Mais j'avoue étouffer un grand fou-rire naissant quand je constate que les mêmes « anticléricaux » viennent m'escagasser quand c'est Bouddha soi-même qui se promène sur le même territoire, à rappeler le ban et l'arrière-ban des « VIP branchés » et autres « bobos », quand il s'agit d'inaugurer un lieu de culte, toute séparation de l'Église et de l'État bue sans aucune once de honte, dans la promotion vitupérante d'un « dogme » de l'harmonie dont on sait qu'il n'est que « philosophie » du bien « vivre philosophale » !
Car pour faire « bon poids », personne n'est venu emmer... Bouddha sur port de la capote, du divorce et de l'avortement... naturellement !
Quand on ne veut pas entendre la réponse, effectivement, il vaut mieux ne pas poser la question !
Mais pourquoi la poser à l'un et pas à l'autre, ça je ne comprends pas !
Ça n'a rien à voir, me répond-on !
Bien évidement... que suis-je kon !
Revenons au tréfonds des arguties proposées : « Je suis contre le pape car interdire le port de la capote tue des millions de gens en Afrique (et ailleurs) ! ».
T'as pas bien lu, mecqueton : il dit « abstinence sexuelle hors le mariage ! ». Bon, c'est son « truc » qu'il tire tout droit des textes bibliques hébraïques communs aux trois grandes religions monothéistes et révélées.
S'il disait le contraire, ce serait un peu comme si un flic te racontait que la vitesse est obligatoirement limitée à 130 sur les autoroutes et par beau temps, mais vas-y, tu peux rouler vachement plus vite si ça te chante. D'ailleurs, je t'encourage !
Bref, discours pas à sa place...
De toute façon, il n'encourage ni n'interdit l'usage de la capote : ce n'est pas marqué dans le Livre !
De là à lui imputer « les millions de morts du sida »... y'a de la marge !
Et pourquoi pas la trisomie, tant qu'on y est ?
Le divorce ? Bé oui, le mariage est un sacrement, le seul que deux « chrétiens » peuvent se donner mutuellement d'ailleurs (même hors la présence d'un « cureton patenté »).
Et jusque-là, le sacré, bé c'est sacré, justement : on n'y touche pas !
Nulle part et dans aucune religion.
Ce qui n'empêche pas de voir son contraire (le divorce) fleurir sur tous les continents. Et ça gêne quoi au juste ?
Quand même pas banal de vouloir le beurre (le « sacrement » du mariage) et d'exiger aussi l'argent du beurre, divorcer (le droit canon [c'est une tautologie en soi !] entend bien l'abandon du conjoint) pour commettre le péché d'adultère (c'est le 6ème des 10 commandements de chez les chrétiens)... Et pourquoi pas un nouveau « mariage sacré » et religieux, tant qu'on y est ?
Pour ça, il faut attendre que l'un des conjoints soit rappelé à Dieu, comme disait encore un « cureton » à ma cousine, celle qui consomme les hommes plus vite que son ombre...
Ou se convertir à l'Islam.
Quant au mariage civil... euh ! Rien à voir : circulez !
L'avortement ! Bé là encore, si personne n'explique que la vie, c'est « sacré », même celle d'un fœtus, on peut effectivement « rattraper » l'oubli à n'importe quel moment !
Après tout, les humains ont tous eu l'aspect du fœtus un temps : c'est juste une question d'époque.
J'entends, tant qu'on y est, le 5ème commandement s'impose-t-il à tous, sauf en cas « d'épuration ethnique » (spécialité orthodoxe), antisémite (spécialité moyenne-orientale et huguenote) ou toutes autres circonstances en justifiant ? [1]
Ce serait un peu comme ce flic sur le bord de l'autoroute qui vous encouragerait à « faire fumer l'asphalte », au risque de ne pas tuer que des lapins, mais de dégager le chemin de toute « viande à pneu » gênante pour l'écoulement du trafic !
De toute façon, ce « dogme » n'a jamais empêché l'avortement (légalisé ou non, ici et ailleurs, maintenant et dans le passé), qui souvent se justifie largement, même à mes yeux de « papiste avéré ».
Et pourquoi ? Parce qu'il est des situations, dramatiques ou tragiques, où il en va de la santé, mentale ou physique, de l'enfant à naître ou de la mère, de sa famille et autres proches, qui l'impose, bien évidement !
Le nier serait folie.
Et d'ailleurs le « dogme papiste » en la circonstance, reste le « canon », largement mâtiné de liberté divine de chacun : « fais selon ta conscience ! »
Ça, c'est la vraie règle, celle qui surpasse tous les autres dogmes.
Simplement, l'avortement, ce n'est pas une méthode contraceptive acceptable, même de « confort », surtout au XXI° siècle...
La science a quand même fait quelques progrès depuis l'âge du Livre.
Quant à « l'Opus Dei » et aux origines teutonnes de « B16 », c'est le siège de tous les fantasmes des ignorants. « L'Opus Dei » prosélyte : c'est son objet social dans une société mondialisée où les vocations de missionnaire se font rares, sauf chez les presbytériens (encore des « hérétiques »), les mahométans radicaux et les scientologues !
Il était urgent d'allumer des contre-feux...
Que son avant-dernier responsable soit en plus « teuton » de naissance, dans une terre dominée par d'autres « hérétiques » qualifiés de « huguenots » de ma part, ce n'est pas plus mal : au moins il connaît la difficulté !
En bref, faut-il être mutilé du rachis pour avoir de tels dires « anticléricaux », balancés avec hargne et presque haine, alors même qu'on ne sait pas de quoi on parle ?
Le plus important n'est-il pas de défendre la laïcité et le principe de neutralité, issu lui-même de celui « d'égalité » de notre République (ou de ce qu'il en reste) ?
Qu'un « B16 » vienne nous raconter la « belle histoire », dans son optique de réunification des trois religions monothéistes en cours, là sous nos yeux, et initiée par « JP2 », bé ma foi, je trouve l'initiative « osée » et « intéressante ».
Surtout si ça commence par ramener au troupeau les brebis égarées : c'est bien dans son rôle et on ne peut pas le lui reprocher.
Qu'on y adhère ou non, c'est une autre histoire.
Mais il serait temps que les « tenants de la laïcité » commencent par grandir dans leur tête !
Et là, manifestement, il y a encore du boulot.
[1]« Les camps » et « la solution finale », c'est quand même une invention de calvinistes ou de luthériens...