La seule question à laquelle personne ne sait répondre reste : la place de l'Etat. Quel est son rôle ultime ? Le reste n'est alors que dérives quotidiennes pour soi-disant, le "bonheur des autres" avec "le pognon des autres". Bonne lecture
Mais ça ne se voit pas z'encore !
Bernard Gaudillère, le nouvel adjoint aux finances, nous l'a dit le 10 juin dernier, dressant un tableau rassurant des finances parisiennes tout en annonçant une hausse des taux d'imposition dont il n'a pas précisé le montant, indiquant simplement qu'elle serait « raisonnable ».
En 2001, « De-la-nuée » avait bénéficié de deux énormes atouts dont il a disposé à sa guise pour mieux les dilapider.
1 - La situation avait été laissée saine par son prédécesseur, ce dont le « cousin Jean » n'a guère été remercié alors qu'il a passé sa mandature raccourcie à colmater les brèches laissées ouvertes par son propre prédécesseur : La dette de la ville avait été réduite de moitié sous Tiberi et ne s'élevait qu'à environ 1 milliard d'euros en 2001.
Fin 2007, grâce à la bonne gestion du « manager en progrès social », elle atteignait 2,1 milliards. Un doublement en 6 ans donc.
Hélas, ça ne fait que commencer.
2 - Car cet endettement galopant a été freiné par un second atout, une véritable manne inespérée : la hausse des droits de mutation liée à la spéculation immobilière.
Le montant desdits droits est en effet passé de 484 millions d'euros en 2004 à 947 millions en 2007, selon les chiffres fournis par la mairie.
La « gauche éclairée » ne s'en est jamais vantée mais, l'année dernière, tous les records en la matière ont été battus, les recettes dépassant de près de 100 millions d'euros les prévisions les plus folles : Quand la « gauche bobo », celle au « caviar » dégoulinant et au Velsatis spécule sur les « gogos », la recette est bonne !
Or, il faut désormais se préparer non seulement à un tassement dû au ralentissement du marché immobilier, notamment du volume des transactions.
Ce sont chaque année 300 millions d'euros qui vont faire défaut à la ville par rapport à la mandature précédente.
Sur 6 ans, de ce simple fait, la dette pourrait à nouveau doubler.
D'ailleurs, pour y faire face, le Conseil de Paris a voté comme un seul homme une autorisation d'emprunt de 788 millions d'euros pour 2008. Cette somme représente 30 % de hausse de l'encours d'une seule année.
Si l'on compare le niveau de la dette en 2002 (1.089 millions d'euros), à celui qu'on pourrait atteindre fin 2008 (2.633 millions), la hausse atteint déjà 241 %.
Pour éviter cela, il n'y a guère que deux solutions :
Par malchance, l'objectif du bonhomme n'est guère l'intérêt des parisiens, voire seulement de ses électeurs à lui-même : il doit impérativement se faire passer à la fois pour « un bon gestionnaire » et un politicien courageux « qui dit la vérité », pour avoir quelques espérance à une vie politique nationale. Il sera donc tenté d'augmenter les impôts modérément, espérons-nous.
Il jouera comme à l'accoutumée sur le thème de « la sincérité » sans indisposer véritablement le contribuable pour nous faire gober l'essentiel de sa piqûre !
Ce qui sera sans doute insuffisant pour freiner l'endettement.
Le moins qu'on puisse dire est qu'on n'en prend pas vraiment le chemin :
Après avoir gaspillé des centaines de millions d'euros dans les aménagements de voirie censés réduire la pollution et les embouteillages (ce qui n'a fait que les augmenter « toutes choses égales par ailleurs » : Moins 30 % de polluants émis, là où les constructeurs en revendiquent moins 50 % ! La différence, + 20, est bien dans les embouteillages) « De-la-Nuée » a pris de nouveaux engagements dont les coûts réels sont loin d'être maîtrisés !
Le prolongement du tramway des Maréchaux, s'arrêtera certes à la porte de Bagnolet - avec rupture de charge absurde à la porte d'Ivry - au lieu d'aller jusqu'à la porte de la Chapelle : bien trop coûtatif !
Hors de portée, même pour la région et l'État !
À se demander même si la RATP en a vraiment besoin...
La Canopée des Halles, véritables puits sans fond est toujours sur les rails... c'est le cas de le dire, sans qu'on sache vraiment sur quoi la poser durablement, tellement les tréfonds sont faits de tunnels du RER, de plusieurs lignes de métro et « autres trous » à combler !
Car, partout dans Paris et ses arrondissements « ayant voté à gauche », le robinet s'ouvre. Sur le seul Xème arrondissement, le cumul d'équipements de moyenne importance comme le cinéma Louxor, le Balcon Vert et le Point éphémère coûtera une fortune, en investissement puis en fonctionnement.
Par contre, interdiction d'ouvrir des crèches, par exemple, rive « gauche », sauf du côté des anciens grands moulins, ni dans les quartiers « bourges », sauf sur la ZAC Batignolles !
Les vélib' dont on célèbre l'aspect visionnaire, relève 200.000 abonnés... seulement, pour 10 millions de trajet tous les jours à « Paris intra muros », soit à peine 2 millions d'utilisations sur une année (5 pour 100.000) et déjà 500.000 passages en réparation (à 45 minutes le bout, ça en fait du boulot aux « TUC », « TIG » et autres sous-prolétaires à « JCDecaux »), pour un parc estimé à 30 % en indisponibilité permanente...
Et Dassault qui se mêle de vouloir nous faire des voitures électriques à louer au pied des immeubles : Je vais pouvoir me promener où, au juste, quand tous les trottoirs seront transformés en place de parking ?
La mairie prévoie de financer 40.000 logements sociaux sur 6 ans. Or, le coût des 6.163 acquis en 2007 a été de 480 millions d'euros. Ce qui permet d'estimer à 3.115 millions d'euros minimum pour la mandature à venir, rien que pour ce type de dépenses.
Et ce n'est pas le programme des tours à plus de 37 mètres de hauts qui vont diminuer l'ardoise, d'autant que la « grande hauteur » pose d'autres problèmes insolubles que leur seul financement « écologique et durable », que même le « grand Le Corbusier » n'a pas su résoudre, au point que les « barres » le copiant destinées à durer une vie entière, sont régulièrement réduites en tas de gravas partout en banlieue : il doit bien y avoir une raison...
Mais ce n'est pas tout !
Le problème est encore plus grand pour les crédits de fonctionnement, notamment les frais de personnel, qui augmentent chaque année d'au moins 4 % et ont même frôlé les 5 % de hausse en 2007.
Le nombre total « d'agents de la ville » est passé de 43.000 à près de 50.000 depuis 2001 (2 % l'an en effectif).
Car, en droit public, les collectivités locales ne peuvent voter de budget de fonctionnement en déséquilibre et ne peuvent pas financer leurs dépenses de fonctionnement par la dette. Sauf à traficoter les comptes et à faire passer le fonctionnement pour de l'investissement.
Ça, je sais faire mieux que lui !
Et en plus, ça ne se voit pas, avec moi...
L'heure de la vérité financière va donc sonner avec son « effet de ciseaux », entre des dépenses en croissance rapide et des recettes qui se tassent.
Si on voulait stabiliser l'endettement de la ville à son niveau actuel et faire face aux dépenses prévisibles, c'est en réalité une hausse des taux d'imposition à deux chiffres et sur plusieurs années qui serait nécessaire.
Au successeur putatif de « De-la-nuée » d'en faire les frais, ce qui assurera une alternance quasi-obligée en 2020 !
Gestion politique à long terme ? Et moi qui raille volontiers la « courte vue » du personnel politique de mon pays...
Ignoble que je suis !
Après moi le déluge : « Si on n'est pas content, j'm'en retour au Maroc ! » semble ressasser Monsieur notre Maire (qui rêve peut-être d'être Vénéré aussi bien que l'Autre !)
Et c'est cet homme-là qui se voit en présidentiable ?
Personnellement, c'est à m'en faire frémir...
Déjà qu'avec « Bling-bling » on n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs, l'alternance ne va pas être facile !
C'est quand même marrant, tous ces gens qui claquent le pognon d'autrui, celui-là même qu'ils n'ont pas encore gagné et ne gagneront peut-être jamais : ils ne vivent jamais que pour ça, sans s'occuper des gens qu'ils foutent ainsi dans la m...
J'envie presque Inco, qui a décidé d'aller planter ses choux de l'autre côté du périph' !